Fondation 30 Millions d'Amis

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Covid-19

Verbalisation de bénévoles chargés de nourrir les chats libres : la Fondation 30 Millions d’Amis se mobilise !

Les bénévoles doivent pouvoir continuer à nourrir les chats libres. ©Iren Moroz /Adobe Stock

Dès la mise en place par le gouvernement des règles de confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, de nombreux bénévoles ont été verbalisés pour être sortis nourrir les chats libres de leur commune. La Fondation 30 Millions d’Amis négocie actuellement auprès des maires engagés dans des conventions de partenariat pour la stérilisation des chats errants, afin que ceux-ci prennent des mesures dérogatoires pour protéger les bénévoles nourrisseurs.

Mise à jour 26/03/2020 : Pénélope Komites, adjointe aux Espaces verts, à la nature en ville, à la biodiversité, à l'agriculture urbaine et aux affaires funéraires à la mairie de Paris, a donné son accord à la Fondation 30 Millions d'Amis pour que la bénévole puisse aller nourrir les 150 chats du jardin de Bagatelle. Les félins sont hors de danger !

Sanctionnés... pour avoir voulu bien faire ! La Fondation 30 Millions d’Amis reçoit de très nombreux témoignages de bénévoles, verbalisés alors qu’ils nourrissaient les chats libres de leur commune, munis de leur attestation de déplacement dérogatoire datée et signée. Etant donné que les associations de protection animale contribuent à l’hygiène publique en assurant la stérilisation et l’alimentation des félins, les contraventions dressées par les forces de l’ordre s’opposent à une mission d’intérêt général. Si le ministère de l’Intérieur n’a toujours pas répondu, à ce jour, à nos sollicitations, les équipes de la Fondation 30 Millions d'Amis sont néanmoins mobilisées et mettent tout en œuvre pour clarifier au plus vite cette situation ambiguë.

Un accord avec les maires partenaires

 

Petites ou grandes communes, nous nous battons sur tous les fronts.
A. Lhomme - Responsable des enquêtes

Sur la commune de Vesoul (70), la capture, la stérilisation et le suivi des chats libres sont assurés, avec l'accord de la mairie, par l’association "Adopte 1 chat" soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis. En dépit de cet accord, « des policiers ont verbalisé les bénévoles nourrisseurs, qui avaient pourtant leur attestation de déplacement dérogatoire », déplore Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes à la Fondation 30 Millions d’Amis. Toutefois, à l’issue d’un dialogue constructif avec la municipalité, l’édile Alain Chrétien (LR) s’est engagé à fournir une « attestation employeur » à chacun des bénévoles recensés par l’association pour leur permettre de poursuivre leur mission d'intérêt général. Un document qui évitera tout risque de verbalisation par les forces de l’ordre, puisque l’attestation de déplacement dérogatoire prévoit la possibilité de « trajets entre le domicile et le(s) lieu(x) d'exercice de l'activité professionnelle et déplacements professionnels insusceptibles d'être différés » (première case).

A l’instar de Vesoul, d’autres communes ont déjà pris les devants. C’est le cas de Rueil-Malmaison (92), dont le maire Patrick Ollier (LR) a décidé de confier les clés d’accès des jardins publics aux responsables de l’Association Rueilloise d'Aide aux Animaux afin de continuer le nourrissage des félins qui s’y trouvent ; ou encore de Nice (06), dont le service municipal « Animal dans la ville » assure à la Fondation 30 Millions d'Amis et aux autres associations partenaires de la stérilisation des chats libres, que les bénévoles munis de leur carte d’adhérent(e) à l’association (ainsi que de leur attestation de déplacement dûment remplie) ne seront pas verbalisés.

Autant de mesures indispensables pour assurer le suivi des félins. « Les chats libres sont des animaux territoriaux, explique Adeline Biffi, responsable des programmes chats libres à la Fondation 30 Millions d’Amis. Tout comme nos chats d’appartement, ils ont leurs habitudes, mémorisant les heures et les lieux de nourrissage. En outre, il est important de garder un lien avec les populations stérilisées et stabilisées, afin de vérifier si les chats vont bien, si l’un d’eux manque à l’appel ou est blessé. » Une surveillance d'autant plus importante que certains individus pourraient malheureusement tenter de s'en prendre aux félins, au prétexte que ceux-ci transmettraient le coronavirus... Ce qui n'est pourtant pas le cas, d'après les connaissances actuelles ! « Rappelons que les vétérinaires assurent toujours les urgences et peuvent donc prendre en charge les chats libres blessés repérés par les nourrisseurs  », ajoute A. Biffi.

