Il n'existe aujourd'hui aucune réglementation qui interdise la présence des animaux dans les maisons de retraite. Ce sont donc les responsables de ces établissements qui décident, sachant que la majorité d'entre eux la refusent par le biais de leur règlement intérieur.
En revanche, un décret de 1974 stipule que les patients n'ont pas le droit d'introduire un animal dans l'enceinte d'un hôpital. Dans les faits, les directeurs sont également libres d'accepter ou non. C'est pourquoi, dès 1982, Jean-Pierre Hutin était intervenu auprès du Ministère de la solidarité, pour lui faire part de ses inquiétudes sur ce sujet. Par lettre circulaire du 11 mars 1986, Monsieur Franceschi, Secrétaire d'Etats aux personnes âgées, accédait aux demandes de la Fondation et posait le principe de l'autorisation de garder son animal lorsqu'on intégrait une maison de retraite.
Malgré l'impact de cette circulaire ministérielle, nombre de directeurs d'établissements sont encore réticents à l'idée d'accueillir des animaux domestiques. En 1994, seulement 35 % des maisons de retraite acceptaient les animaux des résidents. La Fondation, en contact avec le Secrétaire d'état aux personnes âgées demande d'une part, les moyens à mettre en œuvre afin d'inciter les établissements à faire évoluer leurs règlements intérieurs en faveur d'une plus grande facilité d'admission des animaux de compagnie, dans le respect des règles de sécurité et d'hygiène qui s'imposent.
D'autre part, les moyens de compléter et d'actualiser la circulaire Franceschi dans le sens d'une meilleure information des personnes âgées et ainsi lui redonner toute l'ampleur qu'elle mérite.