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Mexique : une colonie d'otaries en rébellion contre leur extinction

Le nombre d'otaries de Californie est passé de 500 à 700 individus en dix ans dans le sanctuaire de Los Islotes, au Mexique, alors qu'à plus grande échelle la population totale a diminué. ©Wonderlane -unsplash

Espèce menacée par le réchauffement climatique, des otaries ont trouvé un refuge dans une baie du golfe de Californie (nord-ouest du Mexique), où leur population augmente pour le plus grand bonheur des touristes qui s'abstiennent de les déranger pendant la saison des amours.

Le nombre d'otaries de Californie, également appelées "Lions de mer" (ou "loups de mer" en espagnol), est passé de 500 à 700 individus en dix ans dans le sanctuaire des eaux turquoises de Los Islotes, estime Hiram Rosales Nanduca, chercheur à l'Université autonome de l'Etat de Basse-Californie sud. Il s'agit de la "seule colonie dont la population est non seulement restée stable, mais qui a aussi légèrement augmenté", a-t-il ajouté, interrogé par l'AFP (15/10/2021). Autrement, la population totale des "Zalophus californianus" (leur nom savant) a diminué de 65 % entre 1991 et 2019, de 45.000 à 15.000 individus, d'après le Centre supérieur d'études scientifique et d'éducation de Ensenada (CICESE).

Un endroit où se reposer et se reproduire

Quels sont les secrets du micro-climat de Los Islotes ? Principalement des restrictions mises aux activités humaines (pêche et tourisme). Les otaries de Californie disposent ici d'un endroit où se reposer et se reproduire, ajoute M. Rosales Nanduca. Les opérateurs touristiques suspendent leurs activités pendant la saison des amours. Sinon, les visiteurs peuvent apprécier les otaries couleur gris et ocre, avec de larges moustaches, qui nagent aussi bien sur le dos que sur le ventre. Les tour-operateurs partent de l'Ile Espíritu Santo, à l'est de la baie de la Paz, à bord d'un bateau qui longe les massifs rocheux de la zone.

"C'est un peu effrayant, mais j'ai eu de moins en moins peur, et c'était incroyable", raconte à l'AFP une touriste américaine, Esmeralda Fonseca, qui a partagé l'expérience avec un groupe d'amies d'une vingtaine d'années. Arrivés à l'âge adulte, les phoques maintiennent leur distance avec les visiteurs, à la différence des plus jeunes qui s'approchent des touristes. "Ils sont intéressants, joueurs et drôles", sourit une jeune guide touristique, Jacqueline Ojeda. Avec un peu de chances, les touristes peuvent aussi apercevoir des dauphins, des orques et des baleines, selon la saison.

"La population a augmenté. Je crois que c'est bien mais on peut faire mieux. Nous devons faire preuve d'un peu plus de responsabilité et de soin", ajoute Jacqueline la jeune guide. L'archipel fait partie de la zone de protection de la flore et de la faune des îles du golfe de Californie, un site classé depuis 2005 au patrimoine mondial de l'Unesco.

(Avec AFP)