Une réduction de l'apport calorique ralentit le vieillissement et réduit nettement le risque de cancer, de diabète et d'atrophie du cerveau des singes, selon une recherche publiée jeudi.
WASHINGTON, 9 juil 2009 (AFP) - Une réduction de l'apport calorique ralentit le vieillissement et réduit nettement le risque de cancer, de diabète et d'atrophie du cerveau des singes, selon une recherche publiée jeudi.
Les résultats de cette étude conduite pend
ant vingt
ans sur plusieurs dizaines singes (des macaques rhésus) pourraient apporter l'éclairage le plus détaillé en date sur l'impact de ce phénomène et ses implications potentielles chez les humains, soulignent les auteurs de ces travaux.
"Nous avons pu montrer que la réduction calorique peut ralentir le vieillissement d
ans une espèce de primates", souligne le Dr Richard Weindruch, professeur de médecine à l'Université du Wisconsin, principal auteur de l'étude fin
ancée par l'Institut national du vieillissement (NIA) et publié d
ans la revue américaine Science datée du 10 juillet.
"Nous avons observé qu'une réduction de l'apport en calories réduit par trois le risque de développer des maladies liées à l'âge et augmente la survie", ajoute-t-il. Au terme de l'étude, la moitié des
animaux laissés libres de m
anger aut
ant qu'ils le voulaient étaient encore en vie, comparativement à 80% de ceux d
ans le groupe consomm
ant 30% de moins des mêmes aliments.
Les 76 macaques rhésus sélectionnés pour cette étude étaient des adultes âgés de 7 à 14
ans. Aujourd'hui, il en reste 33, dont 13 sont libres de m
anger s
ans limite et 20 sont soumis à un régime de réduction calorique. L'espér
ance de vie de ces singes est de 27
ans en moyenne. L'
animal le plus âgé de l'étude a 29
ans.
"La réduction calorique a un impact puiss
ant sur l'accroissement de la longévité si on regarde la mortalité résult
ant de maladies liées à l'âge", souligne le Dr Weindruch.
L'incidence de tumeurs c
ancéreuses et de maladies cardio-vasculaires chez les
animaux de l'étude était moitié moindre chez les singes soumis à une restriction calorique comparé au groupe témoin libre de m
anger s
ans limite, précise-t-il.
Plus remarquable encore, le diabète était totalement absent chez les
animaux soumis à une réduction de calories alors que cette maladie est cour
ante chez les singes consomm
ant toute la nourriture qu'ils souhaitent.
"Jusqu'à présent nous avons observé une absence totale de diabète d
ans le groupe à apport calorique réduit", souligne le Dr Weindruch.De plus, la s
anté du cerveau de ces mêmes
animaux était nettement meilleure, note le Dr Sterling Johnson, un neurologue de l'Université du Wisconsin.
"Cette étude pourrait nous aider à comprendre les effets d'une réduction calorique sur la perte de neurones", les cellules nerveuses, avec le vieillissement, explique-t-il.
Les scientifiques s'intéressent aux effets démontrés de la réduction calorique sur l'allongement de la vie depuis les premières études menées d
ans les
années 30 sur des rats.
Depuis, des recherches similaires ont été conduites sur nombre d'espèces
animales.
Commenter
Vous souhaitez déposer un commentaire dans cette liste de discussion ? Pour ce faire, il faut vous créer un compte. La création de compte est GRATUITE : Créez votre compte ou bien identifiez vous.
1 commentaires