<![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> fr <![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> Fri, 14 Dec 2018 09:53:23 +0100 <![CDATA[Corrida : chute de la fréquentation confirmée en Espagne !]]>

Des arènes qui continuent de se vider en Espagne... Nouveau coup dur pour le monde taurin après la confirmation de la chute de la fréquentation des corridas, selon des données communiquées par le Ministère espagnol de la Culture.

Les « spectacles » tauromachiques ont été désertés par quelque 850 000 spectateurs... en 8 ans ! D’après cet « annuaire statistique annuel », 3,62 millions d’aficionados ont assisté à une corrida entre 2014 et 2015.  En comparaison, ils étaient 4,55 millions lors de la saison 2007-2008. La chute est donc vertigineuse. « Ce n’est pas une surprise mais c’est une excellente nouvelle, se réjouit Irene Sacido, porte-parole du parti animaliste espagnol (PACMA). Il y a un fort désintérêt de la corrida en Espagne qui se confirme. Et cela continuera. »

Perte colossale de spectateurs

La perte colossale de spectateurs a un effet immédiat sur les organisations de "spectacles" tauromachiques, réduits de 16,4% en seulement 4 ans, passant de 1 858 (2013) à 1 553 (2017). En elles-mêmes, les corridas sont passées de 428 à 387 sur la même période, soit une baisse de 9,6%. « Nous notons cette érosion depuis plusieurs années déjà, explique Roger Lahana, président de l'association No Corrida. La corrida recule partout ! Mais le fait qu’elle subisse une telle chute en Espagne s’avère être très symbolique. »

Comme l’avait déjà indiqué 30millionsdamis.fr dans une précédente enquête sur l’agonie de la corrida (16/03/2018), les raisons de ce déclin sont d’ordre économique et de désintérêt social. « Aujourd’hui, 95% des Espagnols disent ne pas ou plus vouloir assister à une corrida, rappelle Roger Lahana. A ce désintérêt, on peut ajouter une ringardisation de la pratique, notamment chez les jeunes. Cette tendance se note notamment dans les régions les plus tauromachiques comme l’Andalousie. Un tel désamour du public fait que plusieurs petites villes retirent leurs subventions car cela coûte trop cher. Il y a un rejet profond qui à terme sera fatal à la corrida. »

Pour les taurins français la crainte est réelle

En France, où des statistiques analogues à nos voisins espagnols ne sont pas disponibles (du fait que la corrida ne dépend d’aucun ministère et ne fasse plus partie du patrimoine immatériel depuis 2016, NDLR), les taurins s’inquiètent également de l’avenir de leurs pratiques d'un autre âge. Et pour cause, 74% des Français réclament l’interdiction de la corrida selon un sondage Ifop pour la Fondation 30 Millions d’Amis (2018). « Il existe une crainte réelle chez les taurins, affirme Thierry Hély, président de la Fédération des luttes pour l’abolition des corridas (FLAC). Ils en ont conscience. Même s’ils sont extrêmement opaques quant à la fréquentation, de nombreux articles témoignent d'arènes à moitié vides. Ils reconnaissent qu’il y a un vieillissement préjudiciable. » Pour rappel, 12 départements français permettent encore la tenue corrida, 10 en accueillent actuellement.

Espagne et France, des réalités différentes

Toutefois, l’exemple français est difficilement comparable avec le cas espagnol où le sujet de la corrida est un véritable débat national. « En Espagne, la corrida est un sujet partout depuis 4 siècles, souligne Roger Lahana de No Corrida. Tous les Espagnols se sentent concernés. En France, même si la majorité de l’opinion publique est contre, ce n’est pas un sujet majeur. L'obstacle principal auquel nous sommes confrontés, c’est que cela ne concerne que 10% du territoire. Paradoxalement, c’est en partie pour cela qu’il n’y a pas de réelle avancée politique sur le sujet même si de nombreuses personnalités souhaiteraient l’interdire. »

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<![CDATA[Le poulet d'aujourd'hui, symbole de l'impact de l'homme sur la nature (étude)]]>

"Le poulet d'élevage moderne est méconnaissable par rapport à ses ancêtres ou à ses congénères sauvages", explique à l'AFP Carys Bennett de l'université de Leicester en Angleterre, coauteur de l'étude mettant en avant "un squelette surdimensionné, une composition chimique des os et une génétique distinctes". Originaire d'Asie du Sud-Est, le poulet a été domestiqué il y a environ 8.000 ans mais ce n'est qu'à partir des années 1950 et la recherche de rythmes de croissance très élevés que les poulets d'élevages ont rapidement formé une nouvelle espèce morphologique, précise l'étude.

