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Protection

Vers une meilleure protection des Jaguars et Eléphants d’Asie

Migrateur, l'éléphant d'Asie se déplace dans différents pays... ce qui le rend vulnérable. ©Gautam Arora /unsplash

Les 130 pays réunis à la 13e Conférence des Parties de la Convention des espèces migratrices ont voté pour une protection renforcée de l’éléphant d’Asie, du jaguar et d’autres espèces en danger d’extinction. 30millionsdamis.fr revient sur les menaces qui pèsent sur ces animaux, dont les déplacements les rendent particulièrement vulnérables.

Les animaux ignorent les frontières. Évident en apparence, ce constat n’en est pas moins problématique, surtout lorsque des pays voisins n’accordent pas le même statut de protection à l’espèce… C’est le cas de l’éléphant d’Asie, dont 60 % de la population se trouve en Inde, mais qui circule également au Bangladesh, au Bhoutan, au Myanmar (ex Birmanie) ou encore au Népal. Lors de la 13e Conférence des Parties de la Convention sur les espèces migratrices (CMS) à Gāndhīnagar en Inde (15-22 février 2020), les 130 pays membres ont adopté à l’unanimité une protection renforcée du pachyderme asiatique, placé en « Annexe I ». Victime du braconnage pour son ivoire et sa peau, de la fragmentation de son habitat, des conflits de territoire avec les humains ou encore des collisions avec les trains, l’éléphant d’Asie est en effet classé « En Danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

« Un formidable élan de protection envers une espèce majeure »

« Hautement migrateur, l'éléphant d'Asie est en danger dans une grande partie de son aire de répartition, essayant de survivre dans un habitat en constante diminution, dégradé et fragmenté, a déclaré Mark Simmonds, du comité scientifique de l’ONG Humane Society International (HSI), cité par la BBC. Sa protection serait considérablement améliorée si les pays concernés collaboraient pour relever ces défis, et pour éviter les conflits auxquels ils sont souvent confrontés lorsqu'ils migrent sur de longues distances à la recherche de nourriture et d'un abri. » « Un élan formidable se dessine en faveur de la protection de cette espèce majeure, se réjouit de son côté Matt Collis, directeur de la politique internationale de l’association IFAW, par communiqué. Les décisions prises aujourd’hui dans l’intérêt de l’éléphant d'Asie contribuent à garantir que les animaux et les hommes cohabitent harmonieusement là où ils sont chez eux ».

Autre espèce animale concernée par les dangers de la migration, le jaguar bénéficiera lui aussi d’une protection renforcée dans son aire de répartition, qui s’étend de la bordure sud des États-Unis et du Mexique jusqu’au nord de l'Argentine, en passant par l’Amérique centrale. Au cours des 100 dernières années, l’espèce a perdu près de 40 % de son habitat. Si la plupart des pays où il est rencontré ont déjà mis en place des mesures de protection à des degrés divers, le félin reste toutefois menacé par la déforestation et par le braconnage. Selon Rebecca Regnery, directrice adjointe du groupe de protection des animaux chez HSI, l’intérêt est de fixer un cadre juridique international : « Cela fournira des opportunités de financement accrues pour […] freiner la destruction de l'habitat, maintenir les principaux corridors de migration et lutter contre les crimes », affirme-t-elle.

Des espèces en danger critique d’extinction

Outre les espèces emblématiques que sont l’éléphant d’Asie et le jaguar, la Convention des parties sur les espèces migratrices a également prévu des mesures de protection pour l’albatros des Antipodes, classé « En danger » par l’UICN, ainsi que pour le requin longimane et l’outarde à tête noire, classés « En danger critique d’extinction »… soit le dernier palier avant l’extinction totale en milieu sauvage. L’Annexe I de la Convention, sur laquelle figurent à présent ces animaux, en interdit la capture (sauf exceptions précises) et impose d’éviter tout obstacle à leurs déplacements. Les pays signataires devront toutefois préciser les mesures à mettre en œuvre, et surtout conclure des accords avec les pays non signataires. L’urgence extrême devrait motiver les pays à agir !