Confrontée à un échec patent de toute tentative de gestion rationnelle de l’espèce et ne pouvant faire face à un braconnage généralisé , une majorité croissante de pays africains réclamait l’arrêt total du commerce de l’ivoire par le transfert de toutes les populations d’éléphants en Annexe I de la CITES, le plus haut niveau de protection internationale. Ce transfert devint effectif lors de la 7ème Conférence des Parties qui se déroulait à Lausanne (Suisse) du 9 au 20 octobre 1989.
Depuis cette date, toutes les enquêtes, notamment celles menées par l'UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature) et le WWF (World Wide Fund for Nature), ont montré que dans tous les pays d'Afrique, l'inscription de l'éléphant en Annexe I s'était traduite par un arrêt de la demande d'ivoire, une chute brutale des prix et, en conséquence, un déclin spectaculaire du braconnage. Le Kenya est l'exemple le plus frappant puisqu'il est passé de 3000 à 5000 bêtes tuées par an avant l'interdiction, à 55 en 1990 et seulement deux éléphants ont été braconnés de janvier à septembre 1991.