Une trentaine d’équidés détenus dans des conditions indignes ont été saisis et confiés - à titre conservatoire - à la Fondation 30 Millions d’Amis (25/9/12). L’opération, ordonnée par le parquet de Niort (79) s’est déroulée sous l’autorité de la gendarmerie de Mazières-en-Gâtine, de la DDPP*, et de Laetitia Bos, présidente du Centre d’Hébergement pour Equidés Maltraités, sur les communes de Parthenay et Saint-Martin-du-Fouilloux.
Elevage illégal
C’est à la suite de la découverte de sept cadavres d’animaux par les services vétérinaires que les conditions de détention des équidés ont été évaluées à leur juste mesure : 33 équidés, parmi lesquels 18 chevaux, 12 poneys, 2 mules et un âne étaient laissés sans eau ni nourriture depuis un laps de temps indéterminé. Le propriétaire, un « éleveur » qui exerçait en toute illégalité, était déjà connu de la justice : il a fait l’objet d’une condamnation pour des faits similaires en février 2010 commis sur des bovins, qui lui avaient été alors confisqués à titre définitif. Les autorités ont donc décidé de saisir l’ensemble des équidés, quel que soit leur condition physique, à titre préventif.
Les animaux ont été recueillis dans des pensions ; la Fondation 30 Millions d’Amis et le Chem ont pris en charge la totalité des animaux, le transport et les soins nécessaires. Des examens vétérinaires sont en cours pour déterminer au plus vite les mesures sanitaires d’urgence à prendre.
Fondation partie civile
Le propriétaire devra répondre de « mauvais traitements » devant le tribunal correctionnel de Niort (79). La Fondation 30 Millions d’Amis, qui s’est constituée partie civile dans ce dossier, espère la confiscation définitive des équidés à son profit, ainsi que l’interdiction pour le propriétaire d’en détenir à l’avenir.
La Fondation 30 Millions d’Amis rappelle qu’en automne et en hiver, les abandons et les cas de maltraitance commis envers les équidés sont plus nombreux : les tribunaux sont de plus en plus sollicités pour juger les propriétaires peu scrupuleux, qui pensent qu’un cheval peut survivre en cas de privations de soins, de nourriture et d’eau. Pour lutter contre ce fléau, elle lutte aux côtés du Chem en se constituant partie civile auprès des juridictions compétentes pour que les personnes coupables de tels actes soient punies, comme le prévoit le Code pénal.