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Justice

5 mois ferme pour avoir balancé sa chienne dans l’eau lestée d’un parpaing

L’animal a été retrouvé noyé, une entaille au niveau de la cuisse. /©Illustration Adobe Stock

Un individu a été condamné à 5 mois de prison ferme dans le Pas-de-Calais (62) pour avoir balancé sa chienne dans l’eau, attachée à un parpaing. La Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile.

En décembre 2024, des passants retrouvent le corps d’un chien mort dans un marais du Pas-de-Calais (62). Quelque temps après, le maître de l’animal est retrouvé. Il reconnait avoir volontairement attaché un lourd parpaing au harnais de sa chienne, Jazz, une croisée staff de 7 ans, avant de la jeter à l’eau et de la regarder couler... L’individu prétend avoir fait ça car il n’allait pas bien psychologiquement, notamment à cause d’une séparation amoureuse, et qu’il comptait mettre fin à ses jours, d’après les éléments du dossier. Sa tentative de suicide ayant échoué par la suite.

« Il a commis l’irréparable »

Jugé le 19 mars 2026, le mis en cause a été reconnu coupable et a écopé de 5 mois de prison ferme ainsi que d’une interdiction de détenir un animal à titre définitif. « Nous sommes très loin de la peine adéquate, déplore Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. Ce pauvre animal, lesté d'un parpaing, a agonisé de longues minutes, sous le regard de son maitre qui venait de commettre l'irréparable. L'animal a essayé de se débattre, de remonter à la surface, a lutté, sans succès pour ne pas mourir dans de terribles souffrances. »

 

« Ce pauvre animal a agonisé de longues minutes, sous le regard de son maitre ! »

Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis

« Au-delà de la noyade, cette chienne présentait une grave plaie sur le corps. Difficile d'en déterminer l’origine, mais il n'est pas exclu que l'animal ait au surplus été supplicié avant d'être lesté, précise Me Caroline Lanty. « En dépit d'une faible peine de prison, la satisfaction réside dans le prononcé de l’interdiction définitive de détenir un animal », conclut Me Lanty. Le mis en cause a affirmé « regretter son geste ».