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Un sondage pour comprendre

Chat

La Fondation 30 Millions d’Amis, en partenariat avec BVA*, a mené une étude des abandons d’animaux jamais réalisée. Notre objectif : mieux comprendre ce phénomène pour mieux le combattre, et protéger ainsi les dizaines de milliers d’animaux qui en sont victimes chaque année.

* Étude BVA pour 30 Millions d’Amis, administrée par téléphone du 28 janvier au 7 février 2008, sur une cible constituée d’un fichier représentatif des refuges français.

L'été : Période des abandons

L’été reste la période où les abandons sont les plus nombreux, mais on constate une tendance à la dé-saisonnalisation.
Pour 42 % des refuges interrogés, les abandons s’échelonnent dorénavant sur l’année entière.
L’importance des RTT et le fractionnement des congés expliquent cette évolution.

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Le phénomène de l’abandon

Quels sont les animaux abandonnés ?

La quasi-totalité des chiens abandonnés est de grande taille : c’est le cas pour plus de 9 chiens abandonnés sur 10.L’abandon semble donc lié à une absence de prise en compte préalable des besoins de l’animal, en particulier en termes d’espace : c’est le chiot attendrissant sur lequel on a “craqué” qui est abandonné une fois devenu grand, faute d’avoir anticipé son évolution physique.

Qu’il s’agisse d’un chien ou d’un chat, l’animal qui arrive en refuge est âgé de 1 à 5 ans, dans 2 cas sur 3. Il s’agit de l’âge auquel l’animal devient adulte. On peut considérer que la phase de découverte ludique des premières années s’achève alors que les responsabilités deviennent plus apparentes. Cela nous confirme que l’achat impulsif d’un animal, sans réflexion préalable, est à l’origine de nombreux abandons.

Graphiques exprimants la corrélation entre l'abandon et la taille des chiens abandonnés

42 % des chiens abandonnés

Chien de race labrador

Les chiens de race sont moins concernés par l’abandon : 7 chiens recueillis sur 10 n’ont pas de pedigree. Il est important de se rendre compte que ces chiens sans pedigree sont issus de la reproduction d’animaux détenus par des particuliers, par opposition aux éleveurs. Les chiots ou chatons sont ensuite offerts à des proches ou vendus à faible coût, au risque de “forcer la main” de leur acquéreur, sans lui fournir d’éléments propices à une réflexion aboutie.

Notre étude montre qu’on peut directement lier le phénomène de l’abandon à la mauvaise régulation de la reproduction des animaux par les particuliers, qui ont, par la suite, trop facilement recours aux petites annonces pour les céder.

Il est donc essentiel d’interdire ce mode de cession et de renforcer la réglementation, l’encadrement et le contrôle de cette reproduction mal maîtrisée.

Chien de première et deuxième catégorie

La part des chiens de 1re et 2e catégories parmi les abandonnés peut apparaître comme assez marginale (1 chien sur 10).
Pourtant, l’analyse de ce chiffre au regard de l’importance de ces chiens dans la population canine française – 680 000 sur un total de 8,8 millions, soit un peu moins de 8 % – montre que ces chiens sont légèrement surreprésentés dans les refuges (données de décembre 2007 fournies par D. Braye, rapporteur pour avis de la Commission des affaires économiques au Sénat).
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Des animaux souvent maltraités

graphique présentant le pourcentage d'animaux ayant subit des mauvais traitements avant d'arriver en refuge.

Les constats de mauvais traitements concernent 42 % des animaux recueillis, d’après les responsables des refuges.
Les cas de maltraitance sont souvent liés à une mauvaise alimentation (dans 41% des cas). Mais il s’agit fréquemment (38 %) de sévices à proprement parler, comme en témoignent les marques de coups et les blessures laissées sans soins observées sur le corps des animaux abandonnés.
Dans certains cas, rares heureusement, les refuges ont même recueilli des chiens à l’oreille coupée pour empêcher l’identification par le tatouage. Il est donc plus que jamais indispensable de rappeler à tous que les animaux sont des êtres sensibles, et que les maltraiter est interdit et sévèrement puni.
Ainsi la loi du 6 janvier 1999 prévoit des sanctions lourdes contre les sévices et actes de cruauté perpétrés à l’encontre des animaux : 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

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… Et rarement tatoués

Au-delà de la maltraitance, les défauts de soin à l’animal sont confirmés puisqu’une majorité des animaux recueillis n’a pas bénéficié du suivi vétérinaire minimum, notamment en termes de vaccination :

 44 % des chiens et 53 % des chats recueillis ne semblent pas vaccinés et près des ¾ ne sont pas stérilisés (soit 72 % des chiens et 68 % des chats).

