<![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> fr <![CDATA[30 Millions d'Amis - Dernières News]]> Tue, 17 Jul 2018 14:14:25 +0200 <![CDATA[Chiens brachycéphales : les éleveurs ont-ils joué aux apprentis sorciers ?]]> Bouledogue français ou anglais, shih-tzu, boxer, carlin, terrier de Boston ont en commun d’être atteints du syndrome dit « brachycéphale » et d’être à la mode ! Ces chiens à crâne raccourci et à la face écrasée ont des caractéristiques qui leur donne un aspect spécifique ; un « charme » particulier dont ils paient le prix. « Ce sont des chiens à la mode car ils ont un faciès enfantin, explique le docteur vétérinaire Cyrill Poncet, l’un des plus éminents spécialistes de la question. Ils sont victimes des conséquences d’une sélection génétique qui vise à les rendre plus prisés au mépris de leur santé. »

© Instagram Hugh Jackman

So people !

Ainsi, de nombreuses stars telles Lady Gaga, Hugh Jackman ou encore George Clooney, s’affichent avec leur bouledogue ou autres brachycéphales, entretenant le succès de ces chiens et, de ce fait, leur souffrance. « C’est une mode qui ne passe pas, note le vétérinaire Marc Leclerc, auteur de conférences sur le sujet. La demande se révèle être de plus en plus forte et les éleveurs y répondent. Ces races, créées par l’homme, sont le prototype de l’animal de compagnie car ce ne sont ni des chiens de chasse, ni de garde, ni des terriers… »

Utilisés dans les combats de taureaux

Une attirance pour les brachycéphales qui ne date pas d’aujourd’hui. Au 16e siècle déjà, les nobles utilisaient les chiens au museau le plus aplati pour les combats de taureaux. D’où leur appellation : contraction anglo-saxonne de « bull », le taureau, et de « dog », le chien. « Les bulldogs étaient des chiens très sportifs, rapporte le Dr Poncet. Leur tête plus aplatie leur permettait d’avoir une meilleure emprise sur le museau du taureau ainsi qu’une emprise au sol plus efficace. Quand les combats de taureaux ont été interdits au Royaume-Uni en 1835, ces chiens sont devenus des animaux de compagnie. »

Une sélection génétique aux conséquences cliniques inquiétantes

Plus tard, le roi d’Angleterre Charles 1er, passionné par les chiens, était régulièrement accompagné de ce qu’on appelait « un épagneul nain », qui deviendra le cavalier King Charles. Puis le carlin et le pékinois firent leur apparition dans les cours royales. Depuis plusieurs dizaines d’années, « la sélection génétique s’est poursuivie dans le mauvais sens, accentuant les caractéristiques morphologiques de ces animaux et laissant apparaître des conséquences cliniques inquiétantes », complète le Dr Poncet.

Sensibilisation et prévention

 

S’ils ne sont pas traités, leur taux de mortalité est supérieur aux autres.

 

Dr Leclerc

Narine plus obstruées, palais plus court, la morphologie des brachycéphales les fragilisent : problèmes respiratoires accrus, ronflements, fatigue cardiaque, problèmes gastriques, tendance à l’obésité, résistance amoindrie à la chaleur… Les maîtres doivent tenir compte de ces difficultés au quotidien, notamment en période estivale où les brachycéphales peinent d'autant plus à respirer à cause de la chaleur.
Si les maîtres qui choisissent ces races sont de plus en plus conscients des problèmes qui y sont liés, il reste beaucoup à faire en termes de sensibilisation et de prévention. « On recommande un dépistage entre 1 an et 18 mois, prévient le Dr Marc Leclerc. Les conséquences du syndrome ne sont jamais présentes chez le jeune. C’est après que l’animal commence à souffrir. S’ils ne sont pas traités, le taux de mortalité de ces chiens est supérieur aux autres. Il est essentiel d’agir avant les fortes chaleurs. »

Opération au laser

En matière de chirurgie pour soulager au mieux ces chiens, des progrès ont été réalisés : « Nous avons commencé les opérations au laser il y a dix ans, détaille Cyrill Poncet. Avant, il y avait 20 à 30 % de risques de mort post-opératoire. Aujourd’hui, ils ne sont plus que de 1,1 %. ». L’intervention consiste le plus souvent en « une ouverture des narines afin de favoriser le flux d’air et en une modification de la conformation », précise le praticien. Sur le long terme, c’est la prévention qui prévaut. « Il faut faire comprendre aux éleveurs que ces chiens hyper-typés présentent des risques pour leur santé, prévient le spécialiste. Il est nécessaire d’en passer par là si l’on veut espérer inverser la tendance. »

