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Toiletteur de chiens et chats

 

Une patience d’ange au service de l’esthétique

Le toiletteur pour chiens est aussi appelé technicien de l’entretien canin. Parmi les nombreuses qualités et aptitudes que ce métier réclame, la patience et la compréhension du chien sont primordiales. Il faut que l’animal se laisse faire, se sente en confiance... Il ne faut pas le laisser s’agiter, même s’il a peur. Il faut aussi faire preuve d’une certaine robustesse : un labrador, par exemple, sera moins facile à maintenir en place qu’un Yorkshire... Enfin, est-ce utile de le préciser ? Toute allergie aux poils est naturellement contre-indiquée pour exercer un tel métier.

Ensuite, et ce sont là les compétences spécifiques à son métier, le toiletteur lave, sèche, brosse et tond le chien dont il s’occupe. Là encore, les possibilités sont multiples : la toilette d’un teckel à poil dur et celle d’un épagneul, par exemple, sont deux choses bien différentes. Les shampooings et produits anti-parasitaires doivent être adaptés à chaque cas. D’autant qu’il faut compter avec les goûts et les exigences des propriétaires.

Pour mener à bien sa tâche, le toiletteur (qu’on surnomme parfois coiffeur pour chiens) dispose d’outils très semblables à ceux d’un coiffeur pour hommes : tondeuse et ciseaux, peignes et brosses, shampooings et crèmes démêlantes, produits anti-tiques et anti-puces, etc.
D’autre part, le toiletteur canin doit, de plus en plus, faire preuve de qualités de vendeur : des salons proposent à la vente certains accessoires comme des jouets, des colliers anti-puces, des gilets, des laisses, et autres friandises ainsi que certains de leurs produits de soin.

Des expositions canines, concours de beauté...

Les expositions canines coïncident avec l’explosion généralisée de la cynophilie (cynophile signifiant qui aime les chiens) au cours du XIXe siècle. En France, la première de ces expositions eut lieu en 1863. Elles ont pour but d’améliorer le chien de race, suivant des critères bien définis. Plusieurs chiens d’une même race sont ainsi comparés, évalués selon leur conformité au standard de la race, qui en définit très précisément les caractéristiques morphologiques et psychiques. Ces standards peuvent évoluer : pendant très longtemps, une croyance populaire, la queue du chien contiendrait un ver, semblait influer sur les critères esthétiques des concours, pour lesquels certaines races de chiens devaient avoir la queue et les oreilles coupées. En 1996, la France a signé la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, prévoyant l’interdiction de cette pratique.
La Fédération cynologique internationale a, quant à elle, demandé aux juges d’accepter les chiens dans les mêmes conditions, qu’ils aient ou non les oreilles et la queue taillées.
Autre fait marquant dans l’évolution de ces standards : en cinquante ans environ, les éleveurs canins ont fait du bouledogue, à l’origine un animal de combat, un chien de salon.
Peut-être un avenir inattendu pour nos pitbulls et autres rottweilers contemporains...

Formation, salaire et perspectives d’évolution

Pour accéder à la profession de toiletteur canin, il n’y a a priori, pas de niveau minimum requis. Vous pouvez préparer le brevet de toiletteur canin (titre homologué de niveau V, voir partie III) ou suivre des stages de formation dispensés par certains professionnels. Assurez-vous cependant d’être bien informé quant aux formations proposées et aux établissements qui les encadrent : certaines formations sont très coûteuses et n’offrent pas nécessairement toutes les garanties de qualité que l’on serait en droit d’attendre. Pour parler plus directement, sachez repérer et éviter les arnaques !

Côté salaire :
Un toiletteur débutant ne peut espérer toucher beaucoup plus que le Smic, à moins de reprendre une clientèle et un salon déjà bien établi. Ensuite, les salaires fluctuent. Tout dépend du succès, de la clientèle, et probablement du secteur où l’on exerce !

Débutant sur le marché, vous commencerez vraisemblablement votre carrière comme assistant dans un salon déjà bien installé. Cette première expérience vous permettra de vous familiariser avec les réalités quotidiennes du métier.
Ce n’est qu’après avoir fait vos armes en tant qu’employé et acquis une solide expérience, que vous pourrez vous lancer dans l’aventure (moyennant un budget conséquent) et ouvrir votre propre salon. Vous pouvez choisir de viser le haut de gamme en ouvrant un salon élitiste, réservé à une clientèle fortunée (le cliché de la vieille dame prête à toutes les dépenses pour son caniche ou son yorkshire n’est pas complément ridicule...), ou commencer plus sagement en ouvrant un petit salon. Quoi qu’il en soit, ceci dépendra entièrement de la somme d’argent que vous pourrez investir. En ce qui concerne les salons de luxe, dites-vous bien, si vous envisagez d’en ouvrir un, que la clientèle est probablement déjà prise...
De toutes façons, l’installation et l’ouverture d’un salon de toilettage sont coûteuses, et l’investissement de départ n’est pas forcément rentabilisé aussi vite qu’il le faudrait : c’est pourquoi de nombreux établissements ferment aussi vite qu’ils ont ouvert.

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