"Il n'a fallu que quelques décennies pour produire une nouvelle forme d'animal contre des millions d'années normalement", précise Jan Zalasiewicz, également de l'Université de Leicester et coauteur de l'étude. Recherché pour sa chair et ses oeufs, le poulet est actuellement la viande la plus consommée dans le monde : aujourd'hui la planète en héberge 23 milliards. "La masse totale des poulets domestiques est trois fois supérieure à celle de toutes les espèces d'oiseaux sauvages réunies", fait remarquer Carys Bennett.

S'ils permettent de nourrir une large partie de l'humanité, les poulets d'élevage d'aujourd'hui sont également un bel exemple de la façon dont nous modifions les organismes vivants qui se développent sur la Terre et "un marqueur potentiel de l'Anthropocène", la période actuelle marquée par l'influence de l'homme sur les processus terrestres, notent les chercheurs. Une évolution "tragique si l'on considère les conséquences pour ces oiseaux", précise Carys Bennett.

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<![CDATA[Urgence Hiver 2018 : faites un cadeau vital pour les animaux des refuges]]> « Faites un cadeau vital pour un animal qui va passer l’hiver en refuge », c’est l’appel lancé par la Fondation 30 Millions d’Amis pour aider des milliers de chiens et de chats sur Urgencehiver.fr
(11/12/2018). En tant que premier partenaire des refuges, notre mission chaque hiver est de protéger leurs pensionnaires du froid, de la faim, des maladies et de leur donner les meilleures conditions pour se reconstruire et espérer trouver une famille aimante.

Après les nombreux abandons de cet été et tous les animaux sauvés de la maltraitance, les refuges sont surchargés. Durant toute la saison hivernale, avec la baisse des températures, les conditions de vie sont plus rudes et les besoins de ces structures sont plus importants. Malheureusement, ils manquent de moyens financiers pour tenir toute la saison et assurer le bien-être de leurs petits protégés.

30 000 chiens et chats en souffrance ont besoin de vous

Comme Bandit et Pelote, ils sont près de 30 000 chiens et chats en souffrance à avoir besoin en urgence de votre soutien. Nourriture enrichie, soins vétérinaires, chauffage… pour les fêtes, vous pouvez offrir un cadeau vital à ces animaux qui leur permettra d’être protégés du froid, de la faim et des maladies.

Par exemple, avec un don de 35 € (soit 11,90 € après déduction fiscale), vous offrez une nourriture enrichie durant 2 mois à un chien ou un chat afin de permettre aux organismes fragilisés de mieux se défendre. Un don de 65 € (soit 22,10 € après déduction) participe aux frais d’électricité, d’entretien et de travaux des boxes : il est en effet essentiel de chauffer les abris de jour comme de nuit mais aussi de rénover les refuges pour qu’ils puissent faire face aux intempéries cette saison.

Grâce à votre mobilisation, la Fondation 30 Millions d’Amis pourra ensuite redistribuer cette aide aux 250 refuges qu’elle soutient dans toute la France. Notre mission ne peut se faire sans vous, n’attendez plus !

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<![CDATA[Captivité des cétacés dans les parcs aquatiques : 7 Français sur 10 sont contre ! ]]> À la veille de leur rencontre avec le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy (12/12/2018), l’association C’est Assez ! et les fondations 30 Millions d’Amis et Brigitte Bardot révèlent à quel point les Français veulent tourner définitivement le dos à la captivité des cétacés à des fins de divertissement.

Selon un sondage Ifop pour ces organisations de protection animale, 7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des dauphins et des orques dans des parcs aquatiques. Pourtant en France, quatre parcs (Marineland à Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin Center à Tahiti) poursuivent leur « show » au mépris du bien-être animal.

