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Le gardien et le propriétaire d'un chien qui avait mortellement blessé une fillette de 17 mois en juin 2006 à Sevran en Seine-Saint-Denis, ont été condamnés le 16 novembre 2009 à six et trois mois de prison ferme par le Tribunal Correctionnel de Bobigny (93).

Le gardien et le propriétaire d'un chien qui avait mortellement blessé une fillette de 17 mois en juin 2006 à Sevran en Seine-Saint-Denis, ont été condamnés le 16 novembre 2009 à six et trois mois de prison ferme par le Tribunal Correctionnel de Bobigny (93).

Pour maître Xavier Bacquet, avocat de la Fondation 30 Millions d'Amis, "ce jugement entre dans une moyenne correcte, au regard de la correctionnelle, et la tentative de l'avocate de la partie civile de faire passer le chien classé catégorie 2 pour une arme a visiblement, fonctionné". L'homme de loi précise "qu'une fois encore, le fait de pouvoir faire la comparaison entre un chien et une arme pose une sérieuse question quant à la responsabilité des maîtres détenant ce genre d'animal. Si l'American Staffordshire est connu pour sa force, la brutalité de l'animal tueur est due en majorité à l'éducation qu'il a reçue et non à son caractère inné."

Les amstaffs sont des chiens classés catégorie 2

Severdzan Abaz, Macédonien de 50 ans, qui gardait le molosse chez lui a été poursuivi pour homicide involontaire. Son fils, Abas Abaz, 26 ans, propriétaire de l'animal, a lui été jugé pour l'acquisition d'un chien de catégorie 2, dit "d'attaque", qui n'était ni déclaré en mairie, ni stérilisé, ni vacciné contre la rage et était, par ailleurs, détenu sans assurance de responsabilité civile pour dommages causés aux tiers. Les deux hommes sont respectivement l'oncle et le cousin de la victime décédée suite aux morsures acharnées du chien.

Le gardien du chien, Severdzan Abaz, a été condamné à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis. Le propriétaire de l'animal et fils du gardien, Abas Abaz a été condamné à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis. Ils devront, on outre, verser 35 000 euros de dommages et intérêts au père de la victime, la même somme à sa mère, plus 15 000 euros au grand-père de la fillette, ainsi qu'à ses deux frères et sœurs. Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet, qui avait requis 18 mois de prison avec suris pour l'oncle et 4 mois de prison avec sursis pour le cousin.

Rappel des faits : Les parents de Fatima étaient invités à dîner avec leur petite fille de 17 mois. A 20h30, ils sonnent à la porte de leurs hôtes, dans un immeuble de la cité des Beaudottes à Sevran (93). La sonnette excite Scarface, le chien du fils Abaz, sorti avec ses amis et qui a laissé la garde de son animal à ses parents. Severdzan Abaz ouvre la porte pour accueillir son frère et sa famille. L'American Staffordshire profite de cette seconde d'inattention pour se ruer hors de la chambre où il était retenu. Fatima est encore assise dans sa poussette, son doudou dans les bras, lorsque le chien de 50 kilos se jette sur elle.

L'enfant est gravement atteinte. Et malgré l'acharnement du service des urgences de l'hôpital de Villepinte où elle est immédiatement conduite, Fatima succombera à ses blessures. Le chien, lui, sera conduit immédiatement au refuge de Gennevilliers (92) où il sera euthanasié suite à son classement par l'autorité vétérinaire en chien de catégorie 4 (Est classé d’office en catégorie 4 par les instances vétérinaires tout chien qui a mordu, NDLR), à savoir "extrêmement dangereux".

Au cours du procès qui s'est tenu devant le Tribunal Correctionnel de Bobigny, le parquet a rappelé que "les crocs du chien ont broyé le crâne de Fatima". Le père de la victime, Ersan Sakip s'est dit "soulagé" après l'énoncé du jugement. "Je suis contente que ce soit terminé ; ce procès m'a aidé à faire [mon] deuil", a ajouté la mère, Laura Saban à l'AFP. L'avocate de la défense, maître Virginie Blancan, a confié à l'AFP que cette décision était "mûrement réfléchie et cohérente : la partie civile se voit reconnaître victime, mais on reconnaît aussi que les détenteurs du chien n'ont pas voulu donner la mort".

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  1. vero13 28/11/2009 à 16:31:04

    cette affaire est triste aussi bien pour la mort de cette petite fille que pour celle du chien. je pense encore et toujour qu' il ni a pas de mauvais chien mais de mauvais maitre. la nouvelle lois va le prouver seul les personnes aimant leurs chiens et se sentant responsable vont faire les choses correctement.