Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Actualités

En Europe, le nombre d'habitats naturels en mauvais état dépasse les 80 %

Des espèces familières, comme l'alouette des champs, et des paysages ordinaires, à l'instar des plaines de bruyères, sont en déclin sur tout le continent européen. ©Ivan Talboys /Flickr

(Avec AFP) - Avec plus de 80 % des habitats naturels en mauvais état à travers son territoire, l'Union européenne doit mieux préserver sa nature dont la dégradation a des effets sur le bien-être des populations, prévient un rapport de l'Agence européenne de l'Environnement (AEE).

Ce chiffre témoigne d'une aggravation de la situation : entre 2007 et 2012, 77 % des habitats naturels étaient en situation dite "défavorable", contre 81 % pour la dernière période analysée (2013-2018).

Moins de la moitié des oiseaux ont un statut de conservation jugé "bon"

"Nous avons clairement besoin d'une remise à flot à grande échelle en Europe", a déclaré à la presse Carlos Romao, un des auteurs du rapport et expert auprès de l'AEE (19/10/2020). "C'est une nécessité non seulement pour la biodiversité mais aussi pour le programme de lutte contre le changement climatique".

Moins de la moitié des oiseaux (47 %) ont un statut de conservation qualifié de "bon" - 5 points de moins que lors de la précédente étude entre 2007-2012. Des espèces familières, comme l'alouette des champs, et des paysages ordinaires, à l'instar des plaines de bruyères, sont en déclin sur tout le continent.

Les habitats des pollinisateurs, encore plus dégradés...

Les menaces auxquelles la nature est confrontée sont multiples : agriculture intensive, urbanisation - couplée aux activités touristiques et de loisirs -, exploitation non durable des forêts, pollution... Par exemple, les engrais ont un effet néfaste sur les petits mamifères comme les écureuils ou les hamsters.

D'autres défis émergent, au premier rang desquels le changement climatique qui provoque des sécheresses. En tout, sur les six années (2013-2018) concernées par le rapport, l'AEE a repertorié 67.000 activités humaines responsables de la dégradation de la nature au sein des 28 pays de l'UE (Royaume-Uni inclus).

Source supplémentaire d'inquiétude, les habitats importants pour les pollinisateurs, primordiaux pour notre biodiversité, ont un statut de conservation plus dégradé que les autres, relève le rapport.

... mais les efforts de préservation portent leurs fruits

Le tableau n'est pas tout noir. Le statut de conservation des espèces animales est jugé bon pour 27 % d'entre elles, un chiffre peu élevé mais en amélioration de 4 points par rapport à la période précédente. Autre point positif, les efforts de préservation paient : les sites naturels couverts par le réseau Natura 2000 de l'UE sont mieux conservés que les autres habitats, assure l'AEE.

Ces zones couvrent 18 % de terres (stable par rapport à 2012) et 10 % (+4 points) des mers au sein de l'UE. L'ONG environnementale Noah, membre de l'organisation "Les amis de la Terre", a demandé début octobre de porter ces ratios à 30 %.