Le statu quo du gouvernement dénoncé

Les défenseurs des animaux demandent donc à la France de légiférer et de prendre des décisions audacieuses pour mettre fin à ces parcs, à l’instar de la Croatie, la Slovénie, l’Inde ou encore le Costa Rica, et notamment l’interdiction immédiate de la reproduction des cétacés dans ces parcs aquatiques. Les ONG feront valoir leurs arguments au ministre de la Transition écologique et solidaire lors d’un rendez-vous le 12 décembre 2018.

Depuis l’annulation – pour vice de procédure – par le Conseil d’Etat en janvier 2018 de l’ambitieux arrêté ministériel pris par Ségolène Royal en mai 2017 qui permettait l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques dans les delphinariums (ce qui signifiait à terme la fin de la captivité de ces animaux, NDLR), les associations de protection animale dénoncent un statu quo du gouvernement dont les cétacés sont les victimes.

La création de sanctuaires marins encouragée

Alors que leurs cousins sauvages parcourent plus d’une centaine de kilomètres par jour, les mammifères marins confinés dans des bassins souffrent de graves troubles psychologiques liés à leur captivité. Les parcs aquatiques privent ces animaux à la structure sociale complexe de la possibilité de tisser des liens affectifs profonds et essentiels avec leurs proches. Par ricochet, leur santé physique est aussi affectée. Perte de poids, ulcères à l’estomac ou encore vulnérabilité aux infections réduisent leur espérance de vie.

Le sondage Ifop révèle également qu’une écrasante majorité de nos concitoyens (86 %) estiment que le gouvernement devrait au contraire encourager et accompagner la création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir ces cétacés captifs et les réhabituer à la vie sauvage. Une position sans appel !

Le sort des ours polaires dans les zoos méditerranéens

Par ailleurs, interrogés sur la présence d’ours polaires dans les zoos situés dans des régions méditerranéennes, 82 % des personnes interrogées y sont fermement opposées. Les trois organisations de protection animale remettront à François de Rugy une pétition de plus de 210 000 signatures réclamant le transfert des ours Raspoutine et Flocke du Marineland d’Antibes (06) vers un parc davantage adapté à leur physiologie, dans le nord de l’Europe par exemple.

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<![CDATA[Mise en place de la première étiquette « bien-être animal »]]> Si les œufs de poule bénéficiaient déjà d’un code allant de 0 (œuf bio) à 3 (œuf de poule en cage), aucun équivalent n’existait jusqu’à présent pour les autres produits d’origine animale, viande et produits laitiers. Les consommateurs sensibles aux conditions d’élevage et d’abattage des bêtes n’avaient donc aucune indication leur permettant de choisir les alternatives les plus éthiques. C’est désormais chose faite, du moins, pour le poulet de chair. Après deux ans de réflexion avec trois associations de protection animale (CIWF, LFDA et OABA) et avec des éleveurs, le groupe Casino (Monoprix, Naturalia, Franprix, Leader Price…) vient de lancer son propre référentiel.  Un site internet dédié présente la démarche.

Des contrôles externes indépendants

Au total, 230 critères ont été retenus pour évaluer le bien-être animal. Parmi eux, figurent à la fois des moyens mis en œuvre, tels que la densité d’élevage, l’accès à un espace extérieur, les soins apportés, la durée du transport de la ferme à l’abattoir ou encore le mode d’abattage (avec ou sans étourdissement), mais aussi les résultats de ces actions (comportements observés). Pour chacun de ces critères, une note est accordée sur la base de contrôles externes indépendants réalisés tous les ans auprès des opérateurs (éleveurs, abattoirs, etc.). A cette note va correspondre le niveau en vert sur l’étiquette, de A (« supérieur ») à D (« standard »).

Si Casino endosse pour l’instant la responsabilité de cet étiquetage, le groupe compte bientôt passer le relais : « Nous réfléchissons actuellement à la mise en place d’une structure associative permettant de porter la démarche d’étiquetage du bien-être animal et d’intégrer de nouveaux acteurs souhaitant étiqueter leurs produits selon le référentiel établi », explique par communiqué Matthieu Riché, Directeur de la Responsabilité Sociale d'Entreprise. Le groupe ambitionne que son référentiel puisse servir de base à un équivalent au niveau national ou européen.

