On nous a donc bien menti lors de précédentes catastrophes sanitaires : le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’est miraculeusement arrêté aux frontières françaises ; l’amiante dont on a caché la nature cancérigène et que des milliers de personnes ont manipulée sans précaution, le sang contaminé par le VIH, qu’on a transfusé aux malades en connaissance de cause, etc… Des mensonges criminels qui obligent aujourd’hui les autorités scientifiques et gouvernementales, relayées par les médias, à jouer la carte de la transparence et d’appliquer le principe de précaution dans leur sens le plus strict.
Personne ne s’en plaindra.
Mais en voulant informer, protéger et rassurer le public sur l’épizootie de la grippe aviaire qui à finalement fait son apparition si redoutée dans l’hexagone, c’est une véritable psychose qui s’est emparée de certains de nos concitoyens. Il est vrai que parfois les médias se sont "grippés" bien avant que les premiers cas ne soient avérés. De même, des scénarii de catastrophe d’un H5N1 mutant, qui se transmettrait d’homme à homme, ont été largement diffusés ajoutant encore à la panique.
Il faut donc raison garder et dans ce numéro d’avril, nous vous proposons un dossier complet sur cette grippe aviaire.
Avec le printemps et le retour des oiseaux migrateurs, la vigilance reste de mise et il y aura bien sûr des précautions à prendre pour éviter que ces voyageurs long courrier ne propagent le virus aux volailles d’élevage.
Toutefois, j’espère que nous parviendrons à éviter les angoisses irrationnelles et déraisonnables qui ont mené des lâches à se débarrasser de leurs chats, chiens ou oiseaux sous prétexte qu’ils mettaient en péril dès à présent leur propre vie !
Comment peuvent ils profiter de la première alerte pour abandonner leurs compagnons dans le refuge le plus proche ? Quelle excuse ont-ils pu trouver pour justifier un geste aussi abject ? Il est impératif que les pouvoirs publics réagissent au plus vite pour désamplifier ce phénomène de panique qui pourrait avoir pour effet la mort annoncé de milliers d’animaux de compagnie en plus des millions de volailles tuées.
"Qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage"…là les avis ne divergent plus !
Reha Hutin