Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

La Ferme des Aubris

La Ferme des Aubris, un havre de paix pour les équidés maltraités ou abandonnés

Le refuge de la Tuilerie

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Actualités

Les animaux migrateurs de plus en plus menacés d'extinction, selon un rapport des Nations Unies

18 oiseaux de rivage ont été déplacés vers une catégorie de menace plus élevée sur la Liste rouge de l’UICN, selon le rapport. / ©AdobeStock

Les Nations Unies ont récemment publié un rapport sur l’état des espèces migratrices dans le monde, et alertent sur le risque d’extinction croissant de nombreux animaux sauvages. Selon les auteurs du rapport, il est absolument "essentiel d’agir pour protéger, connecter et restaurer les habitats", afin de préserver l’intégrité des écosystèmes dont dépendent les espèces concernées.

Manchot du Cap, bécasseau spatule, requin tigre... Le nombre d'animaux sauvages migrateurs qui risquent l'extinction est en augmentation sous les effets du dérèglement climatique, met en avant un rapport publié jeudi 5 mars 2026 par les Nations Unies à l'occasion d'une conférence internationale au Brésil. "Ces statistiques mises à jour présentent un tableau préoccupant", s'inquiète le rapport en amont de la COP15 sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, du 23 au 29 mars 2026 à Campo Verde au Brésil.

Parmi les espèces répertoriées par la Convention de Bonn de 1979 sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage - qui publie le rapport écrit par quatre scientifiques -, une sur quatre (24%) est menacée d'extinction et la moitié (49%), soit 592 espèces, voient leur population décroître. Ces statistiques sont en augmentation respectivement de deux et cinq points de pourcentage en comparaison avec le premier rapport de ce type publié en 2024.

Les oiseaux de rivage largement impactés 

Sur les animaux dont la population décroît, "ce changement peut refléter une meilleure information sur les tendances des populations, plutôt qu'une baisse soudaine depuis la COP14, mais la situation reste préoccupante", souligne le rapport, qui met tout de même en avant l'"urgence accrue" de mesures de conservation afin d'enrayer ces phénomènes.

Les oiseaux de rivage sont particulièrement concernés par une menace sur leur avenir, la majorité ayant subi une dégradation de leur état de conservation attribuable à l'intensification des menaces, et non à des changements découlant d'une meilleure connaissance des données, relève le rapport. Point positif en revanche, certaines espèces ont été déplacées vers une catégorie moins menacée, à l'instar du phoque moine méditerranéen, du saïga, et de l'oryx algazelle, grâce au succès de mesures de conservation.

"Les décisions politiques qui s'imposent ne sont pas au rendez-vous"

Les menaces qui pèsent sur ces animaux sont directement liées à l'activité humaine : perte, dégradation ou fragmentation des habitats en raison essentiellement de l'agriculture intensive ou surexploitation par la chasse et la pêche, ainsi que le changement climatique. Leurs migrations peuvent être guidées par de nombreux facteurs comme la recherche de conditions climatiques favorables, l'accès à la nourriture ou à un environnement idéal pour mettre au monde des petits. "L'activité humaine a des conséquences désastreuses sur les populations animales, qu'elles soient sédentaires ou migratrices, et ce constat est relevé à chaque COP sur le changement climatique, la protection de la biodiversité, ou encore récemment lors de la COP de la CITES [Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction] à laquelle la Fondation 30 Millions d'Amis participait en Ouzbékistan", souligne Lorène Jacquet, Responsable Campagnes et Plaidoyer de la Fondation 30 Millions d'Amis.

 

Il est urgent de prendre systématiquement en compte l'impact des activités humaines.

Lorène Jacquet, Fondation 30 Millions d'Amis 

Les animaux sont aussi soumis à des pressions supplémentaires comme les pollutions (pesticides, plastiques...) ou encore les bruits sous-marins ou les lumières qui les perturbent. La Fondation 30 Millions d'Amis alerte à son tour sur l'urgence de mettre en œuvre des politiques internationales dédiées à la conservation de ces espèces fragilisées. "Malheureusement, les décisions politiques qui s'imposent pour préserver ces espèces ne sont pas au rendez-vous ou sont prises tardivement, une fois que l'état des populations devient particulièrement préoccupant, poursuit Lorène Jacquet. Il est impératif de prendre systématiquement en compte l'impact des activités humaines sur le Vivant pour adopter les garde-fous nécessaires à sa protection, même lorsque ceux-ci entrent en contradiction avec des intérêts économiques". 

(Avec AFP)