La jungle des étiquetages

« Cet étiquetage va permettre d’encourager les consommateurs à privilégier des achats plus respectueux du bien-être animal et de valoriser le travail des éleveurs engagés sur le sujet », se réjouit Amélie Legrand, Responsable des affaires agroalimentaires de CIWF France. Toutefois, la Fondation 30 Millions d’Amis regrette que les exigences se reportent sur les acheteurs – qui devront frayer leur chemin dans la jungle des étiquetages (Agriculture biologique, Label rouge, etc.) – plutôt que sur la réglementation.

En mai 2018, le projet de loi EGalim (agriculture et alimentation) avait été vidé de la plupart des mesures en faveur des animaux : vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs, interdiction de l’abattage sans étourdissement, de la castration à vif des porcelets ou encore des cages pour les poules ou les lapins… Depuis octobre, une initiative citoyenne lancée par CIWF à laquelle participe la Fondation 30 Millions d’Amis vise à bannir les cages de l’Union européenne : objectif, réunir 1 million de signatures.

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<![CDATA[Carlo Di Antonio : « Je crois à la nécessité d’un ministère dédié au bien-être animal »]]> Permis de détention d’un animal de compagnie, peines maximales allant jusqu’à 15 ans de prison et 10 millions d’euros d’amende en cas de maltraitance, vidéosurveillance dans les abattoirs, interdiction de l’élevage de poules pondeuses en cages ou encore interdiction des delphinariums… Le Code du Bien-être animal wallon devient incontestablement une référence en Europe. Carlo Di Antonio, ministre du Bien-être animal depuis 2014, revient sur les raisons de cette réussite tout en appelant à une véritable « contagion » en faveur des animaux au niveau européen.

Quel élément a été le déclencheur de ce Code du Bien-être animal ?

Carlo Di Antonio. Quand j’ai pris mes fonctions, j’ai reçu des dizaines de cas de maltraitance, des histoires extrêmement douloureuses. Nous avons constaté que la thématique autour du bien-être animal faisait énormément réagir. Il a fallu organiser tout cela et créer un formulaire de plaintes. Et le premier acte était de légiférer contre les maltraitances… Il y avait urgence.

Précisément, comment lutter contre les maltraitances ?

L’un des problèmes majeurs rencontrés était la lutte contre les récidivistes. Nous avons donc décidé de mettre en place un permis de détention d’un animal : un permis que chaque citoyen aura d’office mais qui pourra être retiré en cas de conviction de maltraitance sur un animal. C’est quelque chose de novateur et qui, je l’espère, permettra de dissuader des abandons ou des violences. 

 

J’espère qu’il y aura une contagion positive en Europe. Carlo Di Antonio, Ministre du Bien-être animal wallon.

Comment expliquez-vous la réussite des avancées pour le bien-être animal ?

Le fait que la compétence ne soit pas attachée à un autre ministère comme celui de l’Agriculture, par exemple, me semble avoir été essentiel. Cela permet de prendre davantage de recul sur les sujets et de s’y consacrer entièrement. Les citoyens nous attendent sur ce sujet. La visibilité a également eu un effet positif. De plus en plus de communes agissent sous la pression de leurs administrés. C’est une caisse de résonnance importante.

Votre modèle est-il transposable en France ?

Tout n’est pas transposable. J’imagine que la régionalisation des compétences est spécifique chez nous (il existe un ministre du bien-être animal en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles, NDLR). Cependant, je crois à la nécessité d’un ministère dédié. Je suis très fier d’entendre des milieux internationaux nous prendre en exemple. J’espère qu’il y aura une contagion positive en Europe.

Quel regard portez-vous sur la politique française en matière de bien-être animal ?

Je connais relativement peu la situation française. Mais je peux dire qu’il est très compliqué d’avoir un interlocuteur : entre le ministère de l’Écologie et celui de l’Agriculture, il est difficile d’identifier les compétences.

