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Coup de coeur

Médiation animale auprès d’enfants victimes de traumatismes

Troubles envahissants de l’apprentissage, problèmes de comportement… nombreuses sont les situations dans lesquelles la médiation animale s’avère bénéfique. (Illustration) ©iStock photo

L’association Résilienfance – soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis – propose depuis une quinzaine d’années des séances de médiation animale destinées aux enfants, adolescents et familles. La psychologue clinicienne Sandie Belair explique à 30millionsdamis.fr le bénéfice de cette thérapie pour des enfants victimes de traumatismes.

Parler de l’animal, avant de parler de ses soucis… Sandie Belair, psychothérapeute et co-fondatrice de l’association Résilienfance, intervient régulièrement auprès d’enfants victimes de troubles de l’attachement ou de maltraitance. Son objectif : les aider à rebondir malgré leurs traumatismes – une faculté appelée "résilience" – à travers des séances et des ateliers avec un chien ou un cheval. « La médiation animale consiste à faire agir un binôme animal/professionnel, explique la jeune femme. Le chien est un excellent partenaire pour créer une "niche thérapeutique", c’est-à-dire une forme de sécurité, avant de travailler sur les traumatismes enfouis de l’enfant ».

L’animal « ne juge pas, ne trahit pas »

 

La médiation animale doit se faire au bénéfice à la fois de l’enfant et du chien, qui doit trouver du plaisir dans la relation.
Sandie Belair

Troubles envahissants de l’apprentissage, problèmes de comportement associés à une déficience mentale… nombreuses sont les situations dans lesquelles la médiation animale peut s’avérer bénéfique. « Pour certains enfants, ce n’est pas pertinent, nuance Sandie Belair. Mais pour d’autres, c’est un véritable catalyseur pour s’épanouir. » La psychothérapeute évoque le cas d’un enfant sourd du CESDA Richard Chapon (Bordeaux), qui n’avait jamais pu participer aux sorties en raison de ses difficultés : « Un jour, ses accompagnants ont pensé que le contact avec le cheval pourrait lui être bénéfique, se souvient-elle. Aujourd’hui, cela fait 3 ans qu’il chevauche régulièrement. Non seulement cela l’apaise beaucoup, mais cela a aussi permis à toute l’équipe de le voir différemment. »

Avec le psychologue, l’animal est bien sûr un complément essentiel à ce type de thérapie. Dubaï, un Golden retriever âgé de 11 ans, accompagnait Sandie au cours de nombreuses séances dans des établissements spécialisés. Comme tous les chiens d’assistance, il a vécu en famille d’accueil avant de rejoindre sa maîtresse : « Son histoire fait parfois écho à celle de certains enfants, ce qui est aussi l’occasion d’évoquer des souvenirs, observe-t-elle. La complicité avec l’animal est très importante. L’enfant sent que Dubaï a confiance en moi, et il peut se dire : "si le chien lui fait confiance, alors peut-être que moi aussi je peux". L’animal, quant à lui, ne juge pas et ne trahit pas. »

Un bénéfice pour l’enfant et le chien

Après 10 années de travail, le vaillant Dubaï a pris sa retraite en juin 2018. « Comme j’exerce aussi en libéral, il vient toujours avec moi, sinon il s’ennuie. Mais les enfants comprennent qu’ils ne peuvent plus le solliciter comme avant, confie la psychothérapeute. L’animal n’est pas une baguette magique, il a ses limites ! La médiation animale doit se faire au bénéfice à la fois de l’enfant et du chien, qui doit trouver du plaisir dans son travail. » Rester attentif aux signaux d’alerte de l’animal ; savoir arrêter une activité si celui-ci ne se sent pas bien ; stopper tout comportement susceptible de le mettre en échec… sont autant de règles d’or.

Avec le soutien financier de la Fondation 30 Millions d’Amis – une aide qui permet aux établissements de santé(1) de bénéficier de davantage de séances – Sandie Belair poursuit son travail, encouragée par l’enthousiasme de ses patients et les résultats tangibles obtenus. « Les enfants me disent souvent que leur copain Dubaï les a bien aidés, d’autres me font des dessins en écrivant "merci" ! », sourit la jeune femme, qui prévoit d’approfondir, avec l’Institut Petite Enfance Boris Cyrulnik, ses réflexions scientifiques autour de la médiation animale(2).

(1) Parmi les établissements qui ont bénéficié des séances figurent notamment l’Institut médico-éducatif (IME) « Les Joualles » (33) – qui accueille des enfants atteints de déficience mentale et de troubles associés, ainsi que plusieurs Instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques (ITEP) de la région, dédiés aux enfants "efficients" mais souffrant de troubles envahissants de l’apprentissage.

(2) « La médiation animale auprès d'enfants victimes ou comment un binôme psychologue-chien peut accompagner un processus résilient », mémoire soutenu en décembre 2018.

Commenter

  1. Bandy86 26/09/2019 à 12:36:58

    Les animaux sont de vrais thérapeutes, par leur fidèlité et leur amour. C'est une des raisons pour laquelle nous leur devons le respect.

  2. kenzoamour 25/09/2019 à 13:11:42

    Les animaux non seulement bénéfiques pour les enfants qui ont un handicap mais aussi pour tout le monde de part leur fidélité et un amour inconditionnel !

  3. pouguy 24/09/2019 à 17:21:50

    l'animal est le plus fidèle, il ressent des choses que nous humains ne sentons pas, certaines personnes guérissent sans médicaments mais grace à la volonté de l'animal