Ce combat a pour origine, une décision du gouvernement français, et plus particulièrement de son Ministre de l’Ecologie et du développement durable, Nelly Olin. La ministre a, en effet, mis en place un plan de restauration de la population des ours bruns dans les pyrénées.
Pour cela 5 ours, 1 mâle et 4 femelles seront importés de Slovénie avant l’été.
La première arrivée fut Palouma une femelle de 4 ans, c’était le 26 avril dernier, sur la commune de Burgalays (31). Franska la seconde est une autre femelle, relâchée 3 jours plus tard sur la commune de Bagnères-de-bigorre (65).
Un relâché qui s’est déroulé dans le calme, contrairement au premier qui avait déchaîné les passions au point de devoir changer au dernier moment, le lieu du lâché. Une partie des ours slovènes sont donc aujourd’hui en France.
Les autres devraient arriver bientôt, pour autant, le conflit est loin d’être réglé.
Ce que les opposants reprochent surtout à l’ours, c’est bien évidemment de s’attaquer à leurs troupeaux de moutons. Pourtant, de nombreux bergers parviennent à cohabiter avec le plantigrade car des solutions de protection existent.
Pour se protéger des loups, un animal également considéré comme un fléau par certains éleveurs, 2 patous suffisent parfois à protéger près de 3 000 brebis, un constat que 30 Millions d’Amis avait fait en se déplaçant chez un berger alpin voici deux ans. En fait, pour qu'un chien de protection soit vraiment efficace, le plus important ce n’est pas le nombre de chiens, mais que le troupeau soit regroupé ce qui, évidemment, représente du temps et du travail.
Alors, faut-il encore rendre l’ours responsable de tous les maux dont souffre la montagne comme on le fait aussi, dans les Alpes, avec le loup ? Non car l‘ours est loin d‘être un prédateur aussi redoutable qu’on le dit parfois. En effet, en France il n’a pas attaqué l’homme depuis plus de 150 ans, une époque où on le comptait en centaines dans les pyrénées.
Enfin, posons-nous une dernière question en forme de conclusion, peut-on réclamer à la terre entière de protéger les éléphants, les baleines, les lions et tant d’autres animaux majestueux si nous ne sommes pas, nous, en France, capables de faire une place, même limitée, à ce "gros nounours" qui a peuplé notre enfance ?
En savoir plus sur la réintroduction d’ours en France…