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<![CDATA[P&O Ferries devant la justice pour avoir refusé de transporter de la volaille destinée à la chasse]]> En juin, P&O a décidé de ne plus transporter sur ses bateaux "des animaux destinés à la chasse". Un coup dur pour les entreprises Gibovendée et Envol de Retz, pour lesquelles l'exportation de la volaille en Grande-Bretagne représentait en 2017 l'équivalent de 11,7 millions de livres de chiffre d'affaires (environ 13 millions d'euros). Les deux sociétés, spécialisées dans la reproduction de faisans et de perdrix, ont attaqué la compagnie maritime pour "discrimination". Le délibéré sera rendu le 20 décembre.

"Nous ne pouvons pas nier qu'une grosse partie de notre production est envoyée à des éleveurs qui l'utilisent comme gibier pour les parties de chasse. Mais notre activité est parfaitement légale", a souligné jeudi le PDG de Gibovendée, Denis Bourasseau. En 2015 déjà, Brittany Ferries avait décidé de cesser sa collaboration avec les exportateurs à la suite d'une vidéo publiée par la Ligue contre les sports cruels, qui dénonçait le sort des poussins faisans et perdrix destinés à la chasse en Grande-Bretagne.

"Si on perd tous nos transporteurs les uns après les autres, c'est la liquidation judiciaire", a affirmé Me Alexandre Varaut, avocat de la partie civile. "A Gibovendée, cela représente 150 emplois et une quarantaine d'éleveurs". Pierre-Emmanuel Fender, conseil de P&O Ferries, a quant à lui soutenu que la compagnie maritime avait "toute latitude" sur le fait de transporter ou non des animaux vivants et sur ce qui pourrait nuire à l'image de l'entreprise. "Toutes les entreprises veulent être proches de leurs clients et de leurs valeurs. Et les valeurs de nos passagers, c'est aussi le bien-être animal", a-t-il dit. Britany Ferries et DFDS Seaways France sont eux aussi poursuivis par les deux exportateurs pour les mêmes motifs.

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<![CDATA[Michel Drucker : « Les animaux me sont indispensables »]]>

Les confidences de Michel Drucker aux caméras de l'émission 30 Millions d'Amis.

30millionsdamis.fr : Dans votre nouvel ouvrage qui parle notamment de votre envie et de vos secrets pour rester jeune, vous trouvez quand même le moyen d’évoquer les animaux. Est-ce un sujet que vous ne pouviez pas éluder ?

Michel Drucker : Les animaux sont trop présents dans ma vie pour que je les élude. Ce sont des êtres vivants qui me sont indispensables. De plus, quand je dis « il faut du temps pour rester jeune » (titre du livre, ndlr), les animaux nous permettent justement de rester jeunes. Ils sont un anti-stress et c’est tant mieux car le stress n’arrange pas la santé : le stress négatif, l’angoisse, ça fait venir les rides plus vite ! Tous mes chiens ont toujours été avec moi à la télévision, toujours ! Quand j’anime en public, savoir que mon chien est à côté de moi pendant les émissions, ça me rassure.

Comment les animaux font-ils vous sentir jeune ?

Moi qui suis quelqu’un de plutôt anxieux de nature, je dois dire que les chiens sont des médicaments magnifiques. C’est très important, on ne dit pas assez à quel point les animaux sont des bons médecins, à leur manière. C’est pour ça que dans le temps, dans la durée, être accompagné par un chien aide justement à durer et à traverser le temps.  

Comment Isia, votre chienne, fait-elle pour vous rassurer ?

Elle me calme, me regarde, me comprend, m’enlève mon inquiétude, et dédramatise toutes les situations. Elle est d’ailleurs à mes pieds pendant que je vous parle et se pelotonne contre moi si besoin. Le chien comprend plein de choses et il les sent. Mon chien sent quand je suis stressé, quand je suis nerveux ou inquiet. Il est fébrile de façon très étonnante.
Quand je suis au travail par exemple, à la différence des écrivains qui ont souvent besoin de chats tout près d’eux quand ils écrivent, moi j’ai besoin de mon chien : Isia est toujours à mes côtés.

"Il faut du temps pour rester jeune"
(éditions Robert Laffont).

