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La Nouvelle-Zélande accorde la personnalité juridique à un fleuve

La Nouvelle-Zélande vient de reconnaître un fleuve en tant qu’entité vivante. Une décision exemplaire saluée par la Fondation 30 Millions d’Amis qui ose espérer, qu’un jour, un tel statut pourrait être accordé aux animaux en France.

Obtenir pour les animaux en France le même statut que la rivière néo-zélandaise. © ducati32 - Fotolia.com

C’est un geste symbolique très fort en faveur de l’environnement. Le fleuve Whanganui, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, a obtenu les mêmes droits qu’une personne. Le Parlement a accordé le statut de personnalité morale à ce fleuve, grâce au combat des Maoris qui se battent depuis longtemps pour l’obtention d’un tel texte (15/03/2017). Reconnu en tant qu’« entité vivante », il est désormais mieux protégé !

Qu'est-ce que cela change ? Dès maintenant, les droits et les intérêts du Whanganui pourront être défendus devant la justice. Il sera par exemple possible de déposer des plaintes en son nom. Le fleuve sera alors représenté par un membre de la tribu des Maoris et un représentant du gouvernement.

En 2013, la Nouvelle-Zélande avait accordé un statut similaire au Parc National Te Urewera.

Une décision similaire en Inde

Suivant la décision néo-zélandaise, la Cour suprême de l'état de l'Uttarakhand, au nord de l'Inde, a donné à deux fleuves (le Gange et la rivière Yamuna) les mêmes droits qu'aux humains (20/03/2017). Le Gange est connu pour être le fleuve le plus sale du monde et cette décision pourra mieux le protéger des activités de l’homme. Plus concrètement, polluer ces eaux sacrées équivaudra à une atteinte à la personne.

Une voie pour les animaux ?

Ce statut de personne juridique (semblable à celui des associations) pourrait-il être accordé aux animaux en France afin de mieux les protéger, contre la maltraitance par exemple ? Pour le Professeur Jean-Pierre Marguénaud, éminent spécialiste du droit animalier, « c’est une perspective envisageable et souhaitable. Depuis la modification du Code civil en 2015 reconnaissant la sensibilité de l’animal, l’animal n’est plus un bien. S’il n’est plus un bien, il peut être une personne » affirme-t-il. Cela serait donc un bon moyen de protéger « ces animaux en tant qu’êtres sensibles devant les tribunaux ».

Toutefois, cela représenterait un vrai « choc culturel » pour certains (chasseurs, pro-corridas…) car, à tort, « ils croient toujours que transposer la personnalité juridique aux animaux (individus ou espèces), ferait disparaître la frontière entre humanité et animalité » indique le Professeur.

La Fondation 30 Millions d’Amis espère que cette avancée néo-zélandaise inspirera la France et défendra cette idée auprès du prochain gouvernement.

Commenter

  1. lotus2003 22/03/2017 à 16:57:41

    Merci à la Nouvelle Zélande d'avoir fait celà, un fleuve est maintenant une personne et j'en suis ravie. il faut que la France accorde ce droit à nos amis. ceux sont d'êtres comme nous. Ils ont un langage différents mais dans les monde, il y a des langues différentes ( anglais, chinois, etc ) . ils auront enfin une vraie justice, ceux qui les maltraitrent seront vraiment puni.