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Faune05.12.2017

Le commerce d’oiseaux sauvages en baisse

L’interdiction européenne d’importer des oiseaux en raison de la grippe aviaire a occasionné une chute de 90 % des ventes. Une bonne nouvelle… en trompe-l’œil ! Les explications de 30millionsdamis.fr.

Les perroquets représentent 80 % des ventes. © Pixabay.com

En 2005, l’Europe imposait une interdiction d’importation des oiseaux pour éradiquer tout risque de diffusion de la grippe aviaire. Cette mesure a eu pour effet de faire baisser de 90 % les ventes d’oiseaux, selon des chercheurs de l’Université de Copenhague (Danemark). Pour les besoins de cette étude publiée dans Science Advances (22/11/2017), ils ont analysé les données enregistrées par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces sauvages) entre 1995 et 2011. Aujourd’hui, on ne commercialiserait plus « que » 130 000 oiseaux en Europe.

Une bonne nouvelle en demi-teinte ?

Auparavant, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne achetaient les deux tiers des oiseaux vendus dans le monde. Les espèces convoitées étaient à 80 % des passereaux chanteurs (principalement les canaris et les fringilles rayées du Sénégal) et à 20 % des perruches et des perroquets. Ces oiseaux provenaient principalement d’Afrique de l’ouest (Guinée, Mali et Sénégal) qui exporte 70 % des 1,3 million de volatiles vendus tous les ans.

En revanche aujourd’hui, le marché s’est réorganisé. Les ventes vers le Mexique et les Etats-Unis sont passées de 23 000 à 82 000 oiseaux par an. Et plusieurs pays d’Asie du sud-est et la Chine ont créé une nouvelle demande basée sur leur engouement pour les oiseaux en cage.

Des effets pervers

Par ailleurs, les chercheurs s’inquiètent car la tendance pour les espèces recherchées s’est inversée : les perroquets et perruches représentent désormais 80 % des ventes contre 20 % pour les passereaux. Malheureusement, les psittaciformes sont très souvent classés en risque d’extinction dans leurs pays d’origine. Mais ils peuvent aussi devenir des espèces invasives qui vont perturber les espèces autochtones…

Autre élément d’importance, à l’heure actuelle les chercheurs ne sont pas parvenus à identifier quel impact l’interdiction européenne a eu sur le trafic illégal d’oiseaux.

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  1. cat lover 2001 05/12/2017 à 21:58:53

    d\'un côté c\'est une bonne nouvelle car ça a baissé en France mais d\'un autre côté ça a augmenté dans d\'autres pays donc c\'est plutôt une mauvaise nouvelle... je suis mitigée.