Vous disiez dans l’émission 30 Millions d’Amis que vous aimeriez que vos animaux vivent plus longtemps…

C’est ça qui est compliqué : un chien passe une quinzaine d’années maximum dans notre vie. Olga, n’a passé que 10 ans dans ma vie et même si Isia n’a que 7 ans et n’est donc qu’à la moitié de la sienne, je redoute déjà ce moment terrible. J’aimerais tellement qu’ils vivent aussi longtemps que nous ! Par exemple, j’ai 4 ânes en Provence et ça me rassure qu’eux vivent au moins 30 à 35 ans.

Quel est votre meilleur souvenir de vos passages dans l’émission 30 Millions d’Amis ?

Le passage Olga dans l’émission 30 Millions d’Amis, est un bon souvenir. Olga restera un des chiens clés de ma vie, elle était extraordinaire ! Je me souviens aussi du reportage avec mes whippets, notamment Zaza, qui a passé de longues années à la télévision avec moi. Tous mes chiens ont eu droit à 30 Millions d’Amis, y compris le refuge LI-ZA que la Fondation 30 Millions d’Amis aide de façon très généreuse chaque année. A chaque fois que les caméras sont venues chez moi, on était contents avec ma femme de montrer combien les chiens sont heureux chez nous.

Il y a désormais une rubrique dédiée aux animaux dans votre émission Vivement Dimanche : était-ce une volonté de vous engager davantage ?

Je voulais absolument faire évoluer l’émission, que la chaîne (France2, NDLR) avait suspendue pendant 2 ans. Quand ils m’ont demandé de la reprendre, j’ai absolument voulu consacrer une rubrique hebdomadaire aux animaux. J'ai donc demandé à Chanee de l’association Kalaweit (dont la Fondation 30 Millions d’Amis est partenaire, NDLR) de m’envoyer un petit duplex toutes les semaines. Il est en alternance avec la vétérinaire Hélène Gateau, que je connaissais bien. Grâce à elle, on a parlé des renards, des chiens de bergers, des oies, de la condition animale, de la façon dont on traite les animaux. Je suis très content de cette rubrique !

Aujourd’hui la cause animale prend-elle plus d’importance ?

Les animaux occupent de plus en plus de place dans nos vie et avec mon épouse Dany Saval on se battra jusqu’à la fin de notre vie pour que les animaux soient réellement considérés comme des êtres vivants sensibles et non pas comme des objets. Ils souffrent comme nous, s’inquiètent comme nous et il ne faut pas se leurrer, ils comprennent beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine, ils ont une intelligence fulgurante ! Il est vrai qu’il y a encore beaucoup à faire mais ce qui me fait plaisir c’est que les intellectuels, ceux qui étaient éloignés de la cause animale, se sont manifestés. De plus en plus, les gens découvrent que les animaux ont été négligés, martyrisés pendant des siècles et méritent qu’on se rattrape maintenant !

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<![CDATA[Chasse à courre : une femme qui tentait de sauver un cerf piégé dans un étang, prise à partie]]>

Ce Samedi 1er décembre 2018, au cœur de la forêt de Rambouillet dans les Yvelines, les étangs de Hollande accueillent une scène barbare - et malheureusement habituelle - de chasse à courre. Encerclé par des chiens déchaînés, un cerf à demi-noyé lutte contre la mort à quelques mètres de la rive. Témoin de cette scène de carnage, une membre du Collectif anti vénerie AVA entre dans l’eau, éloigne courageusement les chiens et soulève le cerf par ses bois afin de maintenir sa tête hors de l’eau.

La violence de la scène a été filmée

Sur les berges, les chasseurs relancent leur meute vers l’animal, toujours dans les bras de celle qui tente à tout prix de le protéger. Stoppés à la fois par les suiveurs mais aussi par la gendarmerie, les membres d’AVA ne peuvent intervenir. Au bout d’une vingtaine de minutes, harcelée de toutes parts, la femme est contrainte de sortir de l’eau et d’abandonner l’animal à la merci des chiens. Il se noiera, achevé par les veneurs. Le déroulement des évènements sera filmé par les défenseurs des animaux, occasionnant l’ire des chasseurs.

