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En Islande, pas de chasse à la baleine pour le deuxième été consécutif

La chasse à la baleine a cessé en Islande, principalement en raison de la la concurrence avec le Japon - le principal marché pour la viande de baleine - où la chasse commerciale a repris en 2019. ©Richard Sagredo /unsplash

Reykjavik (avec AFP) - L'unique entreprise islandaise de chasse au rorqual commun, le plus gros cétacé après la baleine bleue, renonce à la saison estivale 2020, pour la deuxième année consécutive, en raison des difficultés d'exportation et, dans une moindre mesure, des contraintes liées au nouveau coronavirus, ont rapporté vendredi les médias locaux.

Interrogé par le quotidien Morgunbladid, le PDG de Hvalur hf. Kristjan Loftsson a motivé cette décision par la concurrence difficile avec le Japon - le principal marché pour la viande de baleine - où la chasse commerciale a repris en 2019.

Des exigences plus strictes avec le Covid-19

Selon le PDG de la société, les exigences en matière de certifications sanitaires pour la viande importée sont plus strictes que celles appliquées localement et rendent ainsi l'exportation plus difficile. En outre, explique Kristjan Loftsson, la pandémie de Covid-19 qui a conduit les autorités islandaises à prendre des mesures pour contenir le virus, rend actuellement difficile la transformation de la viande de baleine - qui requiert une proximité entre travailleurs - et risquée pour la chaîne de production si l'un des employés venait à tomber malade.

En outre, la viande de baleine n'est pas très populaire en Islande et un nombre croissant de personnes ne soutient pas l'industrie. « Les Islandais ne mangent traditionnellement pas de viande de rorqual commun, a affirmé Fabienne McLellan, co-directrice des relations internationales chez Ocean Care. Seulent 3% d'entre eux mangent régulièrement de la viande de petit rorqual, tandis que 75% ne mangent jamais de viande de baleine ». 

Un arrêt définitif ?

L'entreprise IP-Útgerdehf., spécialisée dans la chasse à la baleine de Minke (ou petit rorqual), a quant à elle annoncé à l'AFP remiser définitivement ses harpons. « Je ne chasserai plus jamais la baleine, j'arrête définitivement », a annoncé son directeur général, Gunnar Bergmann Jonsson. L'activité était devenue trop coûteuse du fait de l'extension d'une zone côtière interdite de pêche, obligeant l'entreprise à s'éloigner des côtes.

En revanche, du côté de l'entreprise Hvalur, la chasse à la baleine n'est probablement pas définitivement terminée. « Nous sommes conscients de la possibilité qu'ils reprennent l'année prochaine. Dans le passé, l'Islande a déjà pris une pause de deux ans, a déclaré à rAne Feuerhahn, fondateur de l’organisation de défense des baleines Hard to Port. Pourtant Kristjan Loftsson pourrait reconvertir la station baleinière en un centre éducatif pour sensibiliser le public à l'histoire de cette chasse, comme l'a fait l'Australie ».

En 2018, le dernier été de chasse à la baleine dans les eaux islandaises, 146 rorquals communs et six baleines de Minke ont été harponnés. La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI) mais l'Islande, qui s'était opposée à ce moratoire, l'a reprise dès 2003. Seule la chasse à la baleine bleue, interdite par la commission, l'est aussi en Islande.