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Justice

Prison ferme pour avoir brûlé vifs une centaine de caprins par vengeance

Parmi les caprins de l'exploitation, 110 juvéniles ont péri dans l'incendie. / ©AdobeStock (photo d'illustration)

Un individu d’une quarantaine d’années a été jugé le 27 août 2025 en comparution immédiate à Nevers (Nièvre) pour avoir brulé vifs 128 caprins dans une exploitation agricole. Pour se venger, l’individu a provoqué un incendie volontaire sur le terrain du nouveau compagnon de son ex-femme. La Fondation 30 Millions d’Amis était partie civile.

Son désir de vengeance a couté la vie à 128 innocents. Dans la nuit du 19 août 2025, un individu de 46 ans commet l’impensable. Ce soir-là, ce père de famille roule 88km en direction d’une exploitation agricole comptant entre 400 caprins dans la Nièvre. Pas de téléphone, ni d’affaires personnelles pendant le trajet, seulement un briquet « alors qu’il ne fume pas », relate Me Caroline Lanty, avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis. La destination n’est pas choisie au hasard : « Après quinze ans de vie commune, le prévenu s’est séparé de sa compagne, qui a refait sa vie avec le propriétaire de cette exploitation », continue Me Lanty. Une séparation difficile, qui prend soudain une autre tournure.  

Sur place, l’individu s’approche d’un hangar de stockage où est disposé du foin pour les caprins, et allume le feu. Prétextant à l’audience avoir voulu déclencher « un petit feu de paille », il provoque un véritable incendie. « A côté de ce hangar était disposé un autre bâtiment où se trouvaient 110 chevrettes, 17 boucs et 1 chèvre, poursuit Me Lanty.  Les caméras de surveillance montrent que le feu s’est propagé très vite. Les caprins étaient affolés, hurlaient, et se débattaient. » Pendant ce temps, le prévenu tourne les talons, croise un camion de pompiers sur le trajet retour et rentre chez lui. 

« Nous saluons la prise en compte de la souffrance des animaux »

Interpellé trois jours après les faits, le mis en cause est placé en garde-à-vue et avoue les faits. « Il prétendait n’avoir ni vu ni entendu d’animaux, rapporte l’avocate de la Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile. Pourtant, les voisins ont témoigné avoir été réveillés en entendant les caprins hurler. » Maintenu en détention provisoire, le prévenu a été jugé par le tribunal de Nevers (58) en comparution immédiate mercredi 27 août 2025.

Il est condamné à quatre ans de prison dont 18 mois ferme pour « incendie volontaire » et « sévices graves et actes de cruauté envers des animaux domestiques ». À ces peines viennent s’ajouter l’interdiction de contact avec la victime ainsi que son ex-compagne, mais également le retrait du permis de chasse et l’interdiction de port et détention d’armes durant cinq ans. « Nous saluons la prise en compte de la souffrance des animaux et notamment au cours des débats durant l’audience », a déclaré Me Lanty, qui salue « la fermeté du tribunal sur les conséquences de l’incendie sur les animaux ».