Les défenseurs des animaux accusés de « provoquer » les chasseurs

« Vous arrêtez de filmer maintenant. Est-ce que c’est clair ? […] On a été gentils je pense, ça suffit maintenant. Dégagez ! », s’énerve l’un des suiveurs devant la caméra du collectif AVA, pendant que le cadavre du cerf est chargé dans un véhicule. Loin de tempérer la situation, la gendarmerie invective les défenseurs des animaux : « Vous dégagez. C’est clair ? Je ne veux plus voir personne. Ils sont en train de charger le cerf, point barre. […] Vous faites quoi avec votre caméra ? Vous les provoquez, Monsieur, c’est de la provocation ! », accuse-t-il.

Déjà en janvier 2018, le collectif AVA avait filmé et partagé l’agonie d’un cerf noyé par des veneurs dans une rivière dans l’Oise. Alors que de nombreux pays interdisent déjà la chasse à courre, en France, plusieurs propositions de loi dans ce sens ont été rejetées. La pétition lancée par la Fondation 30 Millions d’Amis réclamant l’abolition de cette tradition cruelle d’un autre âge a déjà recueilli plus de 161.000 signatures.

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<![CDATA[Souffrance animale : Chanel se détourne des peaux exotiques mais pas (encore) de la fourrure]]>

Crocodiles, lézards, serpents et raies ne seront plus élevés ni tués pour approvisionner les boutiques Chanel en sacs et autres articles de maroquinerie. Une information reprise par le WWD aux Etats-Unis et en France par le Figaro. Pour la Fondation 30 Millions d’Amis, le fait mérite d’être salué, même si les raisons qui ont motivé cette décision prennent peu en compte la souffrance animale.

« Chez Chanel, nous évaluons en permanence nos filières d'approvisionnement afin de nous assurer qu'elles répondent à nos exigences en matière d'éthique et de traçabilité. Or, il nous est de plus en plus difficile de nous procurer des peaux exotiques - crocodile, lézard, serpent et galuchat [peau de poissons cartilagineux tels que les raies, NDLR] - correspondant à nos exigences en matière d'éthique », a justifié froidement Bruno Pavlovsky, Président des activités « mode » de la marque en marge d’un défilé à New York.

Quid de la fourrure ?

La marque fondée par Gabrielle « Coco » Chanel répond pourtant à une demande de plus en plus insistante de la clientèle pour qui la souffrance animale est devenue un critère dans le choix des vêtements et des accessoires. Elevés dans des conditions ignobles, les mammifères et reptiles dont on récupère la peau ou la fourrure vivent le plus souvent enfermés. Blessés par les barreaux de leurs cages et rendus fous par le manque d’espace, leur triste existence s’achève brutalement par électrocution, gazage ou empoisonnement, quand ils ne sont pas dépecés vivants. Toutefois, la Fondation 30 Millions d'Amis s'indigne que l'engagement de Chanel ne s'étende pas à un arrêt total de l'utilisation de la fourrure, à l’instar d'autres marques comme récemment Jean-Paul Gaultier, Gucci, Versace et Furla en mars 2018. Contactée par 30millionsdamis.fr sur ce point, l'enseigne n'a pas donné suite à nos sollicitations.

Un flou total sur les étiquettes

Concernant les difficultés relatives à la "traçabilité" évoquée par Chanel, force est de constater que, dans ce domaine, le flou règne. S’il est déjà problématique pour une marque de vérifier l’éthique de ses fournisseurs, le consommateur final, lui, ne dispose d’aucune information de cet ordre sur ses achats… en dépit de quelques astuces pour décrypter les étiquettes. Le plus sûr reste donc de préférer les marques qui refusent clairement la fourrure et les peaux exotiques : elles sont désormais de plus en plus nombreuses dans le secteur du luxe comme dans celui du prêt-à-porter.

Quant à la fausse fourrure, de même que les nouvelles alternatives aux peaux, elles offrent de belles perspectives à une mode éthique. « Nous allons privilégier la création, beaucoup le savoir-faire, les finitions, pour obtenir des objets d'exception à partir de matières nobles dont nous maîtrisons complètement le sourcing [la provenance, NDLR] », a confirmé Bruno Pavlovsky.

A l’échelle de l’U.E., la Fondation 30 Millions d’Amis demande, à travers une pétition qui a déjà recueilli 300 000 signatures, la fermeture de tous les élevages d’animaux pour la fourrure .

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