La mise sur le marché de produits dérivés de bile d’ours condamne chaque jour plusieurs milliers d’ours noirs d’Asie (dit ours à collier) à subir l’enfer et met un prix sur la tête de chaque animal vivant en liberté.
Dans le sud est de l’Asie, ces plantigrades sont capturés et vendus pour soutenir ces fermes.
C’est pourquoi il reste aujourd’hui si peu d’ours à collier en Asie, une espèce classée en Annexe 1de la CITES, dont tout commerce est strictement interdit.
Attachés par un collier métallique, ces ours sont bloqués jour et nuit en position allongée dans des cages exiguës dans lesquelles ils ne peuvent même pas se retourner. Les blessures à la tête, aux pattes et au dos, dues au frottement répété des animaux contre les barreaux des cages sont visibles sur la plupart d'entre eux.
Entre 10 et 20ml de bile est extrait de chaque ours, deux fois par jour. Leur flan est traversé par une sonde pour prélever leur bile, entraînant d'atroces souffrances. La plupart du temps, pendant l'extraction de bile, les animaux gémissent et frappent leur tête contre les barreaux et quelques ours vont même jusqu'à mâcher leurs propres pattes.
Cet enfer, Jill Robinson l’a découvert en 1993 lorsqu’elle visite une de ces fermes. Elle en revient horrifiée et se fait une promesse : libérer tous les ours qu'elle a pu rencontrer. Pour cela elle a créé Animals Asia Foundation qui disposera rapidement d’un refuge de 10 hectares dans la province du Sichuan en Chine. Ce véritable sanctuaire des ours maltraités recueille déjà plus de 200 spécimens, sauvés de l’horreur.