La députée UMP des Hautes-Alpes Henriette Martinez a déposé une proposition de loi visant à mettre en place "un plan de gestion du loup", alors que se déroulait, jeudi à Gap, le procès d'un chasseur comparaissant pour destruction d'une espèce protégée après avoir tué une louve.
PARIS, 18 fév 2010 (AFP) - La députée UMP des Hautes-Alpes Henriette Martinez a déposé une proposition de loi visant à mettre en place "un plan de gestion du loup", alors que se déroulait, jeudi à Gap, le procès d'un chasseur comparaissant pour destruction d'une espèce protégée après avoir tué une louve.
Mme Martinez propose notamment que les éleveurs et les bergers titulaires d'un permis de chasse ainsi que les chasseurs soient autorisés à "tirer le loup en cas de rencontres fortuites d
ans la pratique de leurs activités".
Cette autorisation ne vaudrait que pend
ant la période légale de la chasse, d
ans la limite d'un quota fixé et des territoires définis par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture.Pour justifier sa proposition de loi, Mme Martinez fait valoir que depuis la réapparition du loup, en 1992, d
ans le massif du Merc
antour, cette espèce protégée s'est développée en Fr
ance (180 loups présents d
ans neuf départements) alors que la survie de l'espèce est assurée à partir de la présence de 120
animaux, estime-t-elle.
"Il est temps", dit-elle, "de mettre en place un pl
an de gestion du prédateur" qui, selon ses propositions, serait établi pour cinq
ans conjointement par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture, fixerait le principe d'un "quota national de prélèvements" et définirait des zones d'abattage.
Ce pl
an se ferait en concertation avec le Groupe National Loup qui a déjà reçu l'autorisation de tirer pour les éleveurs et les bergers mais d
ans des conditions "insuffis
antes", selon Henriette Martinez.
La députée cite par ailleurs un bil
an de 992 attaques de loups fais
ant 3.161 victimes
animales pour la seule
année 2009. Elle considère aussi que "le loup menace la pratique du pastoralisme avec des graves conséquences pour l'élevage mais aussi pour la survie de la biodiversité de la montagne".
Jeudi, plus d'un millier de personnes ont défilé d
ans les rues de Gap pour soutenir un chasseur jugé pour avoir tué une louve, espèce protégée, et dem
ander le droit à se défendre contre le c
anidé.
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