Les carlins, comme tout brachycéphales, ont des problèmes de santé principalement d'ordre respiratoire. © Pixabay.com


Une espérance de vie réduite de moitié

Récemment, un chien brachycéphale a fait les gros titres dans la presse. C’était le cas de Kokito, un bouledogue français placé dans le compartiment à bagages de la compagnie United Airlines qui est mort étouffé. « La longueur de leur peau entraîne des pathologies cutanées puis des problèmes récurrents d’ordre respiratoires, analyse le vétérinaire Cyrille Poncet. Ceci est étroitement lié à leur conformation. Nous considérons aujourd’hui que l’espérance de vie de ces animaux est divisée par deux lorsque les difficultés respiratoires sont présentes. » La plupart des compagnies aériennes ont interdit les animaux brachycéphales à bord de leurs appareils.

Nombre de chiens brachycéphales identifiés en France (Source : ICAD 2017)

  • Bouledogue Français  166 253
  • Shih-Tzu                      105 093
  • Boxer                            73 929
  • Carlin                            29 150
  • Bulldog                          23 254
  • Terrier de Boston            5 826
     

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<![CDATA[Delphinariums : ces pays qui ont eu le courage de les bannir]]> Le dauphin Femke à l’agonie devant les visiteurs du Parc Astérix, l’ours polaire Raspoutine écumant de bave au Marineland d’Antibes… La douleur des animaux en captivité dans les delphinariums est de plus en plus décriée par une opinion publique qui refuse cette souffrance. Pour autant côté gouvernement, c’est : « les chiens aboient, la caravane passe » … L’arrêté ministériel ambitieux pris par Ségolène Royal en mai 2017 qui permettait l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité a été annulé par le Conseil d’Etat, fin janvier 2018. Depuis, statu quo !

Les quatre parcs aquatiques présents dans l’Hexagone (Marineland à Antibes, Planète Sauvage près de Nantes, le Parc Astérix à Plailly et le Moorea Dolphin à Tahiti) poursuivent donc leur « show » au grand dam des associations de protection animale et au mépris du bien-être animal. Il suffirait pourtant de se tourner vers l’étranger pour (enfin !) mettre un terme à ce triste spectacle.

Outre-manche, la disparition par la restriction

Le Royaume-Uni est l’un des premiers pays européens à avoir mis fin à la captivité des dauphins et cétacés par la mise en place de normes extrêmement restrictives, obligeant les delphinariums à fermer leurs portes en 1993 sans que cela soit interdit pour autant. Face aux nombreux décès d’animaux observés au zoo de Londres, l’association « Blue » s’est très fortement mobilisée, empressant le gouvernement de John Major [1er ministre britannique à l’époque, NDLR] à se pencher sur le sujet. « Ces restrictions sont une réponse à une étude menée par des experts sur le cas des delphinariums, nous apprend Cathy Williamson, responsable à Whale and Dolphin Conservation, une ONG britannique. Ces derniers ont examiné si les delphinariums se justifiaient du point de vue de l’éducation et de la conservation des espèces. » Le célèbre Flamingoland, près de York dans le Nord-est du pays, dernier bastion des enceintes aquatiques, ne se remet pas des mesures drastiques imposées par le pays et est contraint de fermer ses portes.

13 pays européens ont franchi le pas

Au sein de l’UE, la France a un train de retard. Nos voisins semblent en effet se préoccuper davantage du bien-être des cétacés. C’est notamment le cas de la Croatie qui a décidé d’agir contre la captivité des animaux aquatiques en juillet 2009 suite à un rapport la jugeant néfaste. Il y est désormais interdit de garder des cétacés à des fins lucratives. En Finlande, c’est le désintérêt des habitants pour les spectacles qui condamne les delphinariums en 2016.

Les autres pays de l’Union ayant contraint les spectacles à disparaître sont : l’Autriche, Chypre, l’Estonie, la Lettonie, la Hongrie, le Luxembourg, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, l’Irlande et la Finlande.  « L’interdiction de la captivité est de deux types, explique Florian Sigronde, porte-parole de l’association C’est Assez. Soit elle passe par une prohibition réglementaire, ce que nous prônons en France avec la Fondation 30 Millions d’Amis. C’est le cas de la Slovénie et la Croatie qui ont interdit les delphinariums par la loi. Soit, on met en place des normes spécifiques les obligeant à fermer, comme au Royaume-Uni. Cette pratique dissuade leur création. »

Le Costa Rica, le Chili et l’Inde, les fers de lance

 

340 delphinariums dans une soixantaine de pays dans le monde. C'est Assez !

