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Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


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Covid-19

C'est le printemps... et le confinement devrait faciliter la reproduction des animaux !

En cette période reproduction des animaux, notre confinement pourrait faciliter les parades et les nidifications ! Une chance pour la faune sauvage. ©Fabwildpix

Le printemps est le moment le plus propice à la reproduction des animaux. A cet égard, le calme qu'implique notre confinement pourrait leur être bénéfique. Moins dérangés par notre présence, chaque espèce devrait pouvoir se consacrer, plus sereinement, à sa reproduction. 30millionsdamis.fr vous explique comment faire de cette période un havre de paix pour les animaux.

Les rues et parcs sont vides, le trafic - routier, aérien, ferroviaire et maritime - est au ralenti, les lieux de regroupement sont fermés... Quant à la pollution sonore, elle en est considérablement réduite. Une chance pour les animaux qui vivent actuellement leur période de reproduction, une période sensible et primordiale durant laquelle ils sont « plus sensibles aux dérangements », rappelle la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

Le confinement, une chance pour la reproduction des animaux...

Moins effrayés, les oiseaux se déploient librement dans les airs, picorent dans les jardins publics, s'adonnent à la construction de leur nid et communiquent entre eux plus facilement. Grâce au silence, les chants sont plus audibles et les parades amoureuses n'en seront que plus fructueuses pour leurs tentatives de séduction. « Les mâles attireront plus facilement les femelles », se réjouit Christophe Hervé, directeur de la LPO Champagne-Ardenne. Ce constat vaut également au-delà des villes, comme dans les forêts, le trafic aérien ayant quasiment disparu. En outre, les oiseaux souffrent chaque année de dénichage passif. Au moment de l'envol, les oisillons peuvent tomber du nid. Souvent, les humains tentent vainement de les sauver en les recueillant pour les biberonner et les relâcher plus tard. Or, loin de leurs parents, ces bébés ne survivent généralement pas. « Cette année, ce phénomène devrait être moins massif », espère dans Corse Matin, Véronique Bialoskorski, Présidente de l'Association LADeL.

 

 Grâce au silence, les mâles attireront plus facilement les femelles.

Ch. Hervé - LPO

Les petits mammifères profitent, eux-aussi, du confinement. En temps normal, les blaireaux, les lièvres et, surtout, les hérissons sont victimes du trafic routier. « Chaque année, 1 800 000 hérissons sont écrasés sur les routes et seulement 1 sur 10 000 pourra ''fêter'' ses 10 ans, confie le Président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, à Charlie HebdoAu moins, pendant le confinement, ils sont plutôt tranquilles ». La circulation étant réduite, ces petites boules piquantes devraient pouvoir rejoindre plus aisément leur site de reproduction, de sorte qu'un nombre élevé de naissances peut être espéré cette année. Il en va de même s'agissant des amphibiens. Habituellement, au printemps, crapauds, grenouilles et rainettes peuvent être perturbés lors de leur trajet vers un lieu de reproduction. « Chaque année, pendant leur migration nuptiale durant laquelle ils tentent de rejoindre les zones humides nécessaires à la perpétuation de l'espèce, ces amphibiens se font écraser par millions, agonisant parfois dans d'atroces souffrances », déplore l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas). La baisse du trafic routier devrait donc permettre d'éviter ces hécatombes.    

... sous réserve d'adopter les bons comportements !

Confinés, certains d'entre nous pourraient être plus tentés qu'à l'ordinaire de se consacrer au jardinage. Or, en période de reproduction, les animaux ont l'habitude de trouver refuge dans la végétation. Les buissons touffus leur servent de source de nourriture, d'abri contre les prédateurs, ou encore, de lieu de nidification. « Il est donc fortement déconseillé de tailler les arbres et les haies, recommande la LPO. Laissez-les autant que possible se développer naturellement, sans taille, ni élagage et veillez à garder du bois mort sur pied et au sol ». Tondre la pelouse revêt également des risques pour la faune. Aussi, « si vous décidez de tondre, pensez à épargner quelques zones afin de laisser aux amphibiens, insectes ou encore petits mammifères, un espace de tranquillité et de refuges, préconise l'organisation. Commencez par tondre au milieu du jardin afin que la petite faune ait le temps de se déplacer. Pensez à laisser notamment des bandes enherbées le long des haies pour ne pas blesser la faune qui s'y réfugie ».

 

Il est fortement déconseillé de tailler les arbres et haies. Vous empêcheriez notamment la nidification des oiseaux.

LPO

Si la pollution sonore a considérablement été réduite depuis le début du confinement, ce n'est pas le cas de la pollution lumineuse. Or, « éteindre l'éclairage la nuit  - qui ne sert à rien pendant le confinement - laisserait au moins une chance à certains insectes nocturnes de se reproduire plus facilement sans être perturbés par les parasites lumineux », recommande le photographe et vidéaste animalier Fabwildpix.

Enfin, gare à l'après-confinement ! « A court terme, le fait qu'il y ait moins d'humains paraît positif (...). Mais que se passera-t-il quand d'ici plusieurs semaines, nous reviendront à nouveau ? » alerte le naturaliste Pierre Rigaux sur Reporterre. Dès lors que les oiseaux cherchent des endroits calmes pour nidifier, le confinement devrait contribuer à multiplier les lieux de nidification. Mais, par la même occasion, certains nids prendront place dans des lieux qui, après le confinement, seront à nouveau très fréquentés. « Ce phénomène existe déjà un peu, ce n'est pas catastrophique, tente de rassurer l'ornithologue Adrien De Montaudouin dans Corse MatinCertains vont en souffrir mais d'autres pourront faire une seconde nichée dans un endroit plus calme ». Toujours est-il que les petits pourraient s'habituer à ce nouvel environnement, au risque de ne pas pouvoir éviter le trafic routier lorsqu'il reprendra. Notre vigilance sera donc primordiale !

En résumé, ce printemps 2020 pourrait être exceptionnel pour la biodiversité... si nous lui en donnons les moyens.

Commenter

  1. Emilia324 12/05/2020 à 15:16:08

    Je suis très contente ça me redonne le sourire !!! J’espère qu’ils vont vivres heureux !!!

  2. AnneV 10/04/2020 à 18:57:14

    Hé ! Les animaux sauvages peuvent enfin être tranquilles !!!! Pour combien de temps ?!!