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Paris, bientôt "abeilles friendly" ? (Vidéo)

Image d'illustration. © reluk - Fotolia.com

Une élue a proposé que Paris postule au label "bee-friendly". Bonne ou mauvaise idée ? 30millionsdamis.fr fait le point.

Edith Gallois, conseillère UDI du 13e arrondissement, souhaite que la capitale se porte candidate au label "bee-friendly". Une proposition adoptée à l’unanimité au conseil de Paris (16/03/2015). Concrètement, elle suggère d’installer des ruches dans les jardins publics ou sur les toits des immeubles. Elle envisage aussi de planter des arbres fruitiers et des plantes mellifères pour créer un écosystème "favorable au butinage". Objectif : faire de Paris "la première au Monde à être une ville "amie des abeilles" mais également une ambassadrice phare pour cette cause" d’autant que la France accueillera en décembre 2015 la conférence internationale sur les changements climatiques COP 21.

"Bee-friendly" : un label normalement réservé à des produits

Pour l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française), "En aucun cas, ce label ne peut être attribué à des ruches et l’installation de ruches ne constitue en aucune manière une des missions de l’association tel que mentionné ces derniers jours dans la presse. Néanmoins, avec cette opportunité nous réfléchissons à l’opportunité de créer un label "Abeilles sentinelles de l’environnement" pour les parcs et jardins."

Alors que la population des abeilles est en constante baisse et qu’elles sont menacées par de nombreux éléments (insecticides, conditions climatiques, prédateurs…), l’installation de ruches dans les villes pourrait-elle être bénéfique ? Cet hiver par exemple, les premiers chiffres montrent une mortalité pouvant aller jusqu’à 100 % dans certaines ruches de Charente et Charente-Maritime. Tous les projets qui pourront aider à augmenter la population d’abeilles et relancer les productions de miel sont donc bienvenus. En effet, les apiculteurs français produisent de moins en moins de miel chaque année : ils sont passés de 32 000 tonnes en 1995 à 15 000 tonnes en 2013.

De vraies citadines ?

Mais la vie urbaine est-elle vraiment adaptée aux abeilles ? "En ville, on trouve certes de la pollution atmosphérique, mais également davantage de biodiversité que dans les campagnes d’agriculture intensive, et finalement moins d’insecticides. Au total, il semble que les abeilles se portent mieux dans cet environnement, pourtant très artificiel" affirme Bruno Parmentier, ingénieur et auteur de "Nourrir l’humanité", dans un article d’Atlantico.fr.

 

En ville, on trouve davantage de biodiversité que dans les campagnes.

B. Parmentier - auteur de "Nourrir l'humanité"

Des propos corroborés par une étude de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) datant d’août 2014 qui montrait que les zones péri-urbaines étaient propices aux abeilles : "La grande diversité d’abeilles sauvages répertoriée au centre des villes montre que même des milieux très urbains avec une gestion appropriée peuvent être des milieux intéressants en terme d’écologie et de conservation pour sauvegarder cette faune et les relations mutualistes qu’elle entretient avec la flore sauvage et cultivée (pollinisation)."

A Paris, près de 300 ruches ont été installées depuis 1986. De nombreuses autres agglomérations en comptent notamment Lille, Lyon, Nantes ou encore Perpignan.

Pour l’instant, rien n’est encore acté entre Paris et l’UNAF pour l'obtention de ce label mais des discussions vont être engagées.

Et vous, que pensez-vous de l’installation de ruches en villes ? Venez en discuter sur notre forum.

 

En vidéo, des abeilles sur les toits de Paris :

Extrait de l'émission 30 Millions d'Amis diffusée le 9 novembre 2014 sur France 3 à 12h55.

Commenter

  1. Ardwen 28/03/2015 à 14:37:16

    Je trouve que c'est une très bonne initiative! Je possède moi-même trois ruches dans mon jardin, je conseille à tous ceux qui le veulent et ont une petite place de le faire! Accessoirement, protéger nos abeilles, cela revient, par défaut à protégéer aussi les butineurs sauvages, qui ont besoin des mêmes conditions de vie que l'abeille sauvage, et disparaissent aussi, en silence... Abeilles sauvages, bourdons, syrphes, papillons... et par effet domino, leurs divers prédateurs, oiseaux entre autre...