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Faune

Des souvenirs de Sophie la girafe ? Dans la nature, l'espèce pourrait tout simplement disparaître…

Les girafes ont perdu 40% de leurs effectifs en 30 ans… Cet animal qui a bercé des générations se retrouve en danger. / ©Pixabay

Avec moins de 100 000 individus, le nombre de girafes a chuté de 40% ces trente dernières années. Considéré comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN), l’animal pourrait voir son classement empirer à l’avenir. 30millionsdamis.fr revient sur les raisons de ce déclin.

« Sophie la girafe »… Ce célèbre jouet à l’effigie du mammifère tacheté au long cou a accompagné plusieurs générations d’enfants et se vend à des millions d'exemplaires. Aujourd’hui, son modèle de chair et d’os est menacé par l’extinction ! L’une des espèces les plus emblématiques de la faune africaine glisse dangereusement vers le déclin depuis une trentaine d’années.

Des chutes de populations pouvant aller jusqu’à -97% !

D’après des chiffres inquiétants de l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN), il n’y aurait plus que 98 000 individus, soit une baisse des effectifs de 40 % entre 1985 et 2015. Si cette évolution négative est alarmante, elle doit prendre en considération des dynamiques différentes selon certaines régions d’Afrique.

A titre d’exemple, des hausses de populations ont été notées en Afrique australe. En Afrique de l’Est, en revanche, l’animal a enregistré une perte considérable de 60% de ses individus. En Afrique centrale, c’est la girafe du Kordofan qui a vu sa population chuter de 85%. Mais le pire cas reste celui de la girafe de Nubie (Soudan, Sud-Soudan, Ethiopie) qui ne compte plus que 650 individus, soit une chute vertigineuse de 97% en 30 ans.

Perte de l’habitat et braconnage affaiblissent l’espèce

L’une des principales raisons de cette « extinction silencieuse » est la réduction de son habitat. « La perte, la fragmentation et la dégradation de son habitat fragilisent particulièrement l’espèce, explique à 30millionsdamis.fr, Richard Thomas, porte-parole de l’organisation Traffic, spécialisée dans la protection de la vie sauvage. On peut y ajouter la croissance de la population humaine, les conflits, les maladies mais aussi le braconnage. Leur viande et leur queue, utilisée comme ventilateur, sont courtisées. »

C’est sur ce terrain que divers spécialistes et députés européens ont demandé l’interdiction des trophées de chasse, en particulier pour les éléphants et les rhinocéros, à la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), à Genève (17 août – 28 août 2019). Mais la situation terrible des éléphants ne doit pas éclipser celle de la girafe, dont la population est nettement inférieure. Entre 2006 et 2015, environ 3500 trophées de girafe ont été importés aux Etats-Unis depuis l’Afrique du Sud, la Namibie et le Zimbabwe où la chasse aux trophées est légale.

Un animal relativement méconnu

 

La perte, la fragmentation et la dégradation de son habitat fragilisent l’espèce.

Richard Thomas, Traffic

6 pays africains (Niger, Mali, Kenya, Sénégal, Centrafrique et Tchad) proposent que les girafes soient classées dans l’annexe de II de la CITES où « les pays exportateurs seraient obligés de s’assurer que [les morceaux] ont été acquis légalement dans des circonstances qui ne contribuent pas au déclin de l’espèce. »

La girafe est également victime d’une méconnaissance globale à son sujet ce qui a poussé l’IUCN à la classer comme « vulnérable » qu'en 2016. « Si on les compare à d’autres espèces charismatiques comme les lions, éléphants et rhinocéros, on sait très peu de choses sur les girafes », note pour l’AFP Symon Masiaine, coordinateur du programme d’étude et de protection des girafes au Kenya. On reste en retard, mais les choses évoluent. » Une opinion partagée par ses confrères. « La girafe est un grand animal que l’on voit assez facilement dans les parcs et réserves, ce qui a pu donner la fausse impression que tout allait bien, explique Julian Fennessy, co-président du groupe de spécialistes de l’IUCN pour les girafes. D’autant que le problème se situe principalement en dehors des espaces protégés. »

Si les modifications de son habitat se poursuivent à ce rythme, le plus grand mammifère terrestre pourrait rapidement disparaître…

Commenter

  1. LilaNature 06/09/2019 à 20:32:51

    La plupart des personne trouvent que la girafe est " l'animal de la savane avec un long cou ". Mais personne ne crois que c'est un animal en voie d'extinction et que ce serait une grande perte pour notre monde.

  2. chatmama 27/08/2019 à 17:43:07

    La RDC (république dépocratique du congo) vient de déclassifier une grande partie du parc naturel des Virunga et de la Salonga pour exploiter le péttrôle qui s'y trouve! Adieu girafes, lions, buffles, guépards etc  C'est à pleurer :((

  3. npagnard@gmail.com 20/08/2019 à 15:55:56

    Pauvres pays d'Afrique qui ne se rendent même pas compte qu'ils sont en train de détruire ce qui fait, entre autre, leurs richesses. Evidement, s'enrichir sur le dos de la faune sauvage c'est plus facile que de travailler. Les animaux ne seront plus que des souvenirs dans des livres d'images pour les enfants de demain ! Bien triste époque ! 

  4. npagnard@gmail.com 20/08/2019 à 15:40:58

    Comment peut-on en arriver là ! La plupart des animaux sauvages disparaissent à vue d'oeil et que fait-on ? Des discours, des conférences, des réunions pour parvenir à quoi, RIEN ! Il n'y a que le profit qui dirigent nos gouvernants et surtout ceux des pays africains. Ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train d'exterminer ce qui fait leurs trésors et, plus grave, anéhantir un patrimoine qui se veut mondial. Les enfants de demain ne verront ces animaux que sur des livres d'images. Bien triste époque que celle que nous vivons.