De plus, 2/3 des chiens recueillis ne sont pas tatoués, et cela en total irrespect de la loi en vigueur, puisque le tatouage est une obligation légale pour tout chien de plus de 4 mois (Code rural art. L214-5).

L’identification – par tatouage ou puce électronique – est le seul moyen de retrouver son animal en cas de perte ou de vol.

Faire identifier son animal devrait donc être une priorité pour tous les maîtres.

En 4 ans, un couple de chats peut engendrer plus de 20 000 descendants

De l’importance de la stérilisation, en particulier pour les chats.
Au-delà de l’impact thérapeutique réel pour  l’animal lui-même (diminution des risques de cancer des testicules pour les chats, suppression des risques liés à la mise bas pour les chattes...), c’est un geste essentiel pour la protection animale.

Stériliser son chat ou sa chatte, c’est éviter l’engorgement des refuges.
Il n’est pas toujours évident de placer les chatons (ni les chiots d’ailleurs) nés d’une portée accidentelle. Ceux qui ne trouvent pas de maîtres se retrouvent errants, dans un refuge, ou, au pire des cas, euthanasiés.
Un couple de chats peut, en 4 ans, générer plus de 20 000 descendants !

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Graphique présentant la multiplication exponentielle des chats non stérilisés.

85% des propriétaires qui abandonnent ne s’intéressent pas à l’avenir de leur animal

Raison invoquées par les propriétaires pour justifier l'abandon de leur animal

Les motifs invoqués pour justifier l’abandon sont divers, mais le plus souvent ils sont associés à une “fausse vraie raison”:

le changement de situation est la principale raison citée, qu’il s’agisse d’un déménagement (74 %), d’une séparation ou d’une nouvelle union (73 %), l’allergie est un autre point fréquemment énoncé pour justifier l’abandon, met en avant “les contraintes liées à l’animal” pour expliquer leur geste :

Chien agressif, trop bruyant, mal éduqué… autant de “défauts” qu’un choix plus réfléchi et/ou un dressage plus adapté auraient permis d’éviter.

Les raisons énoncées par les personnes qui abandonnent apparaissent souvent comme infondées, ou, pire, de mauvaise foi.
Selon les responsables des refuges, 85 % des propriétaires venant abandonner leur animal ne s’intéressent pas à ce qu’il va devenir.

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7 Le refuge perçu comme un vrai lieu d’adoption

2/3 des chats et des chiens recueillis par les refuges seront adoptés. Une adoption qui intervient en moins d’1 an pour près de la moitié des animaux (46 % des chats et 51 % des chiens).
Le refuge est donc bien perçu par le public comme un lieu où acquérir/adopter son animal.
Cela prouve l’efficacité des campagnes d’information et de sensibilisation menées par des fondations comme la nôtre.

En revanche, les animaux qui ne sont pas adoptés dans l’année de leur arrivée restent longtemps dans le refuge (14 % des chiens et jusqu’à 22 % des chats y restent plus de 5 ans).
D’où l’importance de notre opération “Doyens” qui favorise l’adoption des chiens les plus âgés, ceux abandonnés au refuge depuis le plus longtemps, et qui, bien souvent, y finissent leur vie.

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L’euthanasie : des critères très stricts

Si l’euthanasie demeure un mode de gestion utilisé par les refuges, on remarque
qu’elle n’est utilisée que dans une faible proportion (16 % des chats et 8 % des
chiens recueillis), et sur des critères très stricts, comme la maladie de l’animal, son agressivité ou suite à une recommandation du vétérinaire.

A noter : les structures soutenues par la Fondation recourent moins fréquemment  à l'euthanasie que la moyenne des autres refuges.
Les 250 refuges aidés par la Fondation tout au long de l'année ont été soigneusement sélectionnés après une enquête longue et minutieuse, pour leur sérieux, la compétence de leurs équipes, la qualité des services et le refus absolu de recourir à l'euthanasie pour régler les  problèmes de surpopulation.

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