Une femme accusée d’avoir manqué au bien-être animal au sein de son élevage de chiens huskies encourt 2 ans de prison avec sursis et une forte amende. Le jugement du tribunal de Montargis (45) a été mis en délibéré au 3 avril 2026. La Fondation 30 Millions d’Amis est partie civile dans ce dossier.
Les signalements dataient de fin 2023. Ils faisaient part de mauvaises conditions de vie de chiens huskies d’un élevage situé dans le Loiret (45). La responsable de l’établissement a récemment été mise en cause pour la gestion de sa structure, créée il y a près de 30 ans. Selon les éléments du dossier, les conditions dans l’élevage étaient « catastrophiques à tous les niveaux, que ce soit la protection animale, la gestion des animaux, la gestion des ressources humaines », mais également l’hygiène.
La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) l’avait déjà rappelée à l’ordre deux fois en 2009 et 2017. Apparemment, en vain. Lors de l’audience du 4 mars 2026 au tribunal de Montargis (45), le procureur a requis à l’encontre de la prévenue, 2 ans d'emprisonnement avec sursis probatoire de 2 ans, 30.000 euros d'amende et une interdiction de détenir un animal à titre définitif. Le délibéré est fixé au 3 avril 2026.
« Une chienne n'est pas une machine à produire des chiots que l'on va vendre à prix d’or ! »
« Cette femme a, pendant des dizaines d'années, organisé un commerce mercantile très lucratif, au mépris de la réglementation applicable et du bien-être de ses animaux, déplore Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. L'élevage, non déclaré, et sans qu'aucun document administratif n'ait pu être produit aux services de contrôle de la DDPP, détenait des animaux dans des conditions sordides : box sales et couverts d'excréments, animaux non soignés et pataugeant dans la boue... La Fondation 30 Millions d’Amis rappelle la nécessaire moralisation du commerce des animaux de compagnie et le strict respect de la réglementation applicable. Un chien n'est pas une marchandise ! Une chienne n'est pas une machine à produire des chiots que l'on va vendre à prix d’or ! »
La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, a demandé la confiscation des 93 chiens trouvés sur place (reproducteurs et chiots confondus). La mise en cause, âgée de 79 ans, dit ne pas avoir su que les animaux allaient si mal, elle qui ne se rendait pas tout le temps dans l’élevage et qui avait délégué le travail de soins des animaux à un jeune homme, sans que celui-ci soit déclaré.
Commenter
Vous souhaitez déposer un commentaire dans cette liste de discussion ? Pour ce faire, il faut vous créer un compte. La création de compte est GRATUITE : Créez votre compte ou bien identifiez vous.
0 commentaires