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Protection

4 idées originales pour préserver les animaux sur les routes

Des panneaux lumineux, passages à faune et autres solutions originales peuvent être mises en place pour réduire le risque de collision routière avec des animaux sauvages. ©AdobeStock

Chaque année, des millions d’animaux sont tués sur les routes. Biches, renards, hérissons, lièvres ou amphibiens périssent sous les roues des automobiles. 30millionsdamis.fr revient sur les solutions les plus originales mises en place pour éviter ces hécatombes.

194 millions d’oiseaux et 29 millions de mammifères succombent sous les roues des véhicules chaque année en Europe (Frontiers in Ecology and Environment). Pour limiter ces collisions routières, des passages à faune et panneaux de signalisation ont été créés. A leurs côtés, d’autres solutions plus novatrices et moins connues sont expérimentées pour sauver ces vies animales.

Ecuroducs

Outre les écoponts – passerelles – et écoducs – tunnels –, d’autres agencements plus « artisanaux » survolent certaines routes. Parmi eux, les écuroducs ! Pour permettre aux écureuils de se déplacer en toute sécurité, des associations – à l’instar de Cohab ou SOS écureuil roux & espèces sauvages – ont déployé dans certains départements des passerelles aériennes, à l’aide d’une simple corde enduite d’huile de noix et tendue entre deux arbres, à plusieurs mètres de hauteur !

Les écuroducs permettent aux écureuils de se déplacer en toute sécurité. ©DR

Détecteurs infrarouges

Certaines collectivités ont fait le choix d’autres dispositifs ingénieux fondés sur la technologie infrarouge. Par exemple, des départements – à l’instar de l’Isère et la Meurthe-et-Moselle – ont installé des détecteurs de faune sur certaines de leurs routes départementales. Leurs capteurs infrarouges détectent toute présence animale aux abords de la chaussée et déclenchent l’affichage d’un message électronique sur un panneau lumineux pour inciter les automobilistes à ralentir.

Itinéraires alternatifs 

Entre décembre et mars, des milliers de grenouilles, tritons crapauds et salamandres traversent les routes pour rejoindre leurs habitats de reproduction… aux périls de leur vie. Pour les protéger, la ville de Lamballe (Côtes-d’Armor) a eu l’idée, en décembre 2021, de fermer définitivement la portion d’une route départementale. Une première en France ! Cette décision radicale a été adoptée après l’échec des solutions mises en place depuis 2016, à savoir l’instauration de crapaudromes et la fermeture temporaire de ladite route.

« On a parfois fait des routes à des endroits où il ne fallait pas, sans prendre en compte la biodiversité et leur habitat naturel, confie Jérémy Allain, conseiller municipal de Lamballe au micro de France Info. Aujourd’hui, avec cet exemple, on espère montrer la voie de la préservation de la biodiversité à l’échelle nationale ».

29 millions de mammifères succombent sous les roues des véhicules chaque année en Europe. ©AdobeStock

Applications mobiles

Autre solution peu commune : une appli smartphone ! Développée en concertation avec Picardie Nature et le Groupe Mammalogique Breton, elle permet d’identifier les lieux et espèces rencontrées et les contextes locaux (paysage, activités, rupture de corridors…). Les données récoltées dressent un état des lieux qui doit permettre, selon le GMN, « d’apporter des solutions techniques d’aménagement pour préserver les individus et, à travers eux, les espèces ». Les observations peuvent également être saisies en ligne sur Internet ou communiquées par voie postale.

Des solutions indispensables pour sauver des vies, mais aussi plus indirectement, pour favoriser les reproductions et préserver la viabilité génétique des espèces, alors que l’urbanisation croissante fragmente les habitats et éloigne les individus les uns des autres. « Les routes contribuent à la fragmentation des populations animales, laquelle constitue l'une des causes d'extinction des espèces », confirme Fabien Paquier, chargé de mission à l'Office français de la biodiversité (L’Express). 

Et si une collision avec un animal devait survenir malgré ces précautions, il importe d’alerter immédiatement un vétérinaire ou la Police qui vous indiquera le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche pour y emmener l’animal blessé. Car « en cas de collision, les animaux ne peuvent se rétablir seuls, ils ont besoin de soins », alerte Aurélie Gontier, la Présidente du refuge SOS faune sauvage.

Commenter

  1. phoenix35 25/02/2022 à 16:48:33

    Très bonne idée ce dispositif de détection et d'alerte utilisant des capteurs infrarouges !

  2. nous pour eux 23/02/2022 à 13:19:17

     

    Et oui Bvill ci-dessous à tout dit, tout le monde ce fiche de tout ! Et combien d'animaux succombent ainsi en souffrance Dans quel monde vivons-nous.....

  3. Fouez 23/02/2022 à 10:57:33

    Il y a ceux qui essaie de préserver la biodiversité par différentes actions et ceux qui la détruisent.... bravo et merci aux premiers.

  4. bvill 09/02/2022 à 16:56:21

    Prévenir la police.... J"ai malheureusement percuté la semaine dernière, sur une route du Gers, tard le soir, un chevreuil qui s"était précitité sur ma route. Je n'avais pas pu l'éviter. La pauvre bête avait été projetée dans le fossé. Je m"étais bien sûr arrété et cherchais à lui venir en aide. Impossible de la sortir de là, malgrè son regard implorant... Je m'arrétais donc à la gendarmerie voisine, et je fus mis en relation téléphonique avc un standard qui me promis de me rappeler, une fois que je lui eu exposé le problème. Une heure plus tard, toujours rien. Je me rends le lendemain sur les lieux, pour voir si quelque chose avait été fait. La pauvre bête était morte dans son fossé, et personne ne lui était venu en aide. Je téléphonais à la gendarmerie, et il me fut répondu que dans ces cas là, s'il le pouvaient, les gendarmes prévenait une association de chasseurs du coin, qui se chargait de tuer l'animal et de le dépecer. Si cette mésaventure vous arrive, débrouillez vous tout seul. Gardez vous donc de la police...