A l’instar du Royaume-Uni, de nombreux pays dans le monde ont mis en place des normes tellement prohibitives qu’elles empêchent la tenue des spectacles. C’est le cas du Brésil ou du Nicaragua.
Au Chili, la capture, l’importation, la commercialisation et l’exhibition des cétacés en captivité sont tout bonnement prohibées depuis 2005. Les manchots et les otaries sont également concernés afin de tuer dans l’œuf le trafic d’animaux aquatiques. Le pays sud-américain est suivi par le Costa Rica qui, la même année, interdit la captivité des baleines et des dauphins. Le pays va même très loin en inscrivant dans la loi des normes concernant les activités d’observation et de tourisme. Plus tard, l’Inde va encore au-delà en accordant dès 2013 aux dauphins le statut de « personne non humaine. » La conséquence est dévastatrice pour les industries de loisirs qui souhaitaient créer des delphinariums.

Toutefois, le mouvement doit encore progresser. « On dénombre 340 delphinariums dans une soixantaine de pays dans le monde dont 34 dans 14 Etats membres de l’Union européenne, rappelle Florian Sigronde. Cela représente plus de 2000 dauphins captifs, plus de 50 orques et plus de 220 belugas. » La France contribue donc à la souffrance de ces animaux. Pourtant, ce ne sont pas les exemples vertueux proches de nous qui manquent, et dont nous serions bien inspirés de suivre…

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<![CDATA[Plan Biodiversité : pourquoi on est (encore) loin du compte ? ]]>

Un symbole fort... mais insuffisant. Alors que l'Assemblée nationale doit décider de l'inscription de l'enjeu environnemental dans l'article 1er de la Constitution, la mention proposée par Nicolas Hulot fait débat, à l'instar de son plan Biodiversité et ses 90 mesures.

Une mention purement symbolique

« La République agit pour la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques. » Telle est la déclaration que le ministre d'État, numéro 2 du gouvernement, propose d'inscrire dans la Constitution. Présentée comme un pas en avant car elle est hissée de l'article 34 à l'article 1er, cette mention en laisse bon nombre sur leur faim : « C'est bidon, tranche Paul Cassia, professeur des universités en droit public. Qu'elle soit dans l'article 34 ou 1er, cela aurait la même valeur juridique. C'est d'autant plus risible que cette phrase ne fait que répéter ce qui existe déjà dans l'article 2 de la Charte de l'environnement de 2004. Ce dernier a même plus de poids. »

 

Cette mention dans l'article 1er, c’est de la pure com’! Paul Cassia, professeur des universités en droit public

Cet article, qui a valeur constitutionnelle depuis 2005, explique que « toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement ». Autant dire que l'efficacité juridique de cette inscription paraît très faible. « C'est de la pure com', condamne Paul Cassia. S'il voulait vraiment faire avancer la cause de la biodiversité, [N. Hulot] aurait inscrit une jurisprudence plus sévère ». Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, l'ajout de cette mention reste pourtant « fondamental ». Selon lui, « c'est hautement symbolique, mais cela peut permettre d'éveiller les consciences. Comme ce fût le cas pour la reconnaissance de l'animal comme être sensible dans le Code civil », réforme portée et obtenue par la Fondation 30 Millions d'Amis en 2015 et dont on mesure aujourd'hui toute la portée.

Extinction des espèces : un plan ambitieux mais fragile

Selon Nicolas Hulot, « entre 40 et 50% du vivant pourrait avoir disparu de la surface du globe au milieu du siècle ». L'alerte du ministre de la Transition écologique et solidaire traduit le danger qui pèse sur notre biodiversité, à l'échelle mondiale et nationale. Si le plan Biodiversité fait des propositions concrètes – comme la création de 20 réserves en France d'ici 2022, un décret pour protéger des habitats naturels à la fin de l'année, voire des plans nationaux multi-espèces d'ici 2020 – l'inquiétude demeure sur sa véritable concrétisation.

« J'ai peur que nous n'assistions qu'à une déclaration de bonnes intentions, s'inquiète Allain Bougrain-Dubourg. Qu'il y ait de l'ambition, c'est important ; les associations sont prêtes à accompagner la démarche. Mais ce plan comporte des lacunes. Cela me sidère qu'il n'y ait pas un mot sur la chasse. De même, il serait bien d'impliquer les agriculteurs car l'on sait que l'agriculture intensive est responsable de l'extinction de certaines espèces. Encore faudra-t-il que le monde agricole joue le jeu. Nous verrons à l'usage. »

Le budget ne suit pas...

