Digne-les-Bains, 16 mai 2014 (AFP) - Après 10 mois d'enquête judiciaire, un important réseau de braconnage a été démantelé dans les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.
Au moins neuf personnes âgées entre 19 et 38
ans ont déjà été interpellées à Sisteron, La Javie, Forcalquier et d
ans la Vallée de l'Ubaye (Alpes de Haute-Provence) mais aussi sur le secteur d'Embrun (Hautes-Alpes) d
ans le cadre de plusieurs trafics de vi
ande sauvage présumés.Selon l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), le préjudice de ce trafic dém
antelé et calculé sur les trois dernières
années est estimé à 60.000 euros. Au moins 150
animaux, essentiellement des chamois, ont été abattus illégalement.Au total, dix sociétés de chasse ont déposé plainte pour "chasse en période prohibée et non réglementée".Selon la gendarmerie, sept personnes mises en cause seront prochainement jugées dev
ant le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains. Deux chasseurs âgés de 25 et 26
ans ont déjà été condamnés à 2 mois de prison avec sursis et 1.500 euros de dommages et intérêts pour les sociétés de chasse.Lors des investigations et des opérations de surveill
ance menées conjointement depuis juillet 2013 par la gendarmerie et l'ONCFS, une trentaine d'armes, équipées de silencieux et lunettes de visée, ont été saisies ainsi qu'une trentaine de "trophées", têtes et cornes d'
animaux sauvages."A Embrun, les gendarmes ont par exemple découvert chez deux chasseurs un registre démontr
ant l'étendue du trafic", indique le Major Michel Igoa, comm
and
ant en second de la compagnie de Barcelonnette (Alpes de Haute-Provence)."Lors des perquisitions menées d
ans les vallées de l'Ubaye et de la Bl
anche, nous avons pu constater que les chasseurs n'ont pas hésité à tr
ansformer une pièce d'habitation en salle d'abattage", poursuit le major Higoa, expliqu
ant "que ces braconniers avaient un réel sentiment d'impunité" av
ant d'ajouter "les sociétés de chasse et les chasseurs honnêtes sont pour leur part conscients de l'import
ance des dégâts sur le gibier occasionné par ces actes de braconnage"."Ce qui est significatif d
ans cette affaire, c'est le nombre d'
animaux tués et le nombre de personnes poursuivies en justice. Les investigations ont été menées en parfaite synergie avec l'ONCFS, chacun apport
ant ses compétences techniques et juridiques", a souligné le colonel Christophe Brochier, comm
and
ant le groupement de gendarmerie des Alpes de Haute-Provence.
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