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Juridique29.10.2010

La mort de son animal de compagnie

La mort de son animal est un moment très douloureux et la première interrogation qui se pose est de savoir ce que l’on peut faire de son corps. L'enterrer ? L'incinérer ? A qui s'adresser ? Des questions légitimes auxquelles la Fondation 30 Millions d'Amis répond.

La mort de son animal de compagnie

Photo : © bigandt - Fotolia.com

La perte d’un animal est pour certains une épreuve insurmontable. C’est de ce constat qu’est née l’idée du livre de Joëlle Dutillet, Nos animaux familiers ont-ils une âme ? (Exergue, 2010). Laissant la parole à des maîtres bouleversés, à l’instar de Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, face à la disparition de Mabrouka, la journaliste met l’accent sur la souffrance ressentie lors de ce moment difficile et livre ses conseils pour que le chagrin laisse place à la sérénité. Une douleur quelquefois si aigüe qu’elle fait parfois oublier que la loi encadre strictement la perte d’un animal de compagnie.

Incinération ou inhumation ?

Tout dépend de la sensibilité, des convictions, et du budget de chacun. Certains maîtres souhaitent conserver une trace du passage de leur animal dans leur vie. Quoi de plus normal ? L’incinération individuelle permet de garder les cendres de son chien ou de son chat dans une urne. Attention en revanche à l’incinération collective : les cendres de plusieurs animaux sont rassemblées avant d’être dispersées, le plus souvent dans un « jardin du souvenir ».

D’autres préfèrent enterrer le corps de leur animal comme ils le feraient pour un proche. Si la loi française ne permet pas, contrairement en Grande-Bretagne, d’inhumer son animal dans le caveau familial, les animaux peuvent être enterrés dans le jardin de leurs maîtres. Certaines conditions doivent être cependant préalablement remplies : enterrer le corps à 35 mètres de toute habitation ou point d’eau, et à 1,20 mètre de profondeur. Le corps devra être recouvert de chaux vive avant d’être enterré.

Autre solution, pouvant aider sensiblement les familles à « faire leur deuil » : les cimetières animaliers, au nombre d’une vingtaine en France ; le maître aura le choix entre une inhumation en pleine terre ou en caveau. Cette dernière option est la plus coûteuse, puisqu’elle comprend un cercueil, la location de la concession et les frais d’entretien annuels.

Attention : l’article L 226-4 du Code rural précise que l’inhumation ou l’incinération d’un animal n’est possible que pour les animaux pesant moins de 40 kg. Pour les animaux pesant plus de 40 kg, il faut avertir le service public de l’équarrissage* (coordonnées fournies en mairie), qui est tenu de se déplacer dans les 24 heures.

Le vétérinaire, le meilleur conseil

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de conserver le corps ou qui ne le souhaitent tout simplement pas, la solution la plus simple est de recourir à votre vétérinaire. Il est en effet habilité à remplir les formalités nécessaires et permet ainsi d’éviter une angoisse supplémentaire au maître. Il se chargera alors soit de le faire incinérer, soit de contacter un équarrisseur*, selon votre choix, et à vos frais.

Comme la disparition d’un de nos amis est toujours un bouleversement, la Fondation 30 Millions d’Amis met à la disposition des internautes le service « A Mon Ami » : un espace d’expression où nous pouvons rendre hommage à notre compagnon disparu.


Nos animaux familiers ont-ils une âme ?A lire
Nos animaux familiers ont-ils une âme ? de Joëlle Dutillet - Editions Exergue - 17 Euros


* Un équarrisseur collecte et élimine les cadavres d’animaux.