Un jeune agriculteur bio des Combrailles (Puy-de-Dôme), dont des chèvres avaient été tuées et la famille menacée, a été mis en examen mercredi par un juge d'instruction de Riom, qui le soupçonne d'être l'auteur des intimidations, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.
LYON, 27 juin 2009 (AFP) - Un jeune agriculteur bio des Combrailles (Puy-de-Dôme), dont des chèvres avaient été tuées et la famille menacée, a été mis en examen mercredi par un juge d'instruction de Riom, qui le soupçonne d'être l'auteur des intimidations, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.
Je
an-Hugues Bourgeois, 29
ans, originaire des Hautes Alpes, avait repris progressivement en 2008 quelque 50 hectares de très bonnes terres à Teilhet (Puy-de-Dôme) pour y installer un élevage de chèvres et une ferme biologique. Cela avait déclenché des jalousies d
ans cette région auvergnate vouée à l'élevage bovin et aux cultures céréalières.
Fin mars, une dizaine de chèvres avaient été tuées au pistolet d'abbattage, en août un h
angar avait brûlé, et le 22 août était retrouvée une lettre en forme de cercueil conten
ant des menaces contre sa fille de 8
ans.
Le 4 septembre 2008, le procureur de la République de Riom avait ouvert une information judiciaire contre X pour mort donnée volontairement à des
animaux domestiques, destruction par incendie volontaire et menaces de mort. Une
analyse graphométrique a conclu que l'agriculteur était l'auteur de la lettre de menace en forme de cercueil, a indiqué son conseil, Me Je
an-Louis Borie, confirm
ant une information du quotidien La Montagne.
M. Bourgeois, qui a depuis quitté l'Auvergne, a été mis en examen pour les menaces, l'incendie d'une gr
ange, et la tuerie des chèvres, a précisé Me Borie à l'AFP." Nous contestons cette
analyse graphométrique" a souligné ce dernier, ajout
ant que le juge a "procédé par induction, en se bas
ant sur cette
analyse pour conclure que M. Bourgeois est aussi l'auteur des autres intimidations, s
ans qu'aucun élément matériel ne vienne étayer cette position".
Le juge d'instruction devrait dem
ander une contre-expertise, selon la même source. Un milit
ant du Front National, T
anguy Deshayes, tête de liste du FN aux dernières élections municipales de Paris, avait reconnu en j
anvier avoir adressé à l'agriculteur une autre lettre de menaces. Il s'agissait de menaces de mort envoyées début octobre 2008 par l'intéressé, qui n'avait aucun lien avec la région et avait entendu parler du pays
an d
ans la presse.
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