PARIS, 7 sept 2011 (AFP) - L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) a estimé mercredi "hautement probable" que la mort de 36 sangliers, cet été en Bretagne, soit due à du sulfure d'hydrogène produit par les algues vertes, sans pouvoir affirmer qu'il s'agissait du seul facteur.
PARIS, 7 sept 2011 (AFP) - L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) a estimé mercredi "hautement probable" que la mort de 36 sangliers, cet été en Bretagne, soit due à du sulfure d'hydrogène produit par les algues vertes, sans pouvoir affirmer qu'il s'agissait du seul facteur.
D
ans ce rapport publié au lendemain de celui de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) arriv
ant à des conclusions similaires, l'
Anses a estimé "au regard de l'ensemble de données disponibles, que l'hypothèse d'une intoxication par le sulfure d'hydrogène (H2S) est la plus probable s
ans pouvoir affirmer qu'il s'agit du seul facteur contributif de la mortalité massive. "L'
Anses avait été chargée par le ministère de l'Agriculture d'examiner les causes de la mort de ces
animaux sauvages d
ans la baie de Morieux située d
ans l'estuaire du Gouess
ant. L'agence avait déjà recomm
andé en juillet dernier de ramasser les algues vertes le plus rapidement possible après échouage pour éviter la putréfaction. Elle conseillait aussi de doter les personnels d'un détecteur de sulfure d'hydrogène et d'équipements de protection. D
ans son rapport de mercredi, elle préconise cepend
ant de procéder à "des travaux complémentaires" à la recherche d'éventuelles cy
anotoxines sur les org
anes des
animaux morts et qui ont été conservés.De même l'
Anses suggère de se pencher sur les enjeux s
anitaires associés à la décomposition d'algues vertes et la production de H2S d
ans les vasières, les fonds d'estuaires et des lits de certaines rivières. En juillet l'
Anses rappelait que la prolifération des algues vertes "est principalement liée à des concentrations élevées de nitrates d
ans les eaux, apportés par les activités humaines, en particulier l'agriculture, et une configuration physique du littoral" breton et du Cotentin. "Pour l'origine des algues vertes et les causes de leur prolifération, il n'y a pas tellement de mystère, ce sont des rejets d'azote sous forme de nitrate et de phosphore d
ans certains cas", a rappelé Gilles Salvat, directeur de la S
anté
animale à l'
Anses. Pour limiter ces déchets plusieurs solutions, selon lui : "limiter les déchets d'origine
animale et les engrais inorg
aniques pour les cultures, choisir des cultures qui dem
andent plus ou moins d'azote ou encore instaurer une rotation des cultures". "Cela prend un peu de temps pour restituer aux sols leurs capacités d'absorber l'azote", a-t-il ajouté en référence au pl
an algues mis en place l'
an dernier par le gouvernement après la mort d'un cheval sur une plage polluée par les algues vertes en décomposition. "Malgré les gros progrès réalisés notamment en Bretagne, t
ant qu'on ne sera pas descendu en-dessous du seuil de 10 ppm de nitrate d
ans les rivières, on ne verra pas forcément un effet des efforts entrepris sur la prolifération des algues vertes", a souligné M. Salvat. Il a noté qu'actuellement les rivières bretonnes connaissaient des concentrations de nitrates aux alentours de 30 ou 35 ppm, "ce qui est très très faible par rapport à ce que l'on avait il y a 20
ans".
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