Travailler dans un zoo, côtoyer quotidiennement la faune la plus diversifiée, et devenir le familier du lion, de l’ours polaire, de la girafe ou de l’éléphant... qui n’en rêverait pas ? Mais attention, si la perspective de côtoyer tous les animaux du monde est on ne peut plus séduisante, elle n’est réservée qu’à un tout petit nombre : seules cinq à six personnes par an sont recrutées.
Le rôle du soigneur consiste surtout à enlever le fumier, à nettoyer les cages et les enclos, et parfois à assister le vétérinaire dans son travail. Il a également pour mission de nourrir les animaux, et ceux-ci le savent bien... C’est le meilleur moyen d’approfondir les relations établies petit à petit avec les bêtes, même les plus sauvages !
Le soigneur qui débute sa carrière fait d’abord ses preuves dans différents services, plus ou moins difficiles en fonction des animaux dont il a la charge, avant d’être affecté à un poste stable. Le soigneur doit, c’est une évidence, s’intéresser de près aux animaux dont il a la charge, et montrer une attention soutenue à leur égard. Il doit être en mesure de remarquer la moindre anomalie dans le comportement de l’animal. Chaque matin, il consigne ses observations sur l’animal et l’état de sa cage sur une fiche.
Dans les zoos d’Etat, rattachés au Muséum d’histoire naturelle, le recrutement se fait sur concours, à partir du CAP, ouvert pour la moitié des emplois aux candidats âgés de 18 à 45 ans au 1er janvier de l’année du concours (concours externe). Pour la seconde moitié des emplois, le recrutement s’adresse aux agents de service titulaires du Muséum d’histoire naturelle, justifiant de deux ans de fonction (concours interne). Attention cependant, le nombre de postes à pourvoir est très limité (un tous les deux ans environ).
Si telle est votre vocation, armez-vous de courage, de patience et d’expérience !
Les soigneurs de zoos municipaux ont le statut d’employés municipaux. En revanche, les soigneurs dans les zoos privés, ne bénéficient d’aucun statut officiel, ni de mode de recrutement particulier.