Le nombre de tigres de Sibérie, l'un des plus grands félins au monde, a fortement diminué, selon une étude recensant leur population en extrême-orient russe publiée mercredi, et les chercheurs en rendent responsable le braconnage.
WASHINGTON, 25 nov 2009 (AFP) - Le nombre de tigres de Sibérie, l'un des plus grands félins au monde, a fortement diminué, selon une étude recensant leur population en extrême-orient russe publiée mercredi, et les chercheurs en rendent responsable le braconnage.
L'observation pratiquée sur un territoire de 23.500 km2, a permis de recenser seulement 56 de ces
animaux, selon cette étude menée par la Wildlife Conservation Society (WCS) américaine, le gouvernement russe et des org
anisations non-gouvernementales.
Cela représente une baisse de 41% du nombre d'individus par rapport à une moyenne de 95 tigres observée sur 12
ans d
ans ce secteur situé au coeur de leur habitat et qui occupe environ 15% de leur zone totale de peuplement, selon l'étude.
Les chercheurs en ont "déduit qu'il existe un déclin général" du nombre de tigres de Sibérie, a indiqué le porte-parole de la WCS, Stephen Sautner. Les auteurs du rapport attribuent ce déclin principalement à l'augmentation du braconnage, qui concerne non seulement les tigres eux-mêmes, tués pour leur fourrure et leurs os, utilisés en médecine traditionnelle, mais aussi les
animaux qu'ils chassent.
Des études sont menées chaque
année pour détecter des ch
angements d
ans la population des tigres de Sibérie. Des études plus complètes sont menées moins fréquemment, en raison des difficultés imposées par le climat sibérien. Le tigre de Sibérie est un
animal discret dont le peuplement est réparti sur un territoire très vaste.
Une étude couvr
ant l'ensemble de la zone de peuplement de l'
animal en avait recensé 400 en 1996, et la suiv
ante en 2005 en avait recensé 500. "Ils n'ont jamais constitué une espèce abond
ante. Mais ils ont fait un retour depuis les
années 1940 où il n'en restait plus que 30", souligne M. Sautner.
La Russie a mis en oeuvre des mesures pour protéger l'espèce, interdis
ant sa chasse en 1947. La nouvelle baisse de leur population est "une piqûre de rappel pour dire que les efforts de conservation de l'espèce ne sont pas suffis
ants pour protéger les tigres de Sibérie", a commenté Dale Miquelle, de la WCS, principal auteur de l'étude.
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