600 millions d'euros de crédits d'Etat supplémentaires sont prévus sur quatre ans par le gouvernement. « Pour protéger au mieux la biodiversité, il faut deux choses : du courage politique et des moyens financiers, rappelle Allain Bougrain-Dubourg. Quand nous voyons que le Plan climat se jauge en milliards d'euros et que celui sur la biodiversité n'alloue que 600 millions d'euros sur 4 ans, il y a un énorme décalage. »

 

Pour protéger la biodiversité, il faut du courage politique et des moyens financiers. Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO.

La répartition du budget total prévoit 150 millions d'euros pour rémunérer les agriculteurs qui contribueront au « suivi de la biodiversité » ; 200 millions d'euros alloués au développement du bio tandis que les 250 millions d'euros restants devraient servir à la restauration de milieux naturels. Un total insuffisant qui n'est pas en adéquation avec l'ambition du projet selon les associations. « Les 150 millions d’euros annuels par ce plan ne sont pas à l’échelle de ce qu’on demandait, regrette Pascal Canfin, directeur de la WWF France. Une partie de ces sommes sera prise sur les budgets des agences de l’eau ou ont déjà été annoncées. »

Un plan qui dépend aussi de l'Europe

L'autre point faible de ce plan Biodiversité : il ne dépend pas que de la France. C'est notamment le cas pour l'agriculture où le dernier mot sera donné par l'Europe et sa politique agricole commune. « Avec l'Allemagne, nous sommes les deux pays moteurs de l'Europe, estime Allain Bougrain-Dubourg. Il y a beaucoup d'échanges pour obtenir de bons accords. Mais quand j'apprends que chez nous, les représentants des agriculteurs vont s'abstenir de voter une saisine pour la nature en ville*, cela m'inquiète profondément. Nous ne sommes jamais loin du double discours. » En résumé, si l’existence d’un Plan Biodiversité est en soi une avancée majeure, le manque de moyen et le poids des lobbys devraient malheureusement mettre à mal son efficacité.

*Le Conseil économique social et environnemental a voté une saisine (11/07/2018) pour « La nature en ville : comment accélérer la dynamique ? »

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<![CDATA[1 an de prison ferme pour avoir éviscéré un chien…]]> « Si on le tuait, ce serait marrant » ! Ce sont les propos terribles - relatés par la presse - des deux prévenus qui comparaissaient devant le Tribunal correctionnel de Béthune (9/07/2018) pour « acte de cruauté ». Reconnus coupables d’avoir tué un chien au couteau et de l’avoir éviscéré en mai 2018 à Liévin (62), ils sont condamnés à un an et neuf mois de prison ferme et sont maintenus en détention. La peine est assortie d’une interdiction définitive de détenir un animal.

Des peines qui sont en deçà des demandes du procureur qui avait requis « la peine maximum car nous avons affaire au summum de la cruauté envers un animal ». « Il s’agit tout de même d’une excellente décision », estime Maître Xavier Bacquet, avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis

Les maitres du chien étaient quant à eux suspectés de complicité car ils n’ont pas empêché cet acte odieux. Le mari, qui n’était pas présent le jour des faits, a été relaxé mais sa femme a écopé de quatre mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de 24 mois avec obligation de soins, de travail et indemnisation des parties civiles.

Rappel des faits

Le 2 mai 2018, un chien de race cane corso appelé Little Boy était retrouvé mort près d’un terril avec de multiples plaies et un œil crevé, par un promeneur. Son corps était lardé de 8 coups de couteau sur les flancs et transpercé par un pieu.

La veille, lors d’une soirée organisée au domicile des maîtres du chien, deux pères de famille de 38 et 47 ans avaient décidé de tuer le chien « pour rire ». Selon leur avocat, ils étaient sous l’emprise de l’alcool et de drogues.

L’autopsie du cadavre de l'animal avait révélé un poids de 37 kg, alors qu’il aurait dû en peser environ 65. Selon la presse locale, le couple s’était rendu compte qu’il était incapable d’assumer et d’élever un tel animal, le nourrissant parfois de tartines de Nutella… Ils auraient donc demandé à leurs amis de s’en débarrasser, d’autant que la femme en avait peur.

