- Enfin, si la loi du 6 janvier 1999 distingue les animaux des objets et des choses inanimées dans le Code civil, l’animal reste néanmoins placé dans la catégorie des biens meubles, aux côtés des chaises et des torchons, et leur qualité d’être vivant et sensible n’est toujours pas reconnue.
- Depuis la loi du 16 février 2015 « relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures », l’animal est enfin considéré dans le Code civil comme un « être vivant doué de sensibilité » (nouvel art. 515-14) et non plus comme un « bien meuble » (art. 528) voire comme un « immeuble par destination » (art. 524). Une nouvelle avancée majeure pour le droit animalier obtenue par la Fondation 30 Millions d’Amis, qui a placé les animaux en état de lévitation entre les « Personnes » et les « Biens ».
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- 3 ans après avoir obtenu cette reconnaissance des animaux dans le Code civil, la Fondation 30 Millions d’Amis crée en 2015 le 1er Code de l’animal, qui regroupe les milliers de dispositions françaises et européennes ainsi que les grandes décisions jurisprudentielles qui concernent les animaux de compagnie, de ferme, sauvages ou apprivoisés. Un événement symbolique qui répond au besoin de réunification des nombreux textes sur notre rapport aux animaux dispersés dans 7 codes (Codes Civil, Pénal, de Procédure pénale, Rural et de Pêche Maritime, de l'Environnement, des Collectivités Territoriales, de la Santé Publique). Préfacé par la philosophe Florence Burgat, cet ouvrage de 1058 pages a nécessité plus d’un an de travail dirigé par les sommités et précurseurs du droit animalier en France.
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- Enfin, la loi du 30 novembre 2021 s’est révélée comme un véritable tournant dans l’évolution de la cause animale en France. Le texte, porté les députés Loïc Dombreval, Dimitri Houbron et Laëtitia Romeiro Dias , comporte une série de mesures luttant contre la maltraitance animale et renforce les sanctions pour tout auteur de sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique, mais également pour tout abandon.
Parmi les interdictions prononcées :
- Les animaleries n’ont plus le droit de vendre des chats et des chiens depuis le 1er janvier 2024. Tout futur détenteur d’un animal doit signer un certificat d’engagement et de connaissances pour l’acquisition (gratuite ou onéreuse) de l'animal. Un délai de réflexion de 7 jours est imposé entre la délivrance de ce certificat et la possibilité de repartir avec l’animal domestique.
- Les delphinariums doivent fermer leurs portes jusqu’en décembre 2026 au plus tard, marquant la fin de la détention et reproduction en captivité des cétacés utilisés dans un enjeu de divertissement pour le grand public.
- La détention et le spectacle d’animaux sauvages dans les cirques itinérants est désormais interdite d’ici 2028. La reproduction et acquisition de ces animaux n’est plus possible depuis 2023.
- Les élevages de visons d’Amérique et d'autres espèces sauvages élevées exclusivement pour leur fourrure sont désormais interdits.
La loi punit désormais tout auteur de maltraitance animale (sévices graves, actes de cruauté et abandons) de 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende,et de 5 ans d’emprisonnement et 75.000 lorsque les faits ont entraîné la mort de l’animal. Les peines peuvent être aggravés dans certaines circonstances et un « stage de sensibilisation à la prévention et à la lutte contre la maltraitance animale » peut être prononcé par les magistrats comme peine alternative ou complémentaire à une peine de prison.