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Maltraitance25.03.2017

Les parcs SeaWorld bientôt en Asie, assure un groupe chinois devenu le principal actionnaire

Pékin, 25 mars 2017 (AFP) - Une firme chinoise d'investissements immobiliers a annoncé être devenue le premier actionnaire du groupe américain de parcs à thème SeaWorld, et entend importer en Chine la formule de ces parcs célèbres pour leurs spectacles d'orques - mais très critiqués par les défenseurs des animaux.

Le groupe Zhonghong Zhuoye va racheter au fonds d'investissement Blackstone la participation de 21 % que ce dernier possédait dans SeaWorld Entertainment, a-t-il indiqué dans un communiqué diffusé vendredi soir à la Bourse de Shenzhen. Avec un prix d'acquisition de 23 dollars par action, le montant de l'opération devrait avoisiner 430 millions de dollars. Grâce à cet investissement, dont la finalisation est prévue pour le deuxième trimestre, Zhonghong deviendra le principal actionnaire de SeaWorld, avec la possibilité d'accroître sa participation jusqu'à 24,9 %. Surtout, un accord conclu avec SeaWorld fera bénéficier Zhonghong de droits "exclusifs" pour développer en coopération des parcs à thème en Chine continentale, à Taiwan, à Hong Kong et à Macao, a détaillé un communiqué distinct diffusé par SeaWorld.

"Nous sommes ravis de nous engager avec SeaWorld pour apporter à la Chine cette marque emblématique du divertissement familial", s'est félicité Yoshikazu Maruyama, président des opérations américaines de Zhonghong, cité dans ce communiqué. Zhonghong réalise "un investissement important et de long terme, qui reflète (...) notre potentiel, ainsi que notre souci commun de protéger l'environnement", a commenté Joel Manby, directeur général de SeaWorld.

Fondé en 1959, SeaWorld Entertainment est l'opérateur de douze parcs à travers les Etats-Unis, dont trois parcs d'attractions baptisés "SeaWorld" dédiés aux attractions marines, avec spectacles d'orques et de dauphins.

Mais leur réputation a été entachée de plusieurs scandales et par l'opposition farouche d'organisations environnementales. En 2010, l'orque Tilikum avait ainsi tué sa dresseuse en plein spectacle à Orlando, suscitant un vif débat. En 2013, la diffusion du documentaire "Blackfish" relatant ce drame avait alimenté la controverse sur les dangers de la vie en captivité pour les cétacés. Mais SeaWorld avait dénoncé un film "s'appuyant sur des militants des droits des animaux se faisant passer pour des scientifiques". Le groupe se targue d'avoir "sauvé plus de 29.000 animaux en détresse sur les cinquante dernières années", et d'avoir "sensibilisé" aux orques 400 millions de visiteurs. Sous pression, SeaWorld a néanmoins annoncé en mars 2016 mettre fin à l'élevage d'orques en captivité, tout en indiquant que les visiteurs pourraient continuer d'admirer dans ses parcs les majestueux mammifères jusqu'à l'extinction de la génération actuelle. Aucun nouveau parc SeaWorld "à travers le monde" ne pourra accueillir d'orques, avait alors précisé l'entreprise.