Dans cette livraison de février, je vous laisse découvrir à quel point nous sommes proches des grands primates, tant dans nos comportements que dans notre patrimoine génétique. La similarité, selon de récentes études, entre le génome humain et celui du chimpanzé peut même atteindre 99% au niveau de certains gènes ! Pas de doute ils sont nos frères !
Mais je pense à tous ces autres animaux, notamment de ferme, dont les chercheurs ont récemment révélé l’intelligence insoupçonnée. La poule serait capable d’accomplir des "trucs" à faire pâlir un chien, elle ressentirait de l’amour, de la jalousie et même de la tristesse. La brebis serait très sensible à l’expression des visages et s’en souviendrait pendant des années.
Elle préférerait un sourire à une grimace et, comme nous, serait très atteinte par la disparition d’un proche.
Même la vache aurait des capacités intellectuelles plus semblables à celles des singes que d’une ruminante échevelée.
Betty, une belle calédonienne, observée par les chercheurs de l’Université d’Oxford en Angleterre, a instinctivement tordu un morceau de ferraille pour récupérer de la nourriture au fond de sa mangeoire.
Le cochon, lui, mettrait au point de machiavéliques stratagèmes pour tromper ses congénères afin d’augmenter ses propres rations de nourriture.
Ces études dans leur ensemble montrent que ces animaux qui ont malheureusement pour finalité de nous nourrir, ont indéniablement une intelligence qui leur est propre, qu’ils sont tous des êtres sensibles capables de sentiments et surtout de souffrances autant "morales" que physiques.
Les conclusions de ce genre d’études, dont on ne peut pas mettre en cause le sérieux, vont, espérons-le, influencer de plus en plus les consommateurs que nous sommes et nous inciter à un plus grand respect envers ces animaux dont on ne peut plus nier qu’ils partagent nos émotions mais aussi nos souffrances.
Reha Hutin