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<![CDATA[Le chiot laissé pour mort près d’une falaise était vivant]]> Son histoire a tenu en haleine tout un village ! Difficile d’imaginer ce qu’a ressenti le pauvre Alpha, un border collie de 4 mois à peine, perdu et esseulé dans la nature montagneuse près du Broc, dans les Alpes-Maritimes. Sauvé après deux jours de recherches intensives, le chiot, probablement abandonné près d’une falaise de 70 mètres de haut, a été retrouvé sain et sauf (09/07/2018).

Des aboiements persistants

Tout commence quand les pompiers sont alertés par un habitant du Broc : des aboiements persistants de chien provenant de la falaise du Moulinet, près du village, se font entendre. Face à la mobilisation d’élus et de riverains, les sapeurs-pompiers engagent des recherches pour trouver l’animal en détresse. La zone, particulièrement dangereuse, nécessite la mise en place d'un dispositif composé de spécialistes d’intervention en milieu périlleux. Malheureusement, les escaladeurs n’entendent plus le moindre bruit quand ils s’approchent de la falaise.

« Tout le monde le croyait mort »

La fouille se poursuit toute la soirée et personne ne parvient à localiser le chien. Tout le village retient alors son souffle. Au grand dam des habitants, les pompiers rentrent bredouilles...  Les recherches sont abandonnées et chacun pense au pire :« Tout le monde le croyait mort », explique Marine du collectif de bénévoles Upa 06 (Urgence pour un animal). Mise au courant de cette mésaventure par les articles de presse de Nice Matin, la jeune femme de 31 ans se rend sur place accompagnée de deux autres personnes et de la chienne Coyote. « Quand on a appris l’abandon des recherches on a décidé d’y aller, explique la bénévole. Des voisins nous ont renseignés mais il n’avait jamais été vu sur la falaise. On a alors rebroussé chemin de l’autre côté de la colline. » 

Une véritable course contre-la-montre

C’est alors que le chiot s'est remis à gémir et aboyer. « Les cris reculaient ce qui signifiait qu’il bougeait, détaille Marine. Ils venaient de la forêt. On a suivi ses plaintes. On entendait qu’il était épuisé et désespéré. A chaque fois qu’on approchait, il fuyait tout en appelant à l’aide. Il s’est alors réfugié dans un vallon. Et là on a décidé de l’encercler avec Coyote pour l’attirer. Ça a fonctionné. On a rampé dans les ronces et on a pu l’attraper ! Il était terrorisé. »

Après sa mésaventure, Alpha est à la recherche d'une famille /©upa06

 

A la recherche d’une famille aimante

L’association ASA 06 prend alors Alpha en charge et le soigne. « Il avait plein de puces, tiques et des vers intestinaux, raconte Cécilia, une responsable de l’association. A son arrivée, il respirait très fort. Il a complétement déstressé aujourd’hui. Le pauvre a probablement dû être abandonné. Il a été traumatisé. Nous sommes vraiment soulagés. Cela doit être dur de passer autant de temps dans un environnement inconnu. C’est beau de voir autant de moyens mis en œuvre pour le retrouver. »

Le courageux border collie recouvre peu à peu ses moyens. 

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<![CDATA[Frappée régulièrement parce qu’elle faisait des « bêtises »]]>

Enregistrement sonore pouvant heurter la sensibilité, filmé par des témoins.

A la suite de plusieurs signalements attestant de la violence répétée à l’encontre d’une chienne, la Fondation 30 Millions d’Amis est intervenue en urgence à Abbeville (80), dans la Somme, pour la délivrer. « Elle était détenue par un couple. L’homme a admis que sa femme avait des accès de violence lors desquels elle battait Gabi régulièrement parce qu’elle n’était pas sage et faisait des bêtises… », rapporte Flore, enquêtrice à la Fondation.

Un état de santé préoccupant

Âgée de 7 ans, la pauvre chienne a été retrouvée dans un très mauvais état : très maigre, infestée de parasites internes, les griffes longues… Des éléments qui montrent clairement qu’elle n’était pas nourrie ni sortie régulièrement. « Gabi était aussi déshydratée, elle a dû être perfusée toute une nuit. Elle souffrait d’une inflammation de l’intestin qui provoquait du sang dans les selles. Enfin, elle avait 2 plaies à la patte, des automutilations qu’elle s’inflige à cause du stress », explique l’enquêtrice.

La chienne, très craintive en présence de ses maîtres, n’a pas caché sa joie une fois sortie de cet enfer ! « Dans la voiture, elle s’est montrée extrêmement gentille et elle nous a couvert de bisous ! », raconte Flore.

