Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

La Ferme des Aubris

La Ferme des Aubris, un havre de paix pour les équidés maltraités ou abandonnés

Le refuge de la Tuilerie

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer

 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Actualités

Une étude française affirme qu'il y a moins d'oiseaux là où les achats de pesticides sont plus élevés

L'étude s'est penchée sur le sort des oiseaux spécialistes des milieux agricoles mais également sur d'autres espèces. / ©AdobeStock

Une étude conclue que la plupart des espèces d'oiseaux sont moins abondantes en France dans les zones où les achats de pesticides sont plus élevés, suggérant qu'une baisse de l'utilisation de ces produits aiderait à protéger la biodiversité.

Une équipe française du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) a étudié des données sur l'achat au niveau local de 242 substances actives de pesticides, issues d'une base de données publique, en les comparant avec des chiffres relatifs à l'abondance de 64 espèces d'oiseaux communs, produits par une étude de science participative. "On a trouvé un signal assez fort puisqu'il y a 84,4% des espèces pour lesquelles il y a des corrélations négatives, c'est-à-dire que plus il y a de pesticides vendus, moins il y a d'oiseaux", explique à l'AFP Anne-Christine Monnet, co-autrice de l'étude et chercheuse au MNHN. "Cette étude suggère des effets négatifs étendus de la contamination environnementale, concluent les chercheurs dans l'étude publiée dans la revue britannique Proceedings B de la Royal Society mercredi 14 janvier 2026. Nous pouvons conclure dès maintenant qu'une réduction de l'utilisation des pesticides est nécessaire pour atténuer les pertes actuelles de biodiversité agricole".

Des effets négatifs sur une multitude d'oiseaux 

Une des originalités de l'étude est de ne pas s'être seulement penchée sur le sort des oiseaux spécialistes des milieux agricoles mais de mettre en évidence les effets négatifs des pesticides sur d'autres espèces qui fréquentent occasionnellement ces milieux pour nicher ou se nourrir, comme les mésanges ou le rossignol.

Les chercheurs ont aussi voulu "isoler l'effet des pesticides" en incluant dans leurs modèles d'autres facteurs qui peuvent aussi influer sur les populations, comme la composition des paysages (présence de haies, tailles des parcelles...) ou l'utilisation d'autres intrants, comme les engrais. "On est assez confiants sur le fait qu'on a bien un effet isolé (des pesticides) en plus de tout ce qui peut expliquer par ailleurs l'abondance des oiseaux", indique Anne-Christine Monnet. Les chercheurs sont aussi confortés dans leurs conclusions par la variété de leur échantillonnage, qui "couvre toute la France métropolitaine" et donc "plein de contextes agricoles différents", souligne-t-elle encore.

(Avec AFP)