Paris, 2 juil 2016 (AFP) - Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a rappelé samedi sur Europe 1 qu'il n'était "pas à priori favorable" à la vidéosurveillance dans les abattoirs, une question qui divise le secteur secoué par des scandales à répétition de maltraitance des animaux.
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Je ne suis pas à priori favorable à la vidéosurveillance", a dit M. Le Foll, ne souhaitant pas seulement responsabiliser les salariés, mais "
tout l'abattoir".
A l'inverse, le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs, le député (DVG) de Charente-Maritime Olivier Falorni, s'est prononcé en faveur de la vidéosurveillance. "
On sait que les cadences et les vitesses auxquelles peuvent aller les chaînes sont aussi des éléments qui peuvent avoir un impact sur la capacité qu'ont les salariés à pouvoir respecter l'ensemble des règles", a souligné M. Le Foll samedi, comptant attendre les conclusions de la commission d'enquête parlementaire en septembre. "
On fera le mieux (...), à la fois pour respecter les personnes, les salariés, et en même temps garder comme objectif le bien-être animal et le respect de toutes les règles", a-t-il insisté.
Après les dernières vidéos choc de l'association L214 dans les abattoirs, les syndicats agricoles ont demandé jeudi un droit de regard pour les éleveurs a
fin de rétablir la confiance, tout en critiquant les associations anti-viande dont le but serait la
fin de l'élevage.
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