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Protection

Chanee : un Français chez les Gibbons

L'association Kalaweit fait partie de la vingtaine d'associations étrangères auxquelles la Fondation 30 Millions d'Amis apporte réguilièrement son aide. Développée il y a 11 ans, Kalaweit veille à la préservation des Gibbons en Indonésie.

L'association Kalaweit fait partie de la vingtaine d'associations étrangères auxquelles la Fondation 30 Millions d'Amis apporte régulièrement son aide. Développée il y a 11 ans, Kalaweit veille à la préservation des Gibbons en Indonésie.


Aurélien avec l'un de ses premiers protégés

Kalaweit, c'est avant tout l'aventure d'un gamin de 15 ans passionné par une espèce de singes en particulier : les gibbons. Ces petits singes de couleur fauve, à masque noir et gantés de blanc qui vivent au fin fond des forêts tropicales d'Indonésie. Quand Aurélien Brulé les rencontre pour la première fois, dans un zoo varois, il n'a que 12 ans. Le coup de foudre est immédiat. Pendant trois ans, il va les observer. Mercredis, jours fériés et vacances incluses... Il apprend leur langage, leurs mimiques, chacun de leurs gestes. Repère les dominants, les dominés, découvre leur famille et finit par en devenir un membre à part entière.

A l'époque, on ne trouve pas beaucoup d'informations sur les gibbons. Aurélien décide donc de poser par écrit ses découvertes à lui, l'équivalent de trois années d'observation. Les éditions du Midi lui proposent d'en faire un livre : "Le gibbon à mains blanches". Inutile de préciser qu'un ado de 15 ans fasciné par les gibbons, et capable d'en comprendre le moindre comportement pour en faire un ouvrage de référence, intrigue. Les médias ont tôt fait de se pencher sur le cas d'Aurélien et de le faire parler de sa passion et de son rêve : "voir les gibbons en vrai".


Aurélien lors du sauvetage d'un loris

C'est Muriel Robin, marraine de son association, qui lui permettra de partir en Indonésie vivre son rêve. Mais une fois arrivé là-bas, Aurélien découvre une réalité bien différente de celle qu'il avait imaginée. Les gibbons sont bel et bien là, mais ils ne vivent que derrière les grillages des parcs nationaux ou servent d'animaux domestiques. Les gibbons sauvages n'existent plus que sur le papier, leur habitat naturel, la forêt tropicale, étant systématiquement détruite.

Cette première rencontre in situ va marquer Aurélien au point que, de retour en France et une fois son bac passé, il n'a qu'une idée en tête : repartir les sauver. Rien ne fait peur au jeune homme de 18 ans qui monte l'association Kalaweit dans la foulée et fait sa valise pour l'Indonésie avec la ferme intention d'obtenir du gouvernement la possibilité de créer un centre de réhabilitation.

Sous les chaleurs et les pluies tropicales, le temps passe lentement. Les paysages se découpent en trois couleurs : le rouge de la latérite, le vert luxuriant de la végétation et le gris d'un ciel toujours chargé. Parfois, le rouge éclabousse le vert au moment de la mousson. Aurélien ne demande rien, vit de peu et s'acclimate : "Je vivais dans les bidonvilles de Djakarta, et je passais mon temps à essayer d'obtenir des rendez-vous et des autorisations du gouvernement, pour qui le sort des gibbons était loin d'être une priorité !" Il en faut plus pour le décourager. Après 10 mois d'âpres négociations, Aurélien peut s'installer dans un parc national de l'île de Bornéo.

Le "Centre" n'est qu'une cabane au milieu des bois. Les premiers singes arrivent déjà. Ils sont trois. Ce sont des animaux confisqués par la police à des particuliers qui les gardent dans des conditions épouvantables. C'est là que le bât blesse : "Je comprends vite que si les gibbons sont récupérés d'autorité par la police, mon projet n'aura jamais le soutien de la population locale et je ne pourrai rien faire si je me mets tout le monde à dos".

Sans jamais reprocher ses actions à la police, Aurélien réfléchit à la manière dont il va pouvoir diffuser son message de protection des gibbons au plus grand nombre. L'idée d'une station de radio germe dans son esprit. Kalaweit.fm prend vie. Il ne s'agit pas d'abreuver la population locale avec des informations continues sur le sort des espèces en voie de disparition, mais plutôt d'une chaîne musicale ponctuée de messages brefs et efficaces sur la captivité des animaux sauvages. Et ça marche ! Les singes arrivent chaque jour plus nombreux.

Aurélien, l'homme aux singes, que les habitants de Bornéo ont baptisé Chanee ("singe", en indonésien), recueille de plus en plus de pensionnaires jusqu'à ce qu'un jour, les autorités indonésiennes lui demandent de prendre en charge des gibbons... à Sumatra !


Toujours en bonne compagnie !

Aujourd'hui, Aurélien a 29 ans et ses deux refuges accueillent plus de 300 singes. Plus d'une cinquantaine de personnes travaillent avec l'association. Une école, l'Ecole pour la Nature chargée de scolariser 30 écoliers, a aussi été créée.

Pourtant, il y a quelques mois, Aurélien était à deux doigts de jeter l'éponge. Le principal bailleur de fond de Kalaweit, une association d'aide à la protection animale suisse, mettait la clef sous la porte. La Fondation 30 Millions d'Amis, déjà présente depuis plusieurs années aux côtés du jeune homme lui a apporté un coup de pouce depuis 2005 et plus substantiel au mois d'octobre.


Opération orang-outang

Aurélien a donc repris du poil de la bête et continue à diffuser son message : "Je dois aussi faire appel aux particuliers ! Si seulement 3500 personnes me donnaient 5 euros par mois, nous pourrions réaliser tous nos projets..." Et délivrer les 6000 gibbons qui attendent de pouvoir s'ébattre en totale liberté.

Commenter

  1. suchi-mitsi 03/07/2009 à 10:31:30

    J'ai vu l'émission hier elle été superbe!

    C'est horrible,les gens pense que les gibbons sont des animaux domestiques,alors ils les laissent seuls enfermés dans une cage.

    Mais heuresement que Aurélien est la,lui au moint sauve ces pauvres animaux!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    C'est du bon travail!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. gamin51 20/12/2008 à 18:59:12

    Il nous faudrait des milliers de jeunes comme Aurélien, pour sauver les milliers d' espéces en voie d' extinction; d' autant plus que certains humains ne pensent qu à les détruire pour leurs profits.

    Bon courage Aurélien!

     

  3. chypie2B 07/12/2008 à 09:54:53

    C'est un travail super mais qui demande travail, courage, patience et surtout passion!Bravo à lui!