Il existe aujourd'hui de nouvelles méthodes d'évaluation qui peuvent remplacer l'expérimentation animale dans la majeure partie des cas. Ces méthodes dites "substitutives" se fondent sur l'observation des réactions biochimiques "in vitro" (en éprouvette) et non plus "in vivo" (sur un être vivant). Elles permettent des résultats plus rapides et plus fiables, sans risque d’erreurs d’évaluation. En effet, aucune espèce animale ne peut être considérée comme modèle biologique fiable pour une autre. Il est donc irresponsable et dangereux de fournir des conclusions scientifiques pour l’humain à partir d’observations effectuées sur l’animal.
La culture de cellules et de tissus
Depuis de nombreuses années, les progrès de la science permettent de cultiver en éprouvette des cellules végétales ou humaines. Les cellules et les tissus humains peuvent être obtenus à partir de biopsies, de prélèvements post-mortem, de placentas ou de procédures chirurgicales.
Il est ainsi possible d'obtenir toute une série de cultures cellulaires qui peuvent être très sensibles aux substances chimiques, ce qui permet aux chercheurs d'étudier des parties spécifiques bien ciblées de l'organisme.
L'épidémiologie
Il s'agit des "études de populations", destinées à mettre en évidence les liens entre une maladie et des caractéristiques du style de vie comme le régime alimentaire ou les activités et les habitudes individuelles.
Les études sur des cobayes humains volontaires
Il s'agit de recherches menées sur des volontaires en bonne santé. Les médecins peuvent ainsi obtenir des renseignements vitaux sur la manière dont notre organisme utilise et élimine le produit étudié. Bien que certaines de ces méthodes substitutives aient fait l'objet d'évaluations scientifiques poussées, seulement trois ont été validées officiellement à ce jour par l'ECVAM (Centre européen pour la validation des méthodes alternatives), situé en Italie, faute d'être encouragées financièrement par les pouvoirs publics.
La toxicogénomique
Mis au point par des scientifiques issus du CNRS, ce programme propose de tester les réactions génétiques de cellules humaines lorsque qu’elles sont exposées à différentes substances chimiques. La toxicogénomique propose une alternative fiable et peu coûteuse pour tester la toxicité des substances chimiques, un atout de poids pour permettre au programme REACH d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, à savoir : assurer une meilleure sécurité sanitaire et environnementale en Europe.