Placée en lieu sûr

Elle a été mise en sécurité dans un refuge soutenu par la Fondation 30 Millions d’Amis ; entourée de l’affection des bénévoles, elle recouvre des forces petit à petit. Si vous souhaitez faire découvrir à Gabi ce qu’est un foyer aimant, n’hésitez pas à contacter la Fondation par mail à l’adresse : support@30millionsdamis.fr.

Une plainte pour actes de cruauté a été déposée à l’encontre des maîtres et la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie-civile.

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<![CDATA[Battu sur Snapchat, ce chien a pu compter sur la Fondation]]>

La vidéo du sauvetage de Marcus.

En mars 2018, une courte vidéo postée sur Snapchat suscitait de nombreuses réactions... On y voyait un homme tirer son chien par l’oreille et le secouer violemment. Traîné sur quelques mètres par le harnais, l’american staffordshire terrier était battu puis projeté contre une voiture. Dans une autre vidéo, l’animal apparaissait enfermé dans un lave-linge.

Prévenue, la Fondation 30 Millions d’Amis déposait immédiatement plainte pour « actes de cruauté » auprès du commissariat d’Aubervilliers (93). La Fondation 30 Millions d’Amis a pu secourir le chien accompagnée de la police d’Aubervilliers et de la pension Chez Jojo (03/07/2018).

Le molosse serait âgé seulement de 11 mois, selon son identification I-CAD, qui ne semble pas correspondre à sa race. Ce pauvre chien n’a connu qu’une vie de douleur avant d’être placé au refuge 30 Millions d’Amis de la Tuilerie (77).

« Ce type de chien est victime d’un phénomène en Ile-de-France et plus particulièrement en Seine-Saint-Denis. C’est un chien que l’on utilise pour se montrer en vidéo sur les réseaux sociaux. C’est à celui qui fera la vidéo qui buzz le plus ! Malheureusement, à chaque fois, ce sont les chiens qui trinquent… Ils sont victimes de la bêtise des réseaux sociaux et de la surenchère qu’on en fait. »  précise l’équipe Chez Jojo, intervenue avec les équipes de 30 Millions d’Amis.

Appel aux familles d’accueil

Il a rejoint le Refuge de la Tuilerie et se montre vraiment gentil malgré les mauvais traitements qu’il a subis. Secouru à temps et encore tout jeune,  il y a peu de risques qu’il devienne un jour agressif. Après une période d’adaptation et de surveillance au refuge, il pourra rejoindre une famille aimante.

N’hésitez pas à lui ouvrir votre cœur en devenant famille d’accueil le temps de la procédure. Une fois le jugement passé, il pourra être adopté définitivement. Appelez-vite le refuge de la Tuilerie au 01 64 00 15 45.

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<![CDATA[Bien-être animal : le Luxembourg en avance sur la France]]>

Un véritable bond en avant. Le Grand-Duché du Luxembourg vient de voter sa loi sur la protection animale, à l'unanimité. Cette dernière reconnait l'animal comme un « être vivant non humain doté de sensibilité en ce qu'il est muni d'un système nerveux le rendant apte à ressentir la douleur. » En France, le Code civil reconnaît depuis 2015 l'animal comme « un être vivant doué d'une sensibilité », grâce aux travaux et à l'action de la Fondation 30 Millions d'Amis, inspirant - sur ce point - de nombreux pays dans le monde. Si de nombreuses positions convergent entre les deux pays, nos voisins vont plus loin, notamment dans le domaine agricole.

Interdit de tuer les poussins et les veaux mâles

C'est une première ! Le Luxembourg innove en interdisant les mises à mort « pour des raisons purement économiques ». Les poussins mâles ne pourront donc jamais être tués « pour manque d'utilité économique ». « Cette mesure a été prise parce que les consommateurs ne veulent plus voir des bêtes tenues dans de mauvaises conditions ou des poussins broyés voire étouffés, explique Gusty Graas (Parti démocratique), le rapporteur de la loi portée par le ministre de l'Agriculture, Fernand Etgen. Nous aimerions que les consommateurs aient de nouveau confiance dans l'agriculture. Cette interdiction proactive va donc dans ce sens. » Il faut noter qu'au Luxembourg il n'existe en effet aucun élevage industriel de poules pondeuses.

 

On ne veut plus voir des bêtes tenues dans de mauvaises conditions ou des poussins broyés. Gusty Graas, rapporteur de la loi.

Pour rappel, l'extermination des poussins mâles est motivée par le fait qu'ils sont considérés comme inutiles aux couvoirs, contrairement aux femelles, conservées pour être vendues aux élevages de poules pondeuses. En France, c'est un sujet qui a été débattu par la représentation nationale, mais finalement écarté de la récente loi Egalim ; alors même que près de 50 millions de ces animaux sont tués chaque année. En plus des poussins mâles, les veaux mâles issus de vaches laitières seront également épargnés par la loi luxembourgeoise. « Il est également interdit d'élever des animaux uniquement dans le but de commercialiser leur peau ou leurs plumes », ajoute le député.

Transport des animaux : des formations pour le personnel

Le Luxembourg impose également davantage de rigueur concernant l'élevage et la détention d'animaux. Les conditions de confinement sont désormais définies tout comme les types d'animaux autorisés à être détenus. Pour les transports d'animaux, déjà réglementés par l'Europe, le pays va un peu plus loin. « Les transporteurs d'animaux agrées par les autorités luxembourgeoises doivent être organisés de façon à garantir la dignité, la protection de la vie et le bien-être animal, affirme Gusty Graas. Nous exigeons des formations pour le personnel des transporteurs d'animaux et des centres de rassemblement qui manipulent des animaux avant, pendant ou après le transport. »

Des sanctions (bien) plus importantes contre la maltraitance

3 ans d'emprisonnement et 200 000 euros d'amende. Telle est la sanction maximum inscrite dans la loi par le Luxembourg pour lutter contre la maltraitance animale. Même s'il est difficile de deviner dans quel cas cela sera appliqué, le seuil est bien plus élevé qu'en France où le non-respect de la loi peut entraîner jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende. En outre, les sanctions administratives au Luxembourg pourront permettre la fermeture sans délai d'un établissement s'il ne respecte pas les nouvelles dispositions de la loi sur la protection animale. « Le Luxembourg est un des premiers pays à introduire la reconnaissance légale de la dignité de l'animal qui doit être respectée par les personnes qui s'en occupent, conclut le rapporteur de la loi. Nous avons analysé la législation de plusieurs pays, comme la Suisse, et retenu les meilleurs éléments. »

Des critiques se sont toutefois élevées pour dénoncer les limites de la loi luxembourgeoise qui n'est pas inscrite dans la Constitution et sa légèreté concernant les tests à des fins scientifiques sur les animaux.

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<![CDATA[Polémique autour de la captivité d’un ours polaire au Marineland d’Antibes]]> « Un ours polaire n’a rien à faire en captivité ! » Alors qu’une vidéo de l’association C’est Assez ! montrant l’ours Raspoutine en train de baver au sein du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) provoque la colère sur les réseaux sociaux, le débat autour de la présence de l’animal loin de sa banquise naturelle fait rage. Face à l’ampleur de la polémique, le parc azuréen du Marineland d’Antibes - qui n’en est pas à sa première controverse - affirme que le comportement du plantigrade représente « des signes de rut des mâles lorsqu’ils sont en saison de reproduction et en présence d’une femelle en chaleur » ; avant d’ajouter que sa mission « est de conserver et de protéger les espèces menacées... et non l’inverse. »

Les images de Raspoutine ont choqué les visiteurs du Marineland d'Antibes et les internautes.

« Un ours n’a rien à faire à Antibes »

Des arguments que Rémy Marion, éminent spécialiste de l’animal et auteur de plusieurs ouvrages, dont Géopolitique de l’ours polaire (Edition Hesse, 2015), réfute. « Pour moi, ce n’est plus un ours polaire, tranche le chercheur. Quand ils sont en captivité, ils deviennent névrotiques. De dire que c’est pour protéger l’espèce face au réchauffement climatique est un argument fallacieux. S’il naît en captivité, il n’aura plus aucun contact avec son milieu naturel. Un ours n’a rien à faire à Antibes ! » Un milieu artificiel non adapté à son espèce : « Quand il fait chaud, dans la nature il peut se glisser dans l’eau glacée ou dans une tanière creusée dans le permafrost » rapporte-t-il. Rien de tout cela n’est évidemment possible sur la Côte d’Azur... 

