Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

La Ferme des Aubris

La Ferme des Aubris, un havre de paix pour les équidés maltraités ou abandonnés

Le refuge de la Tuilerie

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Faune

La chouette d’Harry Potter et une quarantaine d’espèces migratrices sous protection internationale

Le harfang des neiges (Bubo scandiacus), la chouette rendue célèbre par la saga Harry Potter, est désormais placée sous protection internationale. /©AdobeStock

40 nouvelles espèces migratrices intègrent la liste des animaux bénéficiant d’une protection internationale, décision validée par la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l'ONU. Parmi elles, une sur quatre est menacée d’extinction à l’échelle mondiale. La Fondation 30 Millions d’Amis salue cette mise à jour.

La Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l'ONU a approuvé le 29 mars 2026 l'inclusion de quarante nouvelles espèces faisant désormais l'objet d'une protection internationale, à l'issue de sa 15e réunion (COP15) au Brésil. Cette liste approuvée lors de la dernière séance plénière comprend notamment le harfang des neiges (Bubo scandiacus), la chouette rendue célèbre par la saga Harry Potter, ou la barge hudsionienne (Limosa haemastica), un oiseau au long bec menacé d'extinction qui parcourt 30.000 km par an le long des Amériques. 

De toutes les espèces répertoriées par la CMS, une sur quatre est menacée d'extinction à l'échelle mondiale  

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) y figure également, ainsi que des mammifères terrestres, comme la hyène rayée (Hyaena hyaena) ou aquatiques, la loutre géante du Brésil (Pteronura brasiliensis). La réunion, qui a rassemblé des représentants de 133 parties (132 pays et l'Union Européenne), a eu lieu à Campo Grande, dans le Pantanal brésilien, l'une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, située au sud de l'Amazonie. La Convention est juridiquement contraignante, ce qui signifie que ces pays ont l'obligation légale de protéger les espèces classées comme menacées d'extinction, de conserver et restaurer leurs habitats, de minimiser les obstacles à leur migration et de coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation.

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) figure également dans la liste. /©AdobeStock

Selon un rapport publié juste avant la COP15, près de la moitié (49 %) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d'une sur quatre est menacée d'extinction à l'échelle mondiale. 

« Protéger ces animaux, c'est protéger la vie de la planète » 

Un autre rapport, publié mardi 24 mars, a alerté sur « l'effondrement » des migrations indispensables à la survie des espèces de poissons d'eau douce comme les anguilles, causé par la dégradation des habitats naturels, la surpêche ou les barrages. « Cette Convention (...) nous rappelle un message simple mais puissant : les migrations sont naturelles. En traversant les continents et en reliant des écosystèmes éloignés, ces espèces révèlent que la nature ne connaît pas de frontière entre les États », a déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva lors de son discours d'ouverture, il y a une semaine. « Protéger ces animaux, c'est protéger la vie de la planète », a-t-il résumé. Le Brésil avait déjà accueilli en novembre 2025 la COP30, conférence de l'ONU sur le climat, dans la ville amazonienne de Belem.

Protéger les espèces, conserver et restaurer leurs habitats ou encore minimiser les obstacles à leur migration font partie des obligations soumises aux différents pays présents à la Convention. /©AdobeStock

« L'activité humaine a des conséquences désastreuses sur les populations animales, qu'elles soient sédentaires ou migratrices, et ce constat est relevé à chaque COP sur le changement climatique, la protection de la biodiversité, ou encore récemment lors de la COP de la CITES à laquelle la Fondation 30 Millions d'Amis a participé en Ouzbékistan, rappelle Lorène Jacquet, Responsable Campagnes et Plaidoyer de la Fondation 30 Millions d'Amis. Malheureusement, les décisions politiques qui s'imposent pour préserver ces espèces ne sont pas au rendez-vous ou sont prises tardivement, une fois que l'état des populations devient particulièrement préoccupant. Il est urgent de mettre en œuvre des politiques internationales dédiées à la conservation de ces espèces fragilisées et surtout de prendre systématiquement en compte l'impact des activités humaines sur le Vivant pour adopter les garde-fous nécessaires à sa protection, même lorsque ceux-ci entrent en contradiction avec des intérêts économiques. » 

(Avec AFP)