Une femme accusée d’avoir manqué au bien-être animal au sein de son élevage de chiens huskies encourt 2 ans de prison avec sursis et une forte amende. Le jugement du tribunal de Montargis (45) a été mis en délibéré au 3 avril 2026. La Fondation 30 Millions d’Amis est partie civile dans ce dossier.
Mise à jour (08/04/2026) : La femme éleveuse d’huskies, accusée de manquement au bien-être animal au sein de sa structure, a été reconnue coupable vendredi 3 avril 2026, notamment de mauvais traitements professionnels ou encore d’utilisation irrégulière de médicaments vétérinaires. Elle écope de 24 mois d’emprisonnement assortis du sursis simple et de 10 000 euros d’amende dont 5 000 euros d’amende avec sursis. Une interdiction de détenir tout animal à titre définitif avec exécution provisoire a également été prononcée. La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, a été indemnisée. « La condamnation prononcée, assortie d’une interdiction définitive de détenir des animaux, ainsi que de l’exécution provisoire, envoie un signal fort, dit Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. Elle garantit que, même en cas d’appel, cette personne ne pourra plus mettre en danger d’autres animaux. C’est une mesure de protection indispensable et proportionnée à la gravité des faits. » La Fondation demeurera toujours pleinement mobilisée pour que de telles dérives, a fortiori lorsqu'elles sont commises par des professionnels de l'élevage, soient sanctionnées avec la même rigueur.
Les signalements dataient de fin 2023. Ils faisaient part de mauvaises conditions de vie de chiens huskies d’un élevage situé dans le Loiret (45). La responsable de l’établissement a récemment été mise en cause pour la gestion de sa structure, créée il y a près de 30 ans. Selon les éléments du dossier, les conditions dans l’élevage étaient « catastrophiques à tous les niveaux, que ce soit la protection animale, la gestion des animaux, la gestion des ressources humaines », mais également l’hygiène.
La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) l’avait déjà rappelée à l’ordre deux fois en 2009 et 2017. Apparemment, en vain. Lors de l’audience du 4 mars 2026 au tribunal de Montargis (45), le procureur a requis à l’encontre de la prévenue, 2 ans d'emprisonnement avec sursis probatoire de 2 ans, 30.000 euros d'amende et une interdiction de détenir un animal à titre définitif. Le délibéré est fixé au 3 avril 2026.
« Une chienne n'est pas une machine à produire des chiots que l'on va vendre à prix d’or ! »
« Cette femme a, pendant des dizaines d'années, organisé un commerce mercantile très lucratif, au mépris de la réglementation applicable et du bien-être de ses animaux, déplore Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. L'élevage, non déclaré, et sans qu'aucun document administratif n'ait pu être produit aux services de contrôle de la DDPP, détenait des animaux dans des conditions sordides : box sales et couverts d'excréments, animaux non soignés et pataugeant dans la boue... La Fondation 30 Millions d’Amis rappelle la nécessaire moralisation du commerce des animaux de compagnie et le strict respect de la réglementation applicable. Un chien n'est pas une marchandise ! Une chienne n'est pas une machine à produire des chiots que l'on va vendre à prix d’or ! »
La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, a demandé la confiscation des 93 chiens trouvés sur place (reproducteurs et chiots confondus). La mise en cause, âgée de 79 ans, dit ne pas avoir su que les animaux allaient si mal, elle qui ne se rendait pas tout le temps dans l’élevage et qui avait délégué le travail de soins des animaux à un jeune homme, sans que celui-ci soit déclaré.
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