Un point de vue partagé par le spécialiste Nicolas Dubreuil qui a observé plus de 300 ours polaires en liberté : « C’est vraiment une hérésie d’avoir des ours polaires en captivité, qui plus est dans nos régions, lâche-t-il. Il est important de comprendre qu’en captivité, les animaux peuvent changer de comportement. »

« Un état de frustration extrême »

La bave qui écume de la gueule de l’ours polaire peut être une conséquence de la chaleur, de la nourriture ou effectivement un signe qu’il est en rut ; même si la période des amours tombe davantage au début du printemps qu’à l’amorce de l’été. Si tel devait toutefois être le cas pour Raspoutine à Antibes, son comportement n’en est pas moins inquiétant. « Le fait que la femelle Flocke ne puisse pas s’enfuir ou éviter le mâle en rut peut amener un stress immense aux deux animaux, explique Rémy Marion. Dans leur milieu naturel, la femelle peut décourager un mâle si elle est indisposée et se déplacer sur la banquise. Le mâle et la femelle ont besoin de se jauger. Il doit y avoir comme un jeu de séduction. En captivité, ils se trouvent dans un état de frustration extrême, et peu importe l’espace que le parc met à leur disposition. »

L’ours polaire, une manne pour les zoos

Si l’animal est tant prisé par les parcs zoologiques, c’est qu’il représente un véritable intérêt économique. Celui à en avoir fait les frais, c’est l’ours Knut, utilisé par le zoo de Berlin comme attraction commerciale... jusqu’à sa mort à 4 ans sous les yeux des visiteurs, en 2011. La manne des produits dérivés à son effigie ont rapidement donné envie à d’autres zoos de suivre cette voie. Dans son texte Pour que l’ours polaire ne soit plus la vache à lait des zoos, paru sur Le Huffington Post en 2015, Rémy Marion rappelle que « les femelles ne retrouvent leurs jeunes qu’à l’âge de 3 mois. Lorsque les oursons sont exposés au grand jour, c’est un déferlement médiatique, au point que de grands médias nationaux se font l’écho d’un événement purement commercial, comme pour l’arrivée d’un nouveau produit sur le marché. Quand l’ours a grandi, il est échangé ou vendu à une autre structure qui cherche à développer son activité ou renforcer son attractivité. »

Selon les derniers chiffres de 2017, la population mondiale de l’ours se situe entre « 25 000 et 27 000 individus », d'après Rémy Marion. Ils sont « 306 » à être exposés dans les parcs animaliers dans le monde comme Raspoutine et Flocke. La pétition de C'est Assez ! pour transférer en Suède les ours polaires maintenus en captivité est en ligne et a déjà obtenu plus de 66 000 signatures. 

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<![CDATA[Iles Féroé : le massacre des baleines continue (presque) dans l’indifférence]]> Le Grindadráp, mauvais pour la santé ? Pour la première fois, les autorités de la santé publique de l’archipel ont pris fermement position sur la consommation de viande de dauphins-pilotes (aussi appelés baleines-pilotes). Pour le bien-être des cétacés ? Absolument pas ! « En manger [de la viande de dauphins, NDLR] est si problématique pour la santé des Féringiens que nous leur avons demandé de faire ce sacrifice culturel. Car c'est un sacrifice de ne plus consommer cette nourriture traditionnelle », explique Pál Weihe, Directeur du département de médecine et de santé publique sur l'archipel, à l'AFP.
 
Cette viande serait en effet impropre en raison de sa haute teneur en mercure et en polluants organiques persistants (POP) : ces substances affecteraient négativement le développement intellectuel et neurologique des Hommes et affaibliraient leur système immunitaire.
 
Les autorités de santé féringiennes avaient commencé en 1998 à alerter sur la viande de dauphins en demandant d’en limiter la consommation à un ou deux repas par mois. Dans le cas des femmes enceintes, il leur avait été demandé de s’abstenir complètement. En 2008, cette recommandation avait été étendue à l'ensemble de la population féringienne mais sans qu’elle soit suivie d’effets...

Grindadráp, tradition mortelle

Chaque année, l’eau vire au rouge sang. Suivant une tradition ancestrale, les Féringiens rabattent chaque été des familles entières de dauphins pilotes passant le long des côtes vers des criques. Une fois amenés vers la plage, ils sont brutalement tués à l’arme blanche où ils agonisent de longues minutes devant leurs congénères. Leur viande est ensuite distribuée à la population locale.
 
Cette tradition a encore de beaux jours devant elle : elle est légitimée par les autorités danoises sous couvert d'une sorte de dérogation culturelle accordée par le Danemark. De plus, elle continue d’être défendue par les politiques qui y voient une tradition écologique et respectueuse : « La question centrale du "grind", c'est que cela fait partie des ressources vivant dans nos eaux. Nous basons toute notre existence mais aussi notre État-providence moderne et ouvert sur le monde sur l'exploitation des ressources marines vivantes. Et nous considérons notre législation et tout notre système de chasse des cétacés comme le mode d'exploitation le plus durable qui soit », explique Høgni Hoydal, le ministre féringien de la Pêche.

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