Animaux de laboratoire, poules en batteries, animaux sauvages dans les cirques... Alexandrine Civard-Racinais, ancienne journaliste, vient de publier le Dictionnaire horrifié de la souffrance animale. Elle explique sa démarche à la Fondation 30 Millions d'Amis.
Fondation 30 Millions d’Amis : Pourquoi un tel ouvrage ?
Alexandrine Civard-Racinais : J’ai débuté d
ans le journalisme avec un sujet consacré à l’expérimentation
animale. De fait, je me suis intéressée très tôt à ces questions. 20
ans plus tard, Dominique Lestel (philosophe, spécialiste des interactions homme-
animal, NDLR) me confie que la condition des
animaux n’a pas évolué depuis Descartes et sa conception de « l’
animal-machine ». Au XVIIe siècle – comme encore aujourd’hui – on considérait en effet qu’il n’y avait aucune différence entre un chien et une horloge ! Encouragée par mon éditrice, j'ai voulu illustrer cette théorie par des cas concrets.
F30MA : Votre livre met l’accent sur l’ambigüité qui régit les relations entre homme et animal. Quel est l’aspect qui vous a le plus choqué ?
A. C-R. : Je suis particulièrement touchée par le terme d’«
animal de rente ». Il désigne le bétail que nous élevons et consommons d
ans une logique industrielle implacable. Pour moi, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un univers carcéral : entassés les uns sur les autres, les
animaux suivent un chemin de croix pavé de douleurs et de souffr
ances. Je ne suis pourt
ant ni milit
ante, ni végétarienne ! Je ne souhaite pas empêcher les gens de consommer de la vi
ande. Le but du
Dictionnaire horrifié de la souffrance animale est de dénoncer ce système de souffr
ances pour les
animaux, mais aussi pour les hommes. Et chacun peut choisir de consommer mieux, c’est-à-dire en ten
ant compte du bien-être
animal. En ne regard
ant pas ce que l’on achète, comme des œufs port
ant les numéros 2 et 3, on cautionne l’élevage en batterie. Alors qu’en choisiss
ant mieux (numéro 0 ou 1, NDLR), on plébiscite l’élevage biologique ou en plein air.
F30MA : Pensez-vos que ce livre peut aider à mieux prendre en compte le bien-être animal ?
A. C-R. : En t
ant qu’
ancienne journaliste, je sais que le lien entre information et ch
angement des habitudes résulte d’un processus très long. Pour ma part, je souhaite apporter une modeste contribution à l’amélioration du bien-être des
animaux. Aujourd’hui, nous disposons de très nombreux outils pour connaître avec précision ce que nous m
angeons. Un citoyen ne peut plus ignorer les dessous de l’élevage industriel. Ce livre recense les violences collectives perpétrées contre les
animaux. Et celles-ci sont les conséquences de choix de société. Ce qu’il nous m
anque, c’est une véritable éthique de la consommation. Les connaiss
ances sur les
animaux ont évolué depuis Descartes, mais nos comportements si peu ! Alors tentons de devenir responsables.
Dictionnaire horrifié de la souffrance animale
Alex
andrine Civard-Racinais
190 pages, Editions Fayard
Prix indicatif : 12 euros
Photo : © Thierry Racinais
clara-tsarine 18/12/2010 à 14:56:59
je trouuuve que c'est une exelentte idée mais je sais pas si il aurra beaucoup de suces pck les gen qui s'en foutent des animaux ne l'achtterons pas et ceux qui les aimes aurons une apréanssiion -- des hoeurs-- enfin c'estun avis personnel mais C'est tres bien de déénoncer la cause animal. moi il y a quelques temps j'ai "cris un livre qui se nome -- le sort des animaux -- et je l'ai fais lire a toute ma familles et certains ont changés d'opignon ! j'ai donc gagné mon ' pari '
clarine3873 15/12/2010 à 19:11:54
Bravo à cette journaliste qui dénonce les horreurs que subissent nos amis les animaux.
Je ne suis pas (encore) végétarienne, mais je tiens compte des conditions de vie de ce qu'il y a dans mon assiette, après tout, je fais un jardin, et je parle à mes plantes...
Aussi je n'achète que des oeufs 0 ou 1, et mon budget n'en souffre pas beaucoup.
Comportons nous comme des humains responsables.
Angelka 14/12/2010 à 17:02:07
louphelie 10/12/2010 à 23:31:39
nadine9 10/12/2010 à 18:37:06
ourse 10/12/2010 à 17:34:40
une véritable éthique de la consommation ? cela relève pratiquement de l'utopie !!
tant que la valeur essentielle de notre planète sera l'argent il n'y aura pas de salut pour le monde animal !
on va bien jusqu'à se faire de l'argent avec des morceaux d'humains dans les trafics d'organes ... alors les animaux !!
en attendant je ne mange pratiquement pas de viande et n'achète pas d'oeufs de poules exploitées en batteries !