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Biodiversité

Des pandémies toujours plus meurtrières si l’Homme n’arrête pas de porter atteinte à la vie sauvage !

Face au risque accru de pandémies toujours plus meurtrières, les experts de l'IPBES préconisent de réduire drastiquement et urgemment les pressions humaines sur la biodiversité. ©AdobeStock

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité (IPBES) livre un scénario alarmant : les futures pandémies seront plus fréquentes et plus meurtrières que la Covid-19… Sauf à réduire drastiquement la pression des activités humaines sur la biodiversité (29/10/2020). La Fondation 30 Millions d’Amis demande aux décideurs publics d’agir en conséquence et d’adopter des mesures fortes immédiatement.

Covid-19, sida, grippes… L’ensemble des pandémies trouvent leurs origines dans des virus présents chez les animaux. Les mammifères et les oiseaux hébergeraient plus d’un millions de virus encore inconnus ! Pourtant, les activités humaines sont les seules responsables de leur propagation.

Dans le viseur : la déforestation, l’élevage intensif et la multiplication des marchés ouverts d’animaux sauvages

Dans un rapport publié fin octobre 2020, 22 experts internationaux rappellent le lien indissociable entre la multiplication des zoonoses et la dégradation anthropique de la nature. Un constat déjà partagé par l’ensemble de la communauté scientifique dès le début de la crise sanitaire et corrélé par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) dans une synthèse publiée le 15 mai 2020 : « La science met en évidence de façon croissante des corrélations entre (…) perte de biodiversité et des services de régulation associés et émergence, ou augmentation, de la prévalence des maladies infectieuses ».

 

 Les pandémies émergeront plus souvent, se propageront plus rapidement, tueront plus de personnes.

IPBES, 29/20/2020

En effet, d’un côté, les humains ont accentué leur promiscuité avec les animaux via la déforestation, la généralisation de l’élevage intensif et la multiplication des marchés ouverts d’animaux sauvages. De l’autre, parce que les animaux sauvages abritent plusieurs milliers de virus, la destruction de leurs habitats – elle-même liée à l’urbanisation, à l’agriculture et aux infrastructures – et la chute corrélative de leurs effectifs incitent ces virus à trouver un nouvel hôte à infecter : l'humain.

Or, à défaut de changement drastique, « les pandémies émergeront plus souvent, se propageront plus rapidement, tueront plus de personnes et affecteront l’économie mondiale avec des effets plus dévastateurs que jamais », déplorent les chercheurs de l’IPBES.

Un impératif : réduire considérablement et urgemment la pression de l’humain sur la biodiversité

Pour enrayer ce phénomène, les 22 scientifiques proposent une série de préconisations concrètes à adopter de toute urgence. A l’actuelle approche curative – vaccins, traitements thérapeutiques –  lente, incertaine et coûteuse, doit se substituer une approche préventive : « Il en résultera des bénéfices pour la santé, l’économie, la biodiversité et le développement durable ».

 

Il importe de réduire les pressions de consommation, par exemple en taxant la consommation de viande. 

IPBES, 29/10/2020

Les experts recommandent la mise en place d’une concertation mondiale, grâce à la création d’un Conseil intergouvernemental sur la prévention des pandémies, compétent pour collecter les données scientifiques disponibles, en vue d’adopter un accord international sur les objectifs à atteindre et les moyens pour y parvenir.
Lutter contre les causes des épidémies suppose, ensuite, d’agir au niveau des politiques publiques et, parallèlement, au niveau de chaque projet d’aménagement. Primo, chaque décision publique doit intégrer l’approche « One health », - « une seule santé » - fondée sur les interconnexions entre la santé des personnes, des animaux et de l’environnement.

Aux politiques d'agir vite, notre survie en dépend

Plus particulièrement, les politiques de conservation des habitats naturels – par exemple, la création d’aires protégées – devraient faire l’objet d’évaluations, lesquelles pourront inspirer les autorités décisionnaires. Secundo, les risques de pandémie devraient être systématiquement intégrés dans les études d’impact des grands projets de développement.
Enfin, il importe de réduire drastiquement les pressions de consommation. Pour y parvenir, les scientifiques proposent de « promouvoir une agriculture et une alimentation durables », mais aussi, de « taxer la consommation de viande », ou encore, « d’éduquer et de sensibiliser tous les acteurs de la société, en particulier les jeunes générations, sur les origines des pandémies ».

Les décideurs publics ont toutes les cartes en main pour faire de la préservation de la biodiversité une priorité à la fois politique, économique et sociale. A eux d’agir, vite ! Notre survie en dépend.