Fondation 30 Millions d'Amis

Fondation 30 Millions d'Amis
Faites un donFaire un don

La Ferme des Aubris, un havre de paix pour les équidés maltraités ou abandonnés

Refuge "la Tuilerie" un havre de paix pour les animaux sortis de l'enfer


 €

Votre don ne vous coûte que
XXX après réduction fiscale

Justice

P&O Ferries devant la justice pour avoir refusé de transporter de la volaille destinée à la chasse

En Grande-Bretagne, une compagnie maritime décide de ne plus transporter de gibier destiné à la chasse. © Pixabay

Boulogne-sur-Mer, 6 déc 2018 (AFP) - La compagnie maritime P&O Ferries, poursuivie par deux sociétés d'exportation de volailles, a défendu jeudi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) sa décision de ne plus transporter de gibier destiné à la chasse en Grande-Bretagne.

En juin, P&O a décidé de ne plus transporter sur ses bateaux "des animaux destinés à la chasse". Un coup dur pour les entreprises Gibovendée et Envol de Retz, pour lesquelles l'exportation de la volaille en Grande-Bretagne représentait en 2017 l'équivalent de 11,7 millions de livres de chiffre d'affaires (environ 13 millions d'euros). Les deux sociétés, spécialisées dans la reproduction de faisans et de perdrix, ont attaqué la compagnie maritime pour "discrimination". Le délibéré sera rendu le 20 décembre.

"Nous ne pouvons pas nier qu'une grosse partie de notre production est envoyée à des éleveurs qui l'utilisent comme gibier pour les parties de chasse. Mais notre activité est parfaitement légale", a souligné jeudi le PDG de Gibovendée, Denis Bourasseau. En 2015 déjà, Brittany Ferries avait décidé de cesser sa collaboration avec les exportateurs à la suite d'une vidéo publiée par la Ligue contre les sports cruels, qui dénonçait le sort des poussins faisans et perdrix destinés à la chasse en Grande-Bretagne.

"Si on perd tous nos transporteurs les uns après les autres, c'est la liquidation judiciaire", a affirmé Me Alexandre Varaut, avocat de la partie civile. "A Gibovendée, cela représente 150 emplois et une quarantaine d'éleveurs". Pierre-Emmanuel Fender, conseil de P&O Ferries, a quant à lui soutenu que la compagnie maritime avait "toute latitude" sur le fait de transporter ou non des animaux vivants et sur ce qui pourrait nuire à l'image de l'entreprise. "Toutes les entreprises veulent être proches de leurs clients et de leurs valeurs. Et les valeurs de nos passagers, c'est aussi le bien-être animal", a-t-il dit. Britany Ferries et DFDS Seaways France sont eux aussi poursuivis par les deux exportateurs pour les mêmes motifs.

Commenter

  1. guilaine 80 13/12/2018 à 17:42:19

    Ca s appelle pas éleveur ils se font juste du frique sur le dos de tous ces pauvres bêtes

  2. anaelle841 10/12/2018 à 18:03:43

    c'est grave ..je sais même pas quoi dire

  3. JossR 09/12/2018 à 22:25:25

    Non mais c’est pas croyable : des élevages d’animaux destinés à se faire « flinguer ». Mais c’est pas possible d’être aussi ***** ! Encombrer la justice pour ça ? Je rêve

  4. mugiwara76000 09/12/2018 à 19:38:28

    Le mot éleveur me fait rire. Élever ce n'est pas ça, loin de là. Très bonne initiative de Brittany Ferry

  5. Louna.horserider 09/12/2018 à 10:20:11

    En gros ils ont arrêté parce qu’il avaient un coeur mais les autres entreprises préfèrent tuer et gagner plus que de prendre le risque de sauver des pauvres petites bêtes qui ont rien demandé mais plus rien gagner.

  6. kris17 07/12/2018 à 21:59:26

    bravo c’est une décision courageuse

  7. sadibou 07/12/2018 à 17:24:55

    trouvez vous une autre activite professionnelle tournee vers le bien etre animal!!