Jill Robinson visite en 1993 une de ces fermes pour ours. Devant l’obscénité de la scène à laquelle elle assiste, elle fonde deux années après « Animals Asia » pour mettre fin à ce marché répugnant. Les médecins chinois rejoignent d’ailleurs rapidement son combat.
Ils savent bien que l’effet médicinal de la bile d’ours peut être remplacé par des herbes et des molécules de synthèse.
Voir notre encadré ci-dessous.
Au terme d'un très long travail de lobbying, Jill a obtenu, en 2000, un accord avec certains membres des autorités chinoises pour pouvoir se rendre dans les fermes et racheter les ours.
Aujourd’hui, le sanctuaire de la Fondation « Animals Asia », le refuge de Chengdu, situé dans la province du Sichuan, accueille plus de 200 ours. Après avoir été libérés de leurs minuscules cages où ils ont passé, pour la plupart, plus de 20 ans, les ours sont en priorité soignés par la vétérinaire de la Fondation qui dresse alors un bilan médical complet.
Remis sur pattes, ils redécouvrent la liberté, dans la forêt ou dans les aires de réhabilitation du refuge, jouant avec leurs nouveaux amis et regardant les humains avec des yeux calmes et amicaux. Comme le confie Jill : « C'est surprenant à quel point ces animaux pardonnent ! »
La joie de vivre des ours du sanctuaire ne doit pas faire oublier qu'au moins 6 000 de leurs congénères sont encore détenus et torturés dans les fermes chinoises et vietnamiennes. Jill a donc besoin de soutien pour continuer son action et c'est à Paris qu'elle a trouvé un nouvel allié de poids dans son combat : la Fondation 30 Millions d'Amis. Sa présidente, Reha Hutin, à débloqué une première aide de 20 000 dollars afin de construire de nouveaux enclos pour les rescapés…
Jill Robinson peut compter sur des soutiens de plus en plus nombreux. Dernièrement, c’est l’Union Européenne qui a interpellé le gouvernement chinois sur cette pratique répugnante et inutile. Malheureusement, la demande a été rejetée sans appel. Jill sait que chemin est encore long. Mais elle fera tout pour réaliser son vœux formulé en 1993 : rendre la liberté à tous les ours retenus en captivité dans ces fermes d’un autre âge.