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Débat

L'interdiction de la reproduction des dauphins en captivité devant le Conseil d'Etat

Paris, 11 jan 2018 (AFP) - Le Conseil d'Etat examine vendredi l'interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité, après avoir été saisi par trois parcs marins dont le Marineland d'Antibes qui demandent l'annulation d'un arrêté ministériel publié en mai.

Cet arrêté paru le 6 mai au Journal officiel, signé par l'ex-ministre de l'Environnement Ségolène Royal, stipule que "la reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite". Le texte, dont l'objectif est de protéger ces cétacés, interdit aussi l'utilisation du chlore dans le traitement de l'eau.

Le 1er août, le Conseil d'Etat, saisi en référé (une procédure d'urgence) par Marineland et conjointement par le Parc Astérix et le parc Planète sauvage de Port-Saint-Père en Loire-Atlantique, avait maintenu l'interdiction de la reproduction des cétacés en captivité. Le juge des référés avait en revanche décidé de suspendre l'application des mesures qui interdisent "l'utilisation des produits chlorés". Les établissements avaient six mois, jusqu'au 7 novembre, pour se conformer à l'arrêté.

Vendredi, la plus haute juridiction administrative se penche sur le fond des requêtes en annulation. Des associations de défense des animaux, dont Réseau-Cétacés et l'association pour la protection des animaux sauvages, interviendront à l'audience.

Les critiques se sont multipliées ces dernières années contre l'exploitation d'orques et de dauphins dans les parcs aquatiques, comme le Marineland d'Antibes, le plus grand parc d'attractions marin d'Europe. Cet été, l'avocat de Marineland, Me Emmanuel Piwnica avait affirmé que l'arrêté conduirait "ni plus ni moins, sans le dire, à la fermeture du parc Marineland".

Le texte du 6 mai prévoit également une augmentation d'au moins 150 % de la surface des bassins afin de permettre aux animaux de se soustraire à la proximité des visiteurs et à celle des autres animaux. Ces travaux doivent être réalisés dans un délai de trois ans.