La Fondation 30 Millions d'Amis présente à vos côtés

La Fondation 30 Millions d’Amis se mobilise également pour sauver plusieurs dizaines de félins qui ont élu domicile dans les jardins de Bagatelle à Paris ; la bénévole qui les nourrit habituellement – avec l’accord des autorités – s’était vue refuser l’accès. « Il est hors de question de laisser mourir les 150 chats qui vivent là-bas », réagit Arnauld Lhomme. Des discussions sont actuellement en cours avec la mairie de Paris pour déterminer la raison de ce refus. « Nous nous battons sur tous les fronts, qu’il s’agisse de petites ou de grandes communes, pour que les bénévoles qui nourrissent les chats libres ne soient pas sanctionnés », assure le responsable des enquêtes.

Nos équipes se tiennent présentes à vos côtés en cette période de confinement. Si vous êtes bénévole pour la Fondation 30 Millions d’Amis et que vous avez été injustement verbalisé dans le cadre du nourrissage des chats libres de votre commune, adressez un mail à notre enquêteur, à notre service juridique ou à notre juriste. « Au moment de la verbalisation, demandez à l’agent d’inscrire "en train de nourrir les chats libres" comme circonstance sur le procès-verbal, conseille Arnauld Lhomme. Cela nous permettra de vous aider à contester votre amende, s’il y a lieu. »

Note : depuis la parution de notre article, d'autres communes se sont engagées, à l'instar de Béziers (34) ou encore de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Commenter

  1. phoenix35 12/04/2020 à 15:17:22

    Les agents qui verbalisent les nourrisseurs devraient avoir honte !!

    C'est indispensable de nourrir les chats libres.

     

  2. Emilia324 29/03/2020 à 21:14:57

    Moi si je pouvais je le ferai mais je ne veux pas une amande juste à cause des policiers parce sur on leur a dit de rester chez noisette... mais que vont devenir les animaux errant ?

  3. gest. rene62 27/03/2020 à 01:31:24

    Ses vraiment honteux de la part des forces de l'ordre

  4. guilaine 80 26/03/2020 à 13:06:42

    Oui il faut faire attention. Mais surtout pas oublier les animaux. On en a pas pour 2h à donner fite fait à manger au bêtes et à boire. Il y a déjà assez de maltraitance alors n en rajoutons pas. Sans nous c'est bêtes non rien. En tous cas dans ma ville le maire en a rien à faire des chats errent pas de stérilisation rien c est écœurent

  5. mandarin 26/03/2020 à 12:39:49

    Personnellement, je suis parfaitement d'accord qu'il ne faut pas laisser ces animaux à l'abandon. Mais je sais également que l'âge moyen de ces bénévoles n'est pas tout jeune. Alors si vous avez un certain âge, Je sais que vous ne croisez pas grand monde, mais s'il vous plaît, pour vous-même, ne pouvez-vous pas déléguer la tâche à un de vos voisins ou enfant ou autre connaissance plus jeune ? Vous expliquerez bien tout à cette personne, et elle vous tiendrait bien informé, par téléphone ! Même si vous ne croisez personne, il est possible que vous touchiez par exemple une rembarde contaminée, et vous êtes bien plus à risque ! (de plus avec l'élan de solidarité je pense que plus de personnes sont susceptibles d'accepter, et peut être vous gagnerez un nouveau bénévole à vos côté après la crise )

    Mais c'est vraiment pour vous, s'il vous plaît !

    Encore un merci pour tous ces petits êtres que vous aidez, et prenez soin de votre santé pour bien continuer après la crise

  6. AnneV 25/03/2020 à 19:18:05

    J'irai demain nourrir les chats de la cathédrale de ma ville (ils ne sont pas faméliques car, dans les jardins de la cathédrale ils sont nourris, mais en cette période de confinement je préfère assurer) la semaine dernière, pas un gendarme n'était là mais si ils devaient se pointer je leur signalerai que je passe 4 mns à mettre la nourriture et l'eau, qu'il n'y a personnne et que je suis moins dangereuse que ces "jeunes"  qui se regroupent à 15 pour "faire la fête" et qui ne sont embêtés par personne !!! A Creil, il faudrait envoyer l'armée !!!! La police n'ose pas y aller !!!!!! Une femme a porté plainte car la police l'a verbalisé parce qu'elle donnait à boire à ses chevaux !!! La parano, d'accord ! Mais faire la